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Malgré les « fake news », la mission Defend Europe continue !

Fake news ! Telle est la dernière arme utilisée contre Defend Europe par diverses ONG ou groupuscules spécialisés dans l’aide à l’immigration clandestine. Ainsi, depuis 48 heures, a-t-on pu lire dans la presse anglo-saxonne que le navire de la mission Defend Europe aurait été « retenu » par les autorités égyptiennes. Il n’en est absolument rien. Après un contrôle par la douane de ce pays, le navire a pu reprendre sa route. En revanche, il est exact que ce contrôle faisait suite à une dénonciation aussi mensongère que délirante commise par l’organisation anglaise Hope Not Hate.

De toute évidence, le développement de la mission Defend Europe plonge dans l’affolement tout le petit monde des ONG de gauche et des partisans de l’ouverture sans restrictions des frontières. Mais qu’ils le sachent, ni leurs « fake news », ni leurs accusations délirantes, ne freineront notre action. En revanche, nous nous réservons le droit de porter plainte contre toute personne relayant de fausses informations de nature à nuire à notre image.

Cette pression massive afin de contrer notre projet soulève une question importante : que cachent ces personnes ? Pourquoi voudraient-ils empêcher qu’un bateau qui n’est pas d’une ONG de gauche patrouille dans la zone de secours ?

Communiqué de Génération identitaire

Armée française

L’armée n’est pas une start-up, par Guy Rouvrais

Avec Sarkozy et Hollande, nous avons eu les premiers présidents qui n’ont pas vécu la guerre. Macron, lui, inaugure la première génération d’occupant de l’Elysée n’ayant pas connu le service militaire, ce qui n’est pas anecdotique. Le service militaire avait, outre la vertu de brasser socialement des jeunes très différents, d’apprendre le sens de la hiérarchie, du devoir, du respect des anciens dont souvent le corps portait encore les cicatrices des blessures reçues au combat. L’effet bénéfique de cette école, parfois rude mais nécessaire, perdurait au-delà du temps de service. Même redevenu civil, le citoyen disait « Mon général » en saluant l’officier, et non pas « monsieur » ou « général », soulignant que le lien d’obédience subsistait hors du cadre strictement militaire.

Le chef n’avait pas besoin de dire « je suis le chef » pour imposer son autorité, ni d’exhiber les insignes de son grade pour rappeler à l’ordre un subordonné, comme si l’autorité n’émanait pas autant de sa personne que de son statut hiérarchique.

Ce qu’a affiché le président de la République, face au chef d’état-major des Armées, n’est pas de l’autorité mais ce que le général Vincent Desportes a appelé « un autoritarisme juvénile », lequel n’est point une autorité portée à son paroxysme mais l’aveu d’une impuissance à s’imposer par sa stature et sa valeur personnelles.

Il n’est pas question de contester à Emmanuel Macron son rôle constitutionnel de chef des Armées mais de lui rappeler que le bénéfice de cette fonction, il le doit à une campagne électorale de quelques mois, tandis que la nomination du chef d’état-major des Armées est le couronnement de campagnes autrement plus périlleuses et glorieuses pendant des décennies où le général a risqué sa vie et non point de perdre une élection. Aux yeux des militaires, ses hommes, cela fait une singulière différence sans mettre en péril leur loyauté à l’égard de l’autorité légitime. Laquelle, en la personne du chef de l’Etat, a ignoré, ou feint d’ignorer, ce principe que lui rappelle son propre conseiller militaire lors de sa campagne électorale, le général Trinquant : « Un chef n’est jamais remis en cause devant ses subordonnés. » Le prédécesseur du chef d’état-major, le général Bentégeat, s’en indigne :

« Recadrer le chef d’état-major devant un parterre de généraux et de subordonnés, c’est l’horreur absolue, on ne doit jamais remettre en cause un chef militaire comme cela. »

Mais Emmanuel Macron est un homme auquel l’univers militaire est étranger, ainsi que son mode d’organisation et de commandement. « En marche », c’est sa start-up, conçue et développée sur ce modèle et qui a été couronnée de succès. La start-up procède d’un homme, s’organise autour de lui : il lance une innovation, crée un « concept » qui rencontre l’attente du consommateur, alors, cette idée « géniale » fait de lui un chef charismatique, un gourou, que l’on doit continuer à suivre. Mais il est sévère avec ceux qui doutent, refusent ou rejettent ce qu’il a déclaré bon pour sa petite entreprise. Ces dissidents sont alors rejetés dans les ténèbres extérieures. C’est ce que Macron a fait avec le général Pierre de Villiers. Mais la France n’est pas son entreprise et l’armée n’est pas une start-up.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 22 juillet 2017

Père Henri Boulad

Islamisme : le « J’accuse » du prêtre égyptien Henri Boulad

21/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après les abominables attentats islamistes survenus en Egypte le dimanche des Rameaux, le père Henri Boulad a publié un sévère « J’accuse » qui fera date. Ce prêtre égyptien qui parcourt le monde pour éveiller les consciences endormies dénonce l’islamisme qui, dans son pays comme partout dans le monde, s’est enferré dans un dogmatisme dont il ne parvient pas à sortir. Il désigne aussi les grandes nations occidentales qui tout en prétendant défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l’homme collaborent activement avec un islam fondamentaliste pour des intérêts bassement économiques et financiers. Il répond ici aux questions de TVLibertés.

Chard Général Pierre de villiers

Démission de Pierre de Villiers : l’honneur d’un général, par Caroline Parmentier

Il s’en va. Avec dignité et dans l’honneur. Après un bras de fer courageux contre le président Macron. « Je ne pourrai plus regarder mes gars dans les yeux si on réduit encore nos moyens », avait-il déclaré.

Général Pierre de villiersLe général Pierre de Villiers (frère de Philippe) a remis sa démission en signe de protestation contre la coupe budgétaire annoncée de 850 millions d’euros pour l’armée en 2017. Signe éloquent : sur le compte twitter officiel de l’état-major des armées, une vidéo émouvante montre la haie d’honneur de centaines de militaires de tous grades et les longs applaudissements de ses hommes le jour du départ du général de Villiers (voir ci-dessous). Même les flics qui assurent la sécurité des lieux l’applaudissent à tout rompre. La révolte gronderait-elle ? C’est le premier gros couac en tout cas de la présidence Macron. Une première. Jamais un chef d’état-major des armées n’avait démissionné sous la Ve République.

Emmanuel Macron, qui aime à montrer qu’il se rend dans les hôpitaux militaires, roule des mécaniques sur les théâtres d’opération et passe la main dans le dos des troufions, assène le coup de grâce à une armée française sur la paille et dont les casernements n’ont parfois rien à envier aux camps de migrants. « Un militaire de haut rang, ça parle peu, mais quand ça parle, mieux vaut l’écouter » résume avec sa verve à la Audiard, Jacques Guillemain, sur Riposte Laïque. C’est exactement ça.

Emmanuel Macron a réagi en jeune coq se dressant sur ses ergots au grave avertissement que lui adressait le chef d’état-major des armées, général cinq étoiles. Une décision qui n’a pas dû enchanter Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères de Macron, qui avait soutenu le général de Villiers alors qu’il était ministre de la Défense en 2014 dans sa guérilla contre Michel Sapin sur le même sujet déjà. Allez, un peu de courage Le Drian, démissionne aussi ! Et avec, tout le quarteron de généraux félons (ah ! si seulement) qui pensent que Villiers a totalement raison mais qui ne sortent jamais des rangs.

Après les attentats islamistes de 2015, plus que jamais, le général de Villiers a martelé qu’il était suicidaire de baisser la garde : « On ne gagne pas une guerre sans effort de guerre. » Alors qu’elle a 30 000 militaires déployés combattant le djihadisme, au Sahel, au Levant mais aussi sur le territoire national avec le dispositif « Sentinelle » de 10 000 hommes mis en place en quelques jours en janvier 2015, l’armée française est à l’os. Emmanuel Macron n’a toujours pas pris la mesure de l’importance de son rôle face à la menace islamiste.

Une pensée pour le successeur du général de Villiers, le général Lecointre : la place n’est pas un cadeau. A peine nommé, cet ancien chef du cabinet militaire de Valls, Cazeneuve et Edouard Philippe passe pour une serpillière. Avec lui, peu de risque de coup d’éclat.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 21 juillet 2017
(titre original : « L’honneur d’un général »)

Burkinis sur les plages : comment organiser la riposte juridique – par Me Thibaut Durox

L’activiste islamiste Marwan Muhammad, actuel porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France, s’est récemment illustré sur Twitter en menaçant de « procès systématique » les mairies qui prendraient des mesures restreignant le port de vêtements à connotation musulmane sur les plages. Avant lui, nous avions dû subir la provocation inouïe du millionnaire fantasque Rachid Nekkaz, ayant organisé la baignade en burkini d’un groupe de femmes en plein festival de Cannes.

L’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Marseille, le lundi 3 juillet 2017, [PDF] ne pourrait-il pas mettre un coup d’arrêt aux velléités de ces promoteurs de l’islamisme culturel ? On se rappelle que, l’an passé, l’arrêté « anti-burkini » pris par le maire de la commune de Sisco, en Corse, n’avait pas été suspendu en référé. La raison en était que les risques de troubles à l’ordre public invoqués par le maire étaient, en l’espèce, bien avérés, justifiant ainsi a priori la mesure d’interdiction prise. L’absence de suspension faisait donc pressentir qu’une telle interdiction pouvait être juridiquement fondée, contrairement à l’analyse dominante qui voulut nous faire croire que la liberté religieuse devait primer en toutes circonstances.

Attaqué au fond par ses adversaires, l’arrêté n’avait pas non plus été annulé par le tribunal administratif de Bastia.
La cour administrative d’appel de Marseille est venue confirmer, lundi dernier, le jugement du tribunal et la légalité de l’arrêté d’interdiction, en raison des violences ayant éclaté sur la plage et des manifestations ultérieures dans la commune, qui avaient nécessité la mobilisation d’un effectif important de CRS et de gendarmes.

Ainsi, il peut être dressé, pour les maires des communes concernées, le bilan jurisprudentiel suivant :
– Les mesures d’interdiction doivent prioritairement et principalement reposer sur des considérations liées à la protection de l’ordre public : les risques d’atteintes à l’ordre public doivent être avérés ou suffisamment probables, pouvant résulter, notamment, de faits de violences, attroupements ou manifestations, privatisation illicite de plages. L’organisation militante, à renfort de réseaux sociaux, d’une baignade en burkini dans une commune présentant un climat tendu serait, selon nous, de nature à constituer un tel risque ;
– Toute mesure d’interdiction doit être circonscrite dans le temps et l’espace ;
– La référence au principe de laïcité, de même que les motifs fondés sur l’hygiène et la décence publique, ne sont pas suffisants, à eux seuls, pour motiver une interdiction, en l’absence de troubles à l’ordre public ;
– La motivation pourrait reposer à titre subsidiaire sur les nécessités de prise en compte des « exigences minimales de la vie en société » et l’impératif de lutte contre l’exclusion des femmes, composants non encore reconnus par la jurisprudence administrative de l’ordre public immatériel, dont le Conseil constitutionnel s’était pourtant fait l’écho en 2010 dans sa décision favorable à la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.

Dans leur lutte légitime contre les menaces à l’ordre public et à nos fondements civilisationnels, les maires de France devront prêter une attention toute particulière à la motivation de leurs arrêtés. C’est à ce prix que la bataille juridique, qui ne fait que commencer, pourra être gagnée !

Me Thibaut Durox

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Nicolas Dupont-Aignan : “Le général de Villiers n’a eu aucun tort”

20/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan a réagi à la démission du chef de l’état-major des armées, Pierre de Villiers, ce mercredi, après une vive polémique avec Emmanuel Macron sur le budget de la défense.

Pour le leader de Debout la France, “c’est un grand chef qui a été limogé par un petit chef qui s’appelle Emmanuel Macron”. “Le général de Villiers n’a eu aucun tort (…) Le président de la République l’a humilié publiquement et ne veut pas entendre raison”, a-t-il ajouté.


Admission Post-Bac APB

Admission Post-Bac mon amour…, par Jean-Paul Brighelli

« Injuste ! » crient tous ensemble les néo-bacheliers et leurs parents. En quoi ont-ils démérité, par rapport à leurs petits camarades plus chanceux (pas meilleurs, hein, et parfois bien pires) qui ont obtenu une place dans la filière qu’ils demandaient, pendant que les autres récitent Apollinaire et le début du « Voyageur » :
« Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant ».

« Injuste », cela signifie que c’est contraire à la justice. Frédérique Vidal, désormais ministre de l’Enseignement supérieur, ne peut l’ignorer, toute généticienne qu’elle soit. Une injustice doit être réparée, mais surtout son auteur doit être châtié.

En l’occurrence, l’auteur s’appelle Najat Vallaud-Belkacem, je le signale poliment à Madame « le » Ministre — persistons à parler français.

Qu’attendez-vous, Madame, pour mettre en examen l’ex-ministre de l’Education nationale ? Devant la Cour de Justice de la République, par exemple ? Elle a fichu un bordel magistral en décidant que la répartition se ferait par tirage au sort — et j’en ai rien à foutre de ceux qui seront crucifiés par le tirage au sort, a dû penser Mme Ponce-Pilate dans ce doux français qui est le sien.

À propos, où a-t-elle recyclé son sourire de vendeuse de carabistouilles ? Se contente-t-elle d’être l’épouse de son député de mari, parachuté dans une circonscription — celle d’Emmanuelli — imperdable même par une Gauche en déconfiture ?

Oui, c’est une injustice profonde, que l’on ne réparera pas en faisant entrer tous les postulants en fac — avec un chausse-pied, sans doute. On cachera cette année le plus gros des protestations — même si certaines font tache et procurent de gros titres aux journaux, ravis de trouver des bacheliers à mention TB recalés en STAPS, pendant que certains de leurs camarades, arrivés à 10 de moyenne avec toute la compassion des jurys, fanfaronneront devant eux. Et des milliers de recours administratifs menacent la sérénité ministérielle.

Même si le ministre reconnaît que le système APB est « un énorme gâchis ». Non pas, madame : c’est une mesure prise en toute connaissance de cause par une ex-collègue d’Emmanuel Macron. Malheureusement, et contrairement aux particuliers, les gouvernements ne peuvent refuser les héritages.

APB se meurt, APB est mort. L’évidence crève les yeux. Frédérique Vidal convoque donc aujourd’hui lundi 17 juillet un grand machin, avec présidents d’universités, « syndicats » étudiants et spécialistes pour réorganiser le système, à l’horizon 2018.

Quelques suggestions ?

– Faire du Bac un examen de fin d’études — donné à tout le monde, avec pour l’essentiel du contrôle continu sur les deux dernières années, et si l’on veut conserver le symbole, deux ou trois épreuves nationales à la fin. Au moins, on ne déorganisera plus les lycées pendant un bon mois. À tout le monde, mis avec des résutats chiffrés différents (c’est pour le coup que ça vaudra la peine de travailler tout au ong de ces deux dernières années) à partir desquels toutes les formations post-Bac trieront et sélectionneront les étudiants qu’elles veulent. Personne ne restera sur le carreau — il y aura toujours une Licence de Projets Culturels ou de Psychologie Appliquée aux diptères disponible à Trifouillis-les-Oies.

– Donner à tous les établissements d’Enseignement supérieur la possibilité d’inventer leur […]

Lire la suite sur le blog de Jean-Paul Brighelli

Migrants mineurs isolés

Migrants : de plus en plus de « mineurs isolés » débarquent en Italie

20/07/2017 – ITALIE (NOVOpress) : Depuis janvier, plus de 85 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes, un chiffre en hausse de 20 % par rapport à 2016. Parmi eux, de plus en plus de « mineurs isolés » – sans leur famille – ou supposés tels, car certains se font passer pour des mineurs alors qu’ils ne le sont pas. Par rapport à 2011, le nom de « mineurs isolés » a été multiplié par cinq ! Face à ce phénomène, Rome veut mettre en place des centres d’accueil spécialisés, financés en partie par l’Union européenne. Une émission préparée par Patrick Lovett et Aline Schmidt pour France 24.

Jérôme Rivière 2

Jérôme Rivière : « On va vers une armée qui ne sera bientôt plus opérationnelle »

Jérôme Rivière Twitter

Jérôme Rivière

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Jérôme Rivière, le conseiller Défense de Marine Le Pen, qui fut rapporteur des crédits d’équipement de la commission des forces armées de l’Assemblée nationale après avoir été chef de cabinet du ministre de la Défense, le général Pierre de Villiers n’a fait que son devoir en s’exprimant devant les députés. Il aurait même failli en se taisant. Le véritable scandale est l’état dans lequel se trouvent nos armées et le démantèlement de notre industrie d’armement, sur lesquels il s’exprime longuement dans l’hebdomadaire Minute de cette semaine. Extraits :

« A mon sens, avec cette réduction de 850 millions d’euros, on a dépassé l’os. Déjà, on a un taux d’indisponibilité des hélicoptères de 70 %, parce qu’on n’a pas les moyens de les réparer. Déjà, on a un manque criant de munitions. On va vers une armée qui ne sera bientôt plus opérationnelle.

On est en train de suivre la pente qu’ont suivie les Britanniques après leurs opérations en Afghanistan. On arrive à ce qu’on appelle un déclassement. C’est-à-dire qu’on ne sera plus en capacité de projeter des forces. Elles seront mentalement et matériellement épuisées.

Plus grave encore, en raison du suremploi des hommes, ceux-ci n’ont plus assez de formation et guère plus d’entraînement. Sans formation et sans entraînement, ils seront de moins en moins bons pour effectuer les missions qui leur sont confiées. Si on continue à les exposer dans de telles conditions, on aura de plus en plus de pertes. […]

En France, on a l’impression que les Allemands ne pensent qu’à coopérer du mieux possible avec nous. C’est une vision très éloignée de la réalité et pour tout dire prétentieuse – ou naïve. Ainsi les 10 et 11 juillet derniers, les militaires du Pentagone sont venus présenter leur chasseur-bombardier de dernière généraion JSF-35 aux Allemands, ce qui prouve à tout le moins que ceux-ci réfléchissent à des offres qui ne sont pas nécessairement françaises…

Il faut aussi savoir, concernant Airbus, qu’aujourd’hui il n’y a plus de Français dans aucun poste stratégique du groupe, et qu’on a même confié la R&D à un Américain, ancien de l’équivalent de notre DGA aux Etats-Unis ! C’est gravissime.

La souveraineté nationale de la France et son corollaire, l’indépendance nationale, sont en train d’être mises à mal, pour ne pas dire mises à terre, par une vision européiste fédérale.

Le projet porté par Emmanuel Macron est de rendre impossible le retour à un Etat national français. Cela se poursuivra, et se terminera, avec la dissuasion nucléaire. Sous couvert d’effort budgétaire, on nous expliquera que cela coûte extrêmement cher et que, cela n’étant pas indispensable, on peut en faire l’économie. D’autant que pour pouvoir maintenir la dissuasion, nous allons devoir en augmenter le budget. Alors on nous « démontrera », peu à peu, que ce n’est qu’un hochet très coûteux…

Après Monsieur Hulot qui nous explique qu’il faut renoncer au nucléaire civil, un autre Hulot, ou peut-être Emmanuel Macron en personne, viendra nous expliquer qu’il faut renoncer au nucléaire militaire. »

Extraits d’un entretien à lire dans son intégralité
dans Minute n° 2831 du 19 juillet 2017

Second Empire

La débâcle de 1870 et la chute du Second Empire enseignées à Macron

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Puisque Macron sait mieux que quiconque – et mieux que le chef d’état-major des armées – comment on doit se préparer pour faire la guerre, et que son tempérament comme sa politique économique ne sont pas sans rappeler Napoléon III, voici un petit cours d’histoire qui pourrait l’intéresser. Car, hasard du calendrier, le dernier numéro de La Petite Histoire, sur TVLibertés, porte sur la débâcle de 1870 et la chute du Second Empire.

Nous sommes en 1870, la France se prépare à entrer en guerre contre la Prusse. Une guerre qui, dit-on à Napoléon III, sera facile et rapide. Oui mais voilà… La France n’est absolument pas prête à combattre. La sentence sera immédiate : de revers en revers, l’armée française ira succomber à Sedan, où tout finira. Dès le lendemain de la capitulation, le Second Empire est renversé, et la République proclamée. Retour sur ce désastre qui en appellera d’autres…

Migrants Italie Smartphone

Migrants : la révolte des municipalités italiennes

Sur 8 000 municipalités concernées par l’accord signé en décembre entre le ministère de l’Intérieur et l’Association nationale des communes italiennes (Anci), 5 500 ont décidé de fermer leurs portes aux « migrants ». Du coup, la promesse de ne dépasser nulle part un rapport de 2,5 immigrants pour mille habitants n’est pas tenue, puisque dans les 2 500 communes d’accueil la moyenne des centres d’accueil est déjà de trois immigrants pour mille habitants. Pour le délégué à l’immigration de l’Anci cité par le journal La Stampa, également maire de Prato, en Toscane, il faut faire pression sur les autres pays européens pour qu’ils prennent leur part d’immigrants, d’autant plus qu’on attend au bas mot 200 000 nouvelles arrivées illégales cette année.

En attendant une hypothétique relocalisation qui ne concernerait de toute façon, si elle était pleinement mise en œuvre, que 120 000 demandeurs d’asile arrivés illégalement en Italie et en Grèce, la presse italienne regorge d’exemples de plus en plus nombreux de municipalités qui se révoltent ouvertement contre la politique « d’accueil diffus » mise en place l’année dernière par le gouvernement.

De la Sicile à la Lombardie et de la Sardaigne à la Vénétie, les manifestations d’habitants se multiplient de même que les protestations de maires en colère : levée de boucliers dans la ville portuaire et touristique de Civitavecchia, près de Rome, quand le ministère de l’Intérieur a étudié dernièrement la possibilité d’y installer un « hotspot », centre d’accueil et de tri des immigrants arrivés illégalement, appel d’un maire de Sicile à ses administrés pour qu’ils bloquent avec leurs voitures la livraison d’un nouveau groupe électrogène pour un centre d’accueil qui avait été déclaré fermé un mois plus tôt, conflit à Pordenone, en Vénétie, entre la mairie et la Croix-Rouge qui ouvre un nouveau refuge pour clandestins avec 24 lits alors que la ville accueille déjà 400 de ces immigrants au lieu des 125 qui lui avaient été annoncés par le ministère, protestations en Sardaigne contre la réouverture de prisons désaffectées en vue d’y loger des « migrants », etc.

Si le gouvernement de centre gauche de Paolo Gentiloni en appelle aussi désespérément à la solidarité européenne dans l’accueil des clandestins, c’est parce qu’il est coincé entre son refus idéologique de fermer ses ports aux bateaux chargés d’immigrants illégaux et le ras-le-bol croissant des Italiens qui se trouvent aujourd’hui en première ligne de ce qu’il faut bien appeler une immigration de colonisation.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 juillet 2017

Macron Armée française

Emmanuel Macron est-il entré en guerre contre l’armée française ?

Minute Macron Armée19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute paru ce matin, juste avant la démission du général Pierre de Villiers, l’affirme : « Emmanuel Macron s’en va-t-en guerre contre l’armée française ! » Le comportement d’Emmanuel Macron à l’égard du chef d’état-major des armées, écrit Jean Masson, « est totalement incompréhensible » :

« Ce n’est pas la première fois que le général de Villiers montre les crocs pour défendre ses soldats. Ce n’est pas la première fois qu’il met sa démission dans la balance à ce sujet. Et cela, le nouveau président de la République le sait d’autant plus qu’il était au gouvernement l’année dernière et conseiller à l’Elysée auprès de François Hollande, auparavant. Aussi, si Emmanuel Macron souhaitait se débarrasser d’un gêneur, il suffisait de ne pas le renouveler dans ses fonctions. Or, Villiers a été reconduit le 1er juillet dernier.

Par ailleurs, personne, et surtout pas Pierre de Villiers, n’a remis en question le fait que le président de la République soit le chef des armées. Dans l’armée, la mode – et ça fait longtemps qu’on le sait – n’est plus au putsch. Là encore, Emmanuel Macron le sait bien. La menace d’un complot militaire d’extrême droite est un fantasme, bon pour faire frémir de peur l’extrême gauche… et de plaisir l’extrême droite. Sous-entendre le contraire, comme le fait Emmanuel Macron quand il évoque le respect de “la chaîne de commandement“, est lamentable.

Finalement, ce psychodrame permet surtout de faire oublier les vrais sujets. Pendant que le duel Villiers-Macron retient toute la lumière, on ne parle plus des sujets qui fâchent réellement. Parce que, ce qui cloche dans cette affaire, c’est avant tout la scandaleuse coupe budgétaire de 850 millions dans une armée déjà à sec. Finalement, on parle plus de la crise d’autorité et du comportement, largement déplacé, enfantin presque, d’Emmanuel Macron, que de ses actes et de ses choix budgétaires désastreux. Serait-ce là le but recherché ? Peut-être… Mais, dans le même temps, Emmanuel Macron a promis de monter à 34,2 milliards le budget 2018 des armées. Alors, pourquoi en retirer 850 millions cette année ? Bref, des choix budgétaires totalement incompréhensibles, mais très largement mis en scène. »

L’hebdomadaire cite aussi cette phrase terrible de Michel Goya sur son blog La Voie de l’épée :

« Savez-vous qui a fait le plus de mal aux armées depuis la fin de la guerre froide ? L’armée irakienne ? Les Taliban ? Al-Qaïda ? Al-Mourabitoune ? L’Etat islamique ? Non, ce ne sont là de petits joueurs. Les organisations qui ont, et de très loin, réduit le plus nos capacités militaires s’appellent le Parti des petits boutiquiers politiques et le Groupe des hauts fonctionnaires de Bercy, les seconds servant de bras armé aux premiers… à moins que ce ne soit l’inverse tant les fonctionnaires des finances sont puissants. »

Marine Le Pen défend Pierre de Villiers contre le « président arrogant »

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A l’Assemblée nationale mardi soir, Marine Le Pen a déploré les coupes dans le budget de l’armée et a pris la défense de Pierre de Villiers, critiquant vivement Emmanuel Macron.

Très remontée, Marine Le Pen a de nouveau évoqué les coupes à venir dans le budget de l’armée. Une décision « inadmissible » selon elle.

Nos soldats effectuent leurs missions périlleuses avec un équipement d’un autre âge ou ne touchent pas les primes qui leur sont dues. C’est inacceptable !

Puis Marine Le Pen a pris la défense du général de Villiers qui « a osé porter devant la représentation nationale, une parole forte et honnête ». « Les foudres de notre président arrogant lui sont tombées dessus de manière humiliante et totalement inappropriée » a-t-elle déploré, visant Emmanuel Macron.


Général de Villiers

Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a démissionné

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a présenté ce matin sa démission au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, qui l’a acceptée. « Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays », explique le général dans un communiqué rendu public alors que se tenait, à l’Elysée, un Conseil restreint de défense, avant l’habituel conseil des ministres.

Cette décision, certes attendue, est une surprise quant à son calendrier puisque le général de Villiers devait s’entretenir avec Emmanuel Macron vendredi à 18 heures, un rendez-vous qui figure toujours à l’agenda officiel du chef de l’Etat.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi, écrivait-il la semaine dernière sur sa page Facebook. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Impôt sur le revenu : l’éditorialiste Nicolas Beytout rejoint Jean-Marie Le Pen !

Nicolas Beytout

Nicolas Beytout

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’influent éditorialiste Nicolas Beytout, fondateur du quotidien l’Opinion, propose ce que Jean-Marie Le Pen n’avait eu de cesse de réclamer jusqu’à sa dernière campagne présidentielle, en 2007 : la suppression de l’impôt sur le revenu ! Alléluia ! Dans un éditorial intitulé « Pour une justice fiscale, supprimons l’impôt sur le revenu », Nicolas Beytout écrit :

« Puisque rien ne semble trop ambitieux pour Emmanuel Macron, puisque la réforme promise de la taxe d’habitation touchera non plus 80 % mais 100 % des Français, et puisque c’est la CSG qui pourrait à terme remplacer cet impôt local réputé injuste et obsolète, alors il faut que le chef de l’Etat aille plus loin dans la réforme et s’attaque à la mère de toutes les inégalités fiscales: l’impôt sur le revenu.

C’est le ministère des Finances qui l’annonce: il n’y a plus que quatre Français sur dix pour payer l’impôt sur le revenu. Les autres – près de 60 % des Français !- ne paient rien et, pour certains, reçoivent même de l’argent de l’Etat.

Le lien contributif entre les citoyens et l’Etat n’a plus aucune signification. Et la progressivité de l’impôt sur le revenu, censée être la clef de la justice fiscale, n’est plus qu’un mythe.

Il faut donc regarder les faits avec lucidité: cet outil fiscal historique est désormais tellement déformé qu’il en est devenu profondément injuste. Et moins il y aura de payeurs, plus ce déséquilibre sera difficile à supporter. »

A croire que, dans ce domaine comme dans bien d’autres, Jean-Marie Le Pen n’a eu pour principal tort que d’avoir raison trop tôt.

Migrants Méditerranée Italie - copie

Immigration : l’option « nucléaire » de l’Italie contre l’Union européenne

Times migrants ItalieC’est le journal britannique The Times qui l’affirmait samedi : pour éviter des troubles sociaux majeurs, l’Italie serait prête à recourir à « l’option nucléaire » pour forcer ses partenaires de l’UE à accueillir une partie des immigrants clandestins.

L’option nucléaire, c’est celle qui consisterait à délivrer à tous les arrivants débarqués sur les côtes italiennes un titre de séjour qui leur permettrait de circuler librement dans tout l’espace Schengen.

Le premier ministre italien Paolo Gentiloni est très en colère contre ses partenaires de l’UE qui n’acceptent pas d’ouvrir leurs ports aux bateaux chargés de colons africains. Mario Giro, vice-ministre des Affaires étrangères, et Luigi Manconi, sénateur du parti PD du Premier ministre (centre-gauche, immigrationniste), auraient affirmé au Times que la solution des visas temporaires est discutée au sein du gouvernement.

Il y a déjà eu un précédent en 2011 quand le gouvernement de Silvio Berlusconi avait délivré des permis de séjour temporaires à plus de vingt mille Tunisiens, forçant la France à rétablir les contrôles à la frontière avec l’Italie. Ces titres de séjour étant valables dans tout l’espace Schengen, ils leur permettaient théoriquement de se rendre dans n’importe quel pays membre alors qu’ils étaient arrivés illégalement en Italie. Cette année, ces titres temporaires pourraient concerner dix fois plus d’immigrants illégaux !

Deux cent mille, c’est en gros le nombre d’immigrants encore coincés en Italie et c’est aussi le nombre minimum de nouveaux immigrants attendus cette année.

Après les plus de 180 000 arrivées de l’année dernière, 86 121 nouveaux immigrants ont été récupérés entre le 1er janvier et le 12 juillet 2017 au large des côtes libyennes par les navires européens et il s’agit principalement de jeunes hommes originaires d’Afrique noire qui viennent chercher en Europe de meilleures conditions de vie.

Quand Merkel, Macron et Gentiloni ont parlé immigration au sommet de Trieste le 12 juillet dernier, le président français a affirmé que la France n’avait toujours pas pris sa part de réfugiés, mais il a aussi souligné la distinction entre réfugiés et immigrants économiques. Or selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), seuls 30 % des personnes qui traversent la Méditerranée peuvent prétendre au statut de réfugié, les autres étant justement des migrants économiques.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 juillet 2017

Le drame des migrants, fruit de la lâcheté des dirigeants européens – par Gilles Ardinat

Volontairement passée sous silence le temps de la séquence électorale (présidentielle et législative), la crise migratoire fait son retour dans les grands médias  : squat de la porte de la Chapelle, Calais, Vintimille… les reportages quotidiens rappellent la gravité de la situation. En 2016, la France a accueilli près de 100.000 « migrants » qui s’ajoutent aux 230.000 immigrés légaux bénéficiant d’un titre de séjour. Ce flux sera sans doute encore plus élevé en 2017.

Cependant, la cause réelle et profonde de ce flot considérable n’est jamais soulignée par les journalistes. Ceux-ci invoquent « la guerre » ou « la misère » pour justifier ces déplacements massifs de population en direction de l’Europe. En réalité, ces « migrants » prennent la route de l’exil car ils y sont incités par nos dirigeants. Disons-le sans ambages : ce sont la politique d’accueil (très généreuse) et le laxisme de la classe politique européenne qui génèrent le chaos migratoire.

La preuve nous en est donnée par de nombreux pays très développés qui ne connaissent aucun problème d’immigration. Par exemple, le Japon, malgré sa richesse, n’attire aucun « migrant » car il applique une politique très stricte basée sur le droit du sang et la tolérance zéro vis-à-vis des clandestins. La Corée du Sud et Taïwan suivent la même méthode avec succès alors que des millions de malheureux et d’opprimés vivent à proximité de ces îlots de prospérité (Philippines, Corée du Nord, Indonésie…). Ni la Russie ni les richissimes pays du Golfe ne voient arriver ces « migrants ». Par exemple, les Érythréens préfèrent faire 5.000 kilomètres pour venir en France (où ils seront généreusement pris en charge) plutôt que de traverser la mer Rouge pour atteindre l’Arabie saoudite voisine. En dépit de ses milliards de pétrodollars, l’État saoudien ne donne aucun avantage aux clandestins. Avec la même fermeté, l’Australie a mis fin en 2013 à une crise migratoire majeure grâce à son programme « frontières souveraines ». L’État australien a repoussé systématiquement les embarcations et diffusé des messages dissuasifs à destination des pays de départ. Le nombre de boat-people est ainsi passé de plus de 20.000 (2012) à zéro et les morts par noyade ont cessé.

La France et l’Europe paient les conséquences, non pas de la guerre et de la misère du tiers-monde, mais de l’aveuglement criminel de leurs dirigeants. Lorsque Édouard Philippe annonce, le 12 juillet, la création de 12.500 places d’accueil supplémentaires, il envoie un message aux candidats à l’exil : la France va continuer, malgré sa situation identitaire, sécuritaire et économique alarmante, à accueillir des immigrés. Ces signaux, relayés par nos collectivités locales et le monde associatif subventionné, aggravent donc le problème. Nos politiques incitent clairement les « migrants » à venir en France, puisque notre pays leur accorde de nombreux avantages (que la plupart des pays du monde leur refusent). Tout laxisme dans l’accueil, la prise en charge ou le financement des « migrants », toute régularisation génèrent immédiatement de nouveaux départs. Lorsqu’un clandestin est logé, formé ou financé, ses proches restés au pays le savent et veulent légitimement bénéficier des mêmes largesses. Ce cercle vicieux, aggravé par le droit au regroupement familial, crée une situation que le géopolitologue Alexandre del Valle qualifie justement de « conquête humanitaire » de l’Europe.

Accueillir des « migrants » avec l’argent du contribuable n’est en rien humaniste. Cela relève au contraire d’un aveuglement désastreux. En outre, cette immigration profite aux réseaux de passeurs et aux mafias, au patronat sans scrupule qui exploite les étrangers et aux islamistes qui voient dans ces cohortes d’immigrés un cheval de Troie pour investir l’Europe. Loin d’être « généreux », nos dirigeants sont en définitive responsables d’une erreur d’appréciation criminelle.

Gilles Ardinat

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Tuer et mourir pour dieu, par Philippe Conrad

Philippe-Conrad guerres religion

Philippe Conrad

Les Occidentaux pensaient en avoir fini avec les guerres de religion, vestiges d’un passé révolu que la sécularisation de nos sociétés et l’hédonisme dominant semblaient devoir rejeter dans les ténèbres d’une histoire désormais très lointaine. C’était méconnaître grandement les sociétés humaines et les héritages spirituels dans lesquels elles plongent leurs racines.

La puissance du réveil islamique engagé depuis quatre décennies a surpris avant d’inquiéter. L’offensive djihadiste à l’œuvre aujourd’hui semble confirmer la perspective du choc des civilisations prophétisé par Samuel Huntington à l’issue de la confrontation entre les blocs occidental et soviétique. Les nationalistes hindous ont le vent en poupe et s’en prennent aux minorités religieuses. Les coptes d’Égypte ou les chrétiens assyriens d’Irak sont la cible des tueurs d’Al-Qaïda et de Daech, alors que Boko Haram et les djihadistes sahéliens terrorisent une partie de l’Afrique occidentale. Les Philippines doivent faire face à la dissidence musulmane de l’île de Mindanao.

L’immigration massive qui affecte l’Europe laisse craindre de futures explosions de violence, dont les attentats survenus en France, en Allemagne, en Belgique ou en Angleterre ne seraient que de modestes signes avant-coureurs.

Une telle situation conduit naturellement à se tourner vers les périodes de l’histoire qui, bien avant le choc suicidaire des nationalismes nés de la Révolution française, ont vu les Européens s’affronter au nom de la foi.

L’Église médiévale s’était bien dressée contre l’hérésie, mais l’unité de la Chrétienté latine avait été préservée malgré les difficultés qu’elle avait connues à la fin du Moyen Âge : des effets de la Grande Peste aux attentes de réformes, du grand schisme d’Occident qui avait opposé Avignon à Rome, à l’éveil de nouvelles aspirations spirituelles.

NRH-HS-14 guerres religion 2L’éveil de la modernité, qui va de pair avec la découverte des nouveaux mondes, l’essor de l’humanisme et la diffusion de l’imprimerie créait un terrain favorable à l’apparition de la Réforme. Les Allemands la célèbrent aujourd’hui, à l’occasion du cinquième centenaire de la publication par Luther, en octobre 1517 à Wittenberg, de ses 95 thèses contre les indulgences pontificales. L’écho qu’elles rencontrèrent et la rupture avec Rome qui suivit sont à l’origine du protestantisme, qui a bouleversé, en quelques décennies, la carte politique et religieuse de l’Europe.

D’abord celle de l’Allemagne où un compromis politique sera trouvé entre le pouvoir impérial et la dissidence réformée. La Suisse, la Scandinavie, les Pays-Bas et les îles Britanniques vont ensuite rallier à leur tour la nouvelle confession. Le luthéranisme ne rencontre initialement en France qu’un succès limité. Puis, Jean Calvin, inspirateur de la théocratie genevoise, va s’imposer comme le maître spirituel des réformés dans le royaume des Valois, si profondément divisé qu’il va connaître, dans la seconde moitié du XVIe siècle, une longue litanie de « guerres de Religion ».

Identifiée jadis comme « le temps des troubles », Michelet et ses héritiers ont, au XIXe siècle, donné à cette époque le nom qu’elle a conservé depuis : guerre de religion. Censé rendre compte de l’affrontement entre catholiques et protestants, le terme n’est pas neutre. Les historiens qui l’ont utilisé ont en effet clairement choisi leur camp, celui des « réformés » présentés comme des victimes du « fanatisme » catholique.

L’image des derniers Valois – du faible Charles IX à Henri III et à ses « mignons », sans oublier Catherine de Médicis, la mégère florentine responsable de la Saint-Barthélemy – a été aussi lourdement chargée. Puis intervient le règne réparateur du « bon roi Henri », magnifié par la tradition monarchiste comme le souverain rassembleur et restaurateur de la paix, mais aussi par l’histoire républicaine faisant de lui, au prix d’un lourd anachronisme, le champion d’une « tolérance » dont on cherche en vain la trace à la fin du XVIe siècle. Un manichéisme assez élémentaire tend à opposer les catholiques majoritaires à leurs « victimes » protestantes. Mais notre époque entend aussi valoriser les « justes », tel Michel de L’Hospital, tenant d’un tiers parti favorable au compromis.

Trop souvent confisquée par « l’historiquement correct », la mémoire des guerres de Religion n’en a pas moins été revisitée au cours des dernières décennies par les meilleurs historiens de la période. Parmi eux, Bernard Cottret à propos de l’édit de Nantes ; Arlette Jouanna, qui mis en lumière le jeu des factions nobiliaires ; Ivan Cloulas, le biographe de Catherine de Médicis ; Jean-Marie Constant, qui a revisité l’histoire de la Ligue ; ou Denis Crouzet dont les remarquables travaux ont permis de réaliser une véritable anthropologie culturelle des camps en présence.

Une relecture riche d’enseignements qui peuvent fournir matière à réflexion à propos des défis d’aujourd’hui. Derrière les vecteurs d’illusions que sont « l’ouverture à l’autre », le « vivre ensemble » et autres niaiseries de même nature, c’est la question de la coexistence de communautés religieuses, ethniques ou culturelles aux croyances incompatibles qu’il faudra bien aborder.

Au risque de remettre en cause certains des tabous de la bien-pensance aujourd’hui dominante.

Philippe Conrad

Editorial du Hors Série n° 14 de la Nouvelle Revue d’Histoire
« Les guerres de religion – Tuer et mourir pour dieu »