À l’école de la réalité : une professeur « exfiltrée »… des Yvelines

evolution prof yvelines

Nouvelle illustration de ce que devient la France, et spécialement l’Education nationale, sous la pression exogène : on apprend que, deux mois après la décapitation de Samuel Paty, une autre professeur a subi des menaces pour un cours qui n’a pas plu. Elle a dû déménager fissa.

La professeur de sciences et vie de la terre n’avait pourtant pas montré des caricatures de Mahomet. Pour une classe de 3e, en décembre 2020, elle avait illustré un cours sur l’évolution avec une photo de Soprano. Il y avait donc un singe puis le rappeur marseillais d’origine comorienne, de son vrai nom Saïd M’Roumbaba. Pauvre prof de biologie qui pensait avoir trouvé le moyen de concilier la science et la démagogie tout en suscitant l’intérêt des élèves pour son cours ! Evidemment, dans son idée, Soprano n’était pas un singe parmi d’autres, mais un précieux témoin de l’évolution. D’ailleurs, si elle avait mis comme terme de l’évolution Vianney, chanteur blanc et catholique pratiquant, elle aurait été accusée de racisme vis-à-vis des Noirs… Quoi qu’il en soit de l’impasse où se trouvent les enseignants, un parent d’élève a fait circuler sur les réseaux sociaux le polycopié, accompagné de ce message : « Y a rien qui vous choque. Ma fille elle m’a dit papa c pas normal en cours de SVT […] Education nationale de merde. FAITES TOURNE SVP ON DOIS PAS ACCEPTE » (sic).

Dans la foulée, la professeur de 35 ans a reçu des menaces. Les policiers lui ont alors demandé, selon ce qu’elle rapporte, « de quitter l’Ile-de-France au plus vite ». Elle a été « exfiltrée » en quelques jours. Exfiltrer, c’est selon le dictionnaire « organiser clandestinement la fuite de quelqu’un qui se trouve en milieu hostile ». Rien que ça. Désormais elle est remplaçante dans une région tenue secrète. Elle se trouve dans la situation de ces gens qui ont le courage de témoigner contre la mafia et qui doivent refaire leur vie ailleurs, anonymement. Mais en présence de quelle mafia sommes-nous ? On ne sait rien de plus sur ce père d’élève (à part son faible niveau en orthographe qui peut laisser penser que lui aussi est passé par un collège français). Pour son message, il a été condamné en novembre dernier pour harcèlement à six mois de prison ferme et 13 600 euros de dommages et intérêts.

Cette mafia est en tout cas bien présente dans les Yvelines où, faut-il le rappeler, se sont produits les assassinats terroristes de Stéphanie (Rambouillet, vendredi 23 avril 2021), de Samuel Paty (Conflans-Sainte-Honorine, 16 octobre 2020), de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider (Magnanville, 13 juin 2016), où les villes de Mantes-la-Jolie et Trappes (dite « Trappistan ») brillent par leur islamisme et leur insécurité, laquelle n’est pas moindre dans des tas de petites villes du département où le harcèlement contre la police est quotidien. Sous la pression migratoire de premières, deuxièmes, troisièmes générations – car les générations n’y changent rien –, les Yvelines sont en voie de « saint-denisation ». Elles deviennent un milieu hostile pour les Français de souche.

Mais revenons à notre professeur de collège, traumatisée après avoir dû quitter brutalement dix ans de sa vie. « Je n’ai plus confiance dans l’institution, j’appréhende d’aborder d’autres sujets sensibles comme la puberté et la reproduction. Quand va-t-on commencer à faire barrage à ces parents d’élèves qui menacent ? » On voudrait plaindre ces professeurs qui n’ont eu de cesse de faire barrage au FN puis au RN.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2022

Les démocraties mises à mal, selon le dernier rapport de Dominique Reynié

Dominique Reynié

La liberté et la démocratie mises à mal par les rencontres entre différentes cultures, telle est l’analyse non pas de quelque polémiste réactionnaire ou populiste mais de… la Fondation pour l’innovation politique, un think tank libéral, progressiste et européen, présidée par Dominique Reynié, politologue dont certaines prises de position illustrent bien une pensée progressiste : le mariage homosexuel, la PMA et la GPA, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou encore la discrimination positive à Sciences Po Paris (il avait, en effet, appuyé cette suggestion à Richard Descoings, alors directeur de l’IEP, en lui faisant remarquer qu’il était déplorable qu’il n’y ait « aucun nom à consonance arabe dans la liste de la nouvelle promotion de l’ENA »).

C’est la Fondation pour l’innovation politique qui a publié l’étude « Libertés, l’épreuve du siècle », accessible sur le site https://www.fondapol.org/, qui dresse un état des lieux de la démocratie et des libertés dans le monde à travers les réponses de 47.408 personnes dans 55 pays.

Le chapitre intitulé « De quoi les démocraties ont peur » pointe des réalités rarement évoquées par les ardents défenseurs de l’européisme. Ainsi, il ressort que la confrontation entre différentes cultures sur un même sol provoque une remise en cause des fondements de la démocratie. Le chapitre est introduit en ces termes : « La liberté d’opinion est mise au défi dans des sociétés démocratiques de plus en plus multiculturelles. L’incompréhension réciproque, la défiance, voire l’hostilité, corrodent le lien social. Les rivalités interculturelles se transforment en conflits de valeurs lorsque le différend porte sur des libertés fondamentales, telles que la liberté d’opinion et la liberté de la presse. »

Les chiffres recensés par l’étude sont évocateurs : la France est l’un des pays au sein desquels la crainte de l’islamisme est la plus forte : 84 % des Français sondés craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme. C’est bien plus que la moyenne mondiale, qui est de 59 %. Notons, toutefois, que l’étude a aussi été proposée dans des pays majoritairement musulmans. À titre d’exemple, et pour comparer avec d’autres pays européens, 82 % des Bulgares craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme, 78 % des Belges, 76 % des Allemands, 76 % des Autrichiens.

Le rapport approfondit le problème en évoquant la faiblesse des institutions démocratiques face à ce fléau, en rappelant des réflexions d’un autre rapport publié en septembre 2021 : « Mais les démocraties sont aussi plus désemparées parce qu’elles représentent un ordre politique doux, fondé sur la liberté et les droits humains. Immanquablement les démocraties se sentent désarmées. Une envie de répression, de contrôle, de surveillance, d’expulsion, de fermeture des frontières s’exprime au grand jour » (Islamisme et populisme : une dialectique implacable », in Dominique Reynié, dir., Les Attentats islamistes dans le monde, 1979-2021, Fondation pour l’innovation politique, septembre 2021).

Une démocratie non violente, une population violente ?

Après avoir pointé le sujet de la démocratie face à l’islamisme, le rapport évoque la question du rapport entre la population et la violence. 44 % des sondés pensent que les citoyens n’arriveront plus à résoudre leurs désaccords de manière pacifique dans leurs pays et auront plus souvent recours à la violence. C’est la réponse, en particulier, de 71 % des Français interrogés. Notons qu’ils sont parmi les plus nombreux à partager cette affirmation, avec les Libanais (76 %).

En outre, une personne sur cinq (19 %) estime que le recours à la violence pour défendre ses opinions politiques peut être justifié. Et plus les personnes sont jeunes, plus elles partagent cette affirmation : 27 % des 18-34 ans contre 18 % des 35-59 ans et 9 % des plus de 60 ans. Face au délitement actuel des institutions, la violence serait donc, aux yeux des jeunes générations, l’unique porte de sortie ?

Renaud de Bourleuf

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un Manifeste conspirationniste pour dénoncer la dictature sanitaire

Manifeste conspirationniste

21/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le Manifeste conspirationniste doit paraître ce 21 janvier aux éditions du Seuil. Même si il semble anonyme, il pourrait être rédigé par des membres du Comité Invisible selon l’Express. Ce groupe d’auteurs anonymes est notamment connu pour son premier ouvrage, L’Insurrection qui vient.

Voici ce qu’il indique dans ce manifeste en préambule :

« Nous sommes conspirationnistes, comme tous les gens sensés désormais. Depuis deux ans que l’on nous balade et que nous nous renseignons, nous avons tout le recul nécessaire pour départager ‘le vrai du faux’. Les ridicules autoattestations que l’on a prétendu nous faire remplir avaient bel et bien pour but de nous faire consentir à notre propre enfermement et de faire de nous nos propres geôliers. Leurs concepteurs s’en félicitent à présent. La mise en scène d’une meurtrière pandémie mondiale, ‘pire que la grippe espagnole de 1918’, était bien une mise en scène (…) L’acharnement furieux à balayer tout traitement qui n’impliquerait pas d’expérimenter des biotechnologies sur des populations entières, réduites à l’état de cobaye, avait quelque chose de suspect. Une campagne de vaccination organisée par le cabinet McKinsey et un ‘pass sanitaire’ plus loin, la brutalisation du débat public prend tout son sens. C’est sans doute la première épidémie mortelle dont il faut convaincre les gens qu’elle existe. »

Pour commander : https://www.seuil.com/ouvrage/manifeste-conspirationniste-anonyme/9782021495669

Les données démographiques 2021 décryptées !

démographie

Quel est l’impact du covid sur la mortalité ? Voilà l’une des questions à laquelle l’Insee prétend répondre dans son bilan démographique de l’année 2021 paru mardi. Si les chiffres sont précis, les interprétations sont contestables.

La mortalité est particulièrement scrutée en ces temps de covid. Ainsi, dans son traditionnel bilan démographique publié le 18 janvier, l’Insee indique que celle-ci a baissé en 2021, avec 657 000 décès contre 669 000 en 2020, mais précise que le chiffre reste largement supérieur à celui de 2019, année lors de laquelle 613 000 Français étaient décédés.

Plusieurs analyses et interprétations peuvent se faire à la lecture de ces chiffres et l’Insee choisit les plus politiquement correctes, précisant que cette mortalité est « à cause de la pandémie et du vieillissement de la population ».

Si le deuxième point n’est pas discutable, la France ayant effectivement « pris de l’âge » (21 % de la population a désormais 65 ans ou plus), le fait de présenter la pandémie comme autre cause principale de la hausse des décès par rapport à 2019 est beaucoup plus sujet à débat.

En parlant de la pandémie, l’Insee songe-t-elle uniquement au virus ou inclut-elle les autres conséquences ? Les confinements et les restrictions en tous genres ont en effet poussé de nombreux Français à ne pas se faire dépister ou à ne pas se faire soigner. Par exemple, de nombreux cancers qui ont été fatals en 2021 n’auraient probablement pas dégénéré s’ils avaient été traités à temps. On peut parfaitement envisager que la surmortalité de 2021 est liée à cela.

Par ailleurs, depuis deux ans, des Français décédés d’autres maladies mais positifs au covid ont été classés parmi les victimes du virus.

Les Français les plus sceptiques sur la vaccination se demanderont certainement si l’augmentation des décès n’est pas tout bonnement due aux produits concoctés par Pfizer et les autres laboratoires. Les témoignages de vaccinés ayant subi des effets secondaires sérieux ne manquent pas.

Plus de naissances en 2021…quel lien avec l’immigration ?

Dans un autre registre, l’Insee nous apprend que la France compte désormais 67,8 millions d’habitants, dont 65,6 millions en métropole, et que les naissances sont reparties à la hausse. Il y a eu 738 000 nouveau-nés en 2021, soit 3 000 de plus que l’année précédente. La natalité était en baisse en 2020 mais il faut noter qu’elle était déjà en baisse depuis 2015. Le covid n’est pas la cause de tous les maux ! Le taux de fécondité est actuellement de 1,83 enfant par femme.

Naturellement, ces chiffres de l’Insee ne précisent par l’origine des bébés nés en France, les statistiques ethniques étant toujours interdites, même si le nombre de dépistages de la drépanocytose ou encore les classements des prénoms attribués dans chaque région peuvent être de bonnes indications.

Signalons enfin que l’âge moyen en France est aujourd’hui de 79,3 ans pour les hommes et de 85,4 ans pour les femmes (un record dans l’UE, à égalité avec l’Espagne !), ou encore que le nombre de mariages a bondi en 2021. Logique, quand on connaît les restrictions imposées aux réceptions en 2020 ! Parmi les 220 000 mariages célébrés, il y a eu – tout de même ! – 6 000 unions homosexuelles.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2022

Entretien – Florian Philippot au sujet du Pass-Vaccinal : « Petit à petit, des vérités émergent »

Florian Philippot TVL

20/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec le pass-vaccinal exigé par l’exécutif à marche forcée, 2022 s’annonce presque aussi mal que 2021. Pourtant, Florian Philippot, le président des Patriotes à l’origine de la mobilisation contre les mesures prétendument sanitaires depuis près de 18 mois, voit un motif d’espoir. En effet, l’arrivée du variant Omicron, qui a tout l’air d’être moins dangereux, conjugué au conditionnement du pass-vaccinal à toujours plus d’injections font changer les mentalités des Français.
Petit à petit, le narratif évolue malgré la malhonnêteté des médias du Système qui diffusent sans aucun discernement la propagande gouvernementale.

A 3 mois de l’élection présidentielle, quels espoirs pouvons-nous avoir pour sortir de cette crise ? Les candidats doivent-ils prendre leurs responsabilités pour s’allier et battre Emmanuel Macron ? La règle des 500 signatures doit-elle est abandonnée ?
Florian Philippot revient sur toutes ses questions dans Le Samedi Politique.


Jordan Bardella : « Monsieur Macron, votre Europe est devenue l’arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d’Erdogan et l’hôtel de l’Afrique.»

Passe vaccinal – Un vote déshonorant, par Maxime Tandonnet

assemblée nationale

Le passe vaccinal a été définitivement voté par l’Assemblée nationale, après le Sénat, avec 215 voix pour (LREM, deux tiers des LR et une minorité des socialistes), 58 voix contre. L’AN compte 577 députés. En soi, cette mesure n’est pas destinée à exercer un effet direct de maîtrise de l’épidémie. On sait aujourd’hui de manière certaine que les personnes vaccinées peuvent aussi propager le virus. L’objectif déclaré du passe vaccinal est d’exercer une pression sur les personnes non vaccinées en les privant de l’accès à de nombreuses commodités de la vie sociale pour les pousser à se faire vacciner. L’idée est d’appliquer « une obligation vaccinale déguisée » en frappant les « non vaccinés« . C’est sans doute la première fois que la puissance publique châtie ouvertement des personnes qui n’ont rien commis d’illégal, la vaccination n’étant pas obligatoire.

Le passe vaccinal est ainsi destiné à exclure, à mettre au ban de la société un Français sur 10 n’ayant rien commis d’illégal (« j’ai très envie d’emmerder les non vaccinés« ). Il relève de la logique du bouc émissaire qui consiste à désigner implicitement les personnes non vaccinées comme les coupables d’une faillite de deux années de politique sanitaire. Ce passe vaccinal est à l’évidence, sans le moindre doute possible, inconstitutionnel heurtant de plein fouet l’article 5 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (« Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ») et absolument contraire aux principes républicains les plus élémentaires.

58% des Français l’approuvent selon un sondage. Ceci n’est pas non plus à l’honneur du peuple français. Qu’une majorité de députés de l’opposition LR ait voté en sa faveur n’est pas seulement déshonorant, mais inintelligent. Que plus de la moitié des parlementaires aient été absents de l’hémicycle sur une question aussi grave, engageant la vie quotidienne d’un dixième de nos compatriotes, est simplement lamentable.

Un grand ponte LR m’a expliqué la situation: « Nous ne voulons pas laisser à Macron le monopole de la protection des Français (sic) ». Au fond, ils refusent de réfléchir au fond de la mesure, mais par calcul, se cantonnent au suivisme. C’est un calcul électoraliste, de court terme, contre le bon sens, le courage et le bien commun. Des individus qui raisonnent de la sorte méritent-ils, en tout état de cause, de revenir au pouvoir?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Tyrannie bureaucratique. Un nouveau système pour les détenteurs d’armes à feu

armes feu

La France est le pays de toutes les tyrannies. La République ne cesse en effet d’étouffer les citoyens, entre contraintes, normes, règlements, obligations légales diverses et variées, et remaniées selon le bon vouloir de tel ou tel dirigeant.

Il en sera de même avec la législation sur les armes à feu qui, déjà très contraignante pour les chasseurs, tireurs sportifs, va évoluer de nouveau, avec un nouveau système mis en place pour les 5 millions de Français qui détiennent légalement une arme à feu chez eux (un chiffre « hallucinant » pour le journaliste de 20 minutes Jérôme Gicquel à qui visiblement cela fait peur…).

Parmi ces 5 millions de détenteurs, une large majorité de chasseurs, mais aussi des tireurs sportifs, des licenciés du ball-trap, des armuriers et autres professionnels des armes. Des gens formés au tir, à la sécurité, et qui, dans leur immense majorité, sont des personnes intègres et responsables, ce qui n’empêche pas l’Etat de s’en méfier comme de la Peste – un Etat impuissant par ailleurs à endiguer les trafics d’armes dans les banlieues, armes par définition non déclarées et dans les mains d’autres types de personnes et de personnalités (fort avec les faibles, faible avec les forts, encore et toujours le slogan de la République française…)

La fin d’Agrippa (2007-2022…)

A partir de février, le fichier Agrippa va disparaitre. Il n’était pas vieux, car datant de 2007 (argent public jeté par les fenêtres donc ?). Il s’agissait d’un fichier informatisé des propriétaires et possesseurs d’armes qui avait été officialisé au sein du ministère de l’Intérieur, selon un texte publié le 16 novembre 2007 au Journal Officiel.

Selon le texte officiel, il « a pour finalité l’enregistrement et le suivi des autorisations et des récépissés de déclarations délivrés par l’autorité administrative relatifs au régime des matériels de guerre, armes et munitions des 1e et 4e catégories et des armes et éléments d’armes soumis à déclaration des 5e et 7e catégories ».

Les données informatisées seront pour les personnes physiques, l’état civil, le domicile et la profession ; pour les personnes morales, la raison sociale, les n° Siren et Siret et l’adresse. Dans tous les cas, sont enregistrés les éléments suivants :

caractéristiques de l’arme,
date de la délivrance de l’autorisation ou du récépissé de déclaration,
date d’expiration de l’autorisation,
le cas échéant, date de refus et date de notification d’un refus d’autorisation
dates de recours déposés.

Ces informations pouvaient être conservées durant 20 ans, soit à compter de la date où l’intéressé(e) a cessé d’être en possession des armes et munitions en question pour des motifs autres que la perte ou le vol, soit à compter de la date de leur déclaration de perte ou de vol.
En cas de rejet d’une demande d’autorisation d’acquisition et de détention d’armes, les informations relatives au demandeur seront conservées durant cinq ans.

Les destinataires de ces informations sont les agents des services centraux du ministère de l’Intérieur (Direction des libertés publiques et des affaires juridiques et Direction des systèmes d’information et de communication) et les agents des services préfectoraux.
Les personnes autorisées à consulter ce fichier sont les agents des services de la police nationale, les militaires des unités de la gendarmerie nationale, les agents des services des douanes et du service national de la douane judiciaire, habilités par leur hiérarchie, précise ce texte signé par Mme Alliot-Marie et les ministres de la Défense Hervé Morin et de la Fonction publique Eric Woerth.

Le début du SIA, pour mieux vous contrôler tous ?

Un système est aujourd’hui jugé obsolète et peu fiable. En réalité, ce n’est pas le système qui est peu fiable, mais la bureaucratie qui règne dans les Préfectures, dont certaines sont incapables de traiter correctement et rapidement les dossiers de demande d’autorisation ou de renouvellement de détention d’armes à feu.

Le nouveau système d’information sur les armes (SIA), déjà déployé chez les armuriers depuis octobre 2020, vise à simplifier les démarches administratives. Chaque détenteur d’arme devra créer un compte en ligne où il pourra effectuer toutes les démarches administratives en ligne, en renseignant notamment le numéro de série de son arme.

Mais la simplification administrative n’est pas vraiment ce qui a poussé les autorités à mettre en place ce système : il y a derrière la volonté de contrôler toujours un peu plus les détenteurs d’armes à feu en France en assurant la traçabilité des armes à feu en temps réel, en les géolocalisant.

Avec ce nouveau système, les détenteurs d’armes seront également soumis à plus de contrôles. Dorénavant, leur casier judiciaire sera épluché régulièrement, de même que leurs antécédents psychiatriques ou les fichiers de police les concernant. Les armuriers auront également accès à ces informations et sauront ainsi, d’un simple clic, s’ils peuvent ou non vendre une arme à la personne en face d’eux. Avec le SIA, les autorités entendent aussi lutter contre la fraude, certaines personnes faisant usage de documents frauduleux pour tenter d’obtenir une arme.

Tout est mis en oeuvre, une fois de plus, pour déposséder le citoyen de sa liberté, et pour avoir un contrôle sur ce qu’il fait. Etat d’urgence permanent, Etat sécuritaire permanent, Etat sanitaire permanent, et pourtant, jamais les citoyens en France n’ont autant eu à être inquiets pour leur sécurité..

Texte repris du site Breizh-info

Désindustrialisation, chômage, insécurité : le grand déclassement : Jérôme Fourquet interrogé par Charlotte d’Ornellas

Jérôme Fourquet

19/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec Charlotte d’Ornellas, l’auteur de l’Archipel Français, directeur du département opinions de l’IFOP et politologue Jérôme Fourquet revient cette année avec « La France sous nos yeux« .

Il nous livre, dans cet entretien, les ressorts du déclassement d’une partie de la population française. Désindustrialsation, déchristianisation, atomisation des corps sociaux : le grand déclassement.


Macron s’attaque à la quasi-gratuité des universités

universités macron

Invité jeudi dernier au 50e anniversaire du congrès de la Conférence des présidents d’universités, Macron a prononcé un discours de clôture qui n’en finit plus de susciter l’inquiétude du monde universitaire et la colère des syndicats étudiants. Et pour cause : en esquissant les grandes lignes de ce que pourrait être un deuxième quinquennat pour l’enseignement supérieur, le président, jugeant inefficace le système d’études « sans aucun prix » pour les étudiants, s’est clairement prononcé en faveur de la fin de la quasi-gratuité des universités. Un choix qu’il a tenté de justifier notamment par le taux d’échec des étudiants en première année. Or, si ce dernier est effectivement impressionnant, ce n’est pas en raison de la quasi-gratuité des études universitaires, mais d’abord et avant tout parce qu’aucune véritable sélection n’a été effectuée en amont !

L’Etat, premier responsable du fiasco universitaire

Déplorant le fait que « seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens » en fin de première année, Macron a ainsi averti : « On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde. » Une situation dont le président, comme tous ceux qui l’ont précédé à l’Elysée depuis des décennies, est pourtant largement responsable. Comment en effet s’inquiéter aujourd’hui de l’incroyable encombrement des facs, du taux d’échec effrayant en première année, ou encore du coût faramineux des universités pour l’Etat, lorsque depuis des années on applique la politique démagogique du « baccalauréat pour tous » ? Rappelons que, l’an dernier encore, plus de 95 % des candidats de la filière générale ont décroché ce diplôme qui, à force de non-sélection, n’en est plus vraiment un !

L’argent plutôt que le mérite

Alors que le bon sens devrait aujourd’hui pousser l’Etat à revenir à la saine et juste sélection au mérite et au travail, Macron, pour ne pas aller contre la « religion de l’égalitarisme », projette maintenant d’instaurer la sélection la plus injuste qui soit : celle fondée sur l’argent. Sa proposition n’a en tout cas pas manqué de faire réagir l’opposition, notamment Valérie Pécresse qui a dénoncé une « provocation » du président. Mais surtout les syndicats étudiants, dont l’UNI qui a qualifié dans un communiqué le discours d’Emmanuel Macron d’« aveu de ses propres échecs ». En effet, a rappelé le syndicat rangé à droite, « cela fait cinq ans que le gouvernement refuse de prendre en compte les positions de l’UNI visant à une meilleure orientation des élèves dès le lycée, à promouvoir les filières courtes et à la professionnalisation de nos cursus » !

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2022

A peine voté, le passe vaccinal est déjà inutile, par Ivan Rioufol

L’Assemblée nationale a voté très majoritairement, dimanche soir, l’impasse vaccinale. Par 215 voix contre 58, les députés ont avalisé un laisser-passer qui n’aura aucun effet sanitaire, sinon de perpétuer une soumission collective à l’Etat hygiéniste. Ce lundi, sur Europe 1, Valérie Pécresse (LR) a admis cette absurdité, au vu de la baisse de l‘épidémie et de sa banalisation : « Le passe vaccinal va entrer en vigueur et ne sera plus utile ». Cela n’a pas empêché la candidate « libérale » de soutenir, la veille, ce marqueur politique. Il appuie une politique discriminatoire et liberticide. Jeudi dernier, Christian Estrosi, qui a rallié Emmanuel Macron dans sa stigmatisation des sous-citoyens non-vaccinés, avait poussé le zèle jusqu’à se déclarer favorable au confinement des Français exclus du passe privilège, en ajoutant : « Ils ne devraient pas avoir droit à l’accès à l’assurance-chômage. Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix ».

Ce catastrophisme, qui ne repose plus sur aucune réalité dramatique, a été à nouveau avalisé dimanche par un tweet du chef de l’Etat : « Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde, car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, un milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue ». L’idéologie hygiéniste, imperméable aux faits, fonce dans le mur.

« Notre époque ne consent décidément pas à habiter le monde réel, complexe, contradictoire », observe la philosophe Bérénice Levet dans son dernier essai contre l’écologisme (1). Sa juste remarque vaut en fait pour toutes les constructions dogmatiques : elle s’attachent à faire plier les réalités à leurs certitudes, tout en disqualifiant les opinions contradictoires. Ainsi en est-il de la bio-politique macronienne. Cette dérive démocratique n’a plus rien à dire, hormis faire croire que la France est menacée d’un virus qui, pourtant, disparaît pour devenir une simple endémie.

Le ridicule est atteint quand le délégué général LREM, Stanislas Guérini, soutient ce matin sur RTL que le gouvernement a fait, avec ce passe, « le choix d’une mesure rationnelle ». La raison, que prétend s’approprier le président face à des anti-passe présumés bas du front, est absente de cette hystérie. Celle-ci prône la démesure en s’attachant à maintenir la peur. Alors que la macronie ne cesse de se réclamer de l’ « inclusion », qui prétend respecter toutes les différences et toutes les opinions, elle s’entête à installer un régime de ségrégation. Cet ordre sanitaire n’a aucun sens. Ce passe ne passe pas. Il s’apparente de plus en plus à un abus de pouvoir. Et cela se voit.

(1) L’écologie, ou l’ivresse de la table rase (L’Observatoire)

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mathieu Bock-Côté : « Les deux guerres mondiales ont dévitalisé la civilisation européenne qui doute désormais de sa légitimité »

Le covid en Afrique : un petit rhume ?, par Bernard Lugan

afrique covid

Le centre épidémiologique Epicentre rattaché à (MSF) Médecins Sans Frontières, a publié en date du 28 décembre 2021 un article intitulé « Covid-19 en Afrique : le virus circulerait plus qu’annoncé » et, en sous-titre « L’épidémie de Covid 19 a-t-elle été sous-estimée ? »

Ces deux titres « alarmistes » cachent l’intérêt principal de l’article qui est de ramener le « fléau du siècle » à sa juste réalité. Du moins en ce qui concerne l’Afrique où les dévastations annoncées ne se sont pas produites puisque les cas officiels de Covid, y sont particulièrement bas. Un mystère compte tenu de sa contagiosité et du très faible taux de vaccination.

Aussi, afin de tenter de comprendre cette exception africaine, plusieurs études ont été réalisées sur la séroprévalence, ce marqueur infaillible permettant de comptabiliser le nombre de sujets ayant, à un moment ou à un autre, été en contact avec le, ou les, virus du Covid.

L’étude qui a été menée dans six pays, le Mali, le Niger, le Kenya, le Soudan, la RDC et le Cameroun a ainsi permis à ses auteurs d’établir que le pourcentage de personnes asymptomatiques, c’est-à-dire qui n’éprouvent aucun symptôme, est très élevé. Ainsi, selon les analyses de séroprévalence, 42% des Nigériens ont été infectés à un moment ou à un autre par le, ou les, covid, et cela, sans ressentir le moindre symptôme alors que le taux national officiel est de 0,02% malades. Au Mali, les rapports sont de 25% et de 0,07%, et au Soudan de 34% et de 0,08%.

L’étude balayant une volonté des autorités de camoufler les vrais chiffres de malades, l’explication est potentiellement triple :

1) N’ayant aucun symptôme, les ressortissants de ces pays ne vont pas se faire dépister.

2) Le virus circule d’une manière très importante, mais souterraine, et sans provoquer de formes graves. Sauf, comme en Europe, chez les personnes à risque, les jeunes y étant peu sensibles. Or, la population africaine est jeune. Dans ces conditions, écrit le rapport, « Au Niger il n’est peut-être pas nécessaire de vacciner toute la population, dont la moyenne d’âge est de 15 ans ». D’autant plus que l’étude nous apprend que 42% de la population est désormais immunisée puisqu’elle a été en contact avec le virus…

3) A travers ce qu’écrivent les auteurs, mais sans qu’ils le disent ouvertement, en Afrique, l’immunisation naturelle de la population semblant donc être une réalité, peut-il en être de même en Europe ? Voilà qui mériterait une nouvelle étude.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan