La jeunesse n’a pas à payer pour le Covid

covid-19

Les médecins doivent cesser de faire de la politique ; les politiques doivent s’extraire de la “biopolitique”, qui fait de la Santé et de l’amélioration génétique l’essentiel de leurs préoccupations. La nouvelle pensée unique ne jure que par le confinement et le couvre feu contre le Covid. Cet automatisme est en train de créer des tragédies supplémentaires. La jeunesse oubliée en est la cible. Hier soir, à Lyon, une étudiante suicidaire a été sauvée in extrémis par ses camarades. Samedi, un étudiant en droit de l’université Jean Moulin Lyon 3 s’est défenestré. Il est grièvement blessé.

Ce mercredi, sur RTL, le président de cette université, Eric Carpano, a déclaré : “L’heure est grave (…) La jeunesse ne doit pas être l’angle mort de nos politiques publiques“. En l’occurrence, c’est elle qui est sommée de se sacrifier pour sauver ses aînés. Or, ceux qui vantent la solidarité entre les générations le font à sens unique, sans un regard pour les plus jeunes. Dans Le Monde de mardi, sept médecins de l’association PandemiA ont défendu la perspective d’un troisième “confinement strict et précoce“, tout en admettant que le procédé était “de plus en plus mal vécu par la population“. Il serait temps que la politique reprenne le pouvoir, en cessant de considérer, comme dans le Knock de Jules Romains, que “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore”.

La logique du tout sanitaire obscurcit la raison et ramollit l’esprit. “Il faut protéger les vivants“, avait lancé Edouard Philippe en mai 2020, dans un dessein un brin mégalo. Protéger les vivants pour en faire des ombres craintives, à quoi bon ? Emmanuel Macron avait déclaré à son tour : “Il n’y a rien au-dessus de la vie“. Mais pourquoi évacuer si vite la dimension spirituelle de l’existence ? Vivre pour vivre n’a aucun de sens, sinon pour un être animalisé, vidé d’idéal.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, renchérit à son tour : “La priorité est pour la santé“, il confirme l’absence d’imagination d’une politique incapable de s’affirmer autrement qu’en entretenant artificiellement la peur de la maladie. L’urgence est donc d’en finir avec cette obsession hygiéniste qui, au prétexte de “sauver des vies“, va en mettre bien d’autres en péril. On sait que ce virus n’est guère mortel : il ne tue que 0,1% de la population. De surcroit, les morts du Covid sont en majorité des personnes très âgées ou très vulnérables. La logique voudrait donc que ce soit vers elles, et seulement elles, qu’aillent les attentions, les précautions, les soins, les vaccins. La jeunesse, privée de tout, n’a pas à être punie : elle n’est coupable de rien. Faudrait-t-il qu’elle se révolte pour se faire entendre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA

I-Média – Censure de Donald Trump

15/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
I-Média analyse en profondeur l’événement de la semaine : l’incroyable censure totale des GAFA contre Donald Trump après l’envahissement du Capitole par certains de ses partisans.

Et enfin, nous conclurons cette émission par une étude des moyens de lutter contre cette censure qui touche Trump, ses soutiens et, plus largement, l’ensemble des dissidents dans le monde.


Paris : Hommage à sainte Geneviève le samedi 16 janvier à 16h !

Paris Fierté

15/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Avec Paris Fierté, rendons hommage à sainte Geneviève le samedi 16 janvier ! #JFP2021

Attention : Changement d’horaire pour l’hommage à Saint-Geneviève en raison du nouveau couvre-feu.

Le rendez-vous est avancé de 2h : il est dorénavant fixé à 16h place du Panthéon !

Eric #Zemmour : « Les juges se sont imposés comme un pouvoir alors qu’il n’ont aucune légitimité démocratique. Ils ne rendent plus leurs décisions au nom du peuple français mais au nom de leur idéologie »

L’Apartheid numérique – Réseaux sociaux : la fracture s’aggrave !

censure réseaux sociaux

Alors que les réseaux sociaux continuent de bannir régulièrement toute trace d’opinion divergente, d’autres réseaux alternatifs sont mis en avant et accueillent des millions de « réfugiés politiques ». Ainsi, alors que YouTube à son tour, suspend le compte de Donald Trump, l’application Telegram, l’équivalent russe du réseau social Whatsapp, connu pour sa discrétion et sa permissivité, revendique plusieurs dizaines de millions de nouveaux téléchargements de son application. Dans le même temps, l’action Twitter s’est effondrée en perdant 6 % de sa valeur, le réseau social a perdu jusqu’à 12 % lundi dernier.

Conséquence directe du bannissement de Donald Trump ? Certainement. Puisqu’à la suite du président américain, des dizaines de milliers de compte marqués comme « complotistes » mais plus largement d’opposants au progressisme ambiant, ont subi le même sort. Une tragédie pour la liberté d’expression et d’opinion mais une aubaine pour les concurrents. Ainsi, outre le réseau Telegram, les applications comme « Parler » pendant conservateur de Twitter ou encore Gab ont bondi d’un seul coup. Parler était l’application la plus installée ce lundi et Gab affirme avoir enregistré 12 millions de visites en 12 heures.

S’il est rassurant pour certains de voir apparaître ces solutions alternatives, la séparation des opinions, le triage de ce qui est dicible ou non, a donc été acté comme principe intrinsèquement lié aux démocraties modernes. Pire, ce sont désormais les entreprises privées qui régulent l’expression politique des citoyens. On observe depuis plusieurs mois, un phénomène des plus inquiétants dans le marketing des grands groupes : une appropriation du débat public et l’engagement politique parfaitement assumé. Ainsi le fabricant de glaces Ben and Jerry’s s’est fait le porte-parole des militants racialistes et autres Black Lives Matter. Ainsi, Nike s’est engagé dans la lutte pour les Ouighours, cette communauté chinoise musulmane martyrisée par Pékin.

On assiste bien à un tournant majeur : le politique n’a plus la main sur la censure, il a délégué cela aux entreprises privées. Ce transfert de compétence inique, cette grande injustice, met en contradiction le droit d’une entreprise privée de bannir l’utilisateur de ses services qui contreviendrait à ses règles et le droit à la liberté d’expression insécable de tout système démocratique. Nous ne sommes évidemment pas des perdrix de l’année, la liberté d’expression était déjà un lointain souvenir, mais les coups portés avaient au moins le mérite d’être progressifs et discrets. Aujourd’hui, les GAFAM ne prennent plus cette peine.

Nous voici donc condamnés à ne plus débattre, ne plus échanger, voire ne plus se parler. Chacun son réseau social, chacun ses contenus recommandés par un algorithme, chacun son safe space et chacun ses tropismes. Condamnés à vivre les uns à côté des autres, nous ne partagerons bientôt plus rien. On accuse souvent « l’extrême droite » de fracturer, diviser, accusation désormais dépassée. La fracturation de la société occidentale est voulue, conduite et assumée par ces nouveaux dieux de la consommation et du prêt-à-penser venus des Etats-Unis.

Ce mois-ci, a été édité un petit texte inédit de Stefan Zweig intitulé L’Uniformisation du monde qui conclura ce propos :

« Nous nous berçons encore d’illusions quant aux objectifs philanthropiques et économiques de l’Amérique. En réalité, nous devenons les colonies de sa vie, de son mode de vie, les esclaves d’une idée qui nous est, à nous Européens, profondément étrangère : la mécanisation de l’existence. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

Le professeur Peronne sur RMC ? La censure s’étend

Christian Perronne

Le 6 janvier 2021, l’AFP diffuse une information (pour une fois) très peu reprise par les médias de grand-chemin : RMC est épinglée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour « manque de respect des obligations de la radio en matière de traitement de l’information. » Après les médias dits de réinformation, la censure s’étendrait-elle aux médias officiels ? Il semble bien que la réponse soit oui.

Les exemples de censure se multiplient. Après CNews et Zemmour, sans cesse montrés du doigt, ainsi que le décrivent ces articles parus sur l’OJIM, ou l’officialisation de la censure à l’échelle de l’UE, la surveillance de ce qui se dit dans les médias devient coutumière : dès qu’un invité ou une opinion différente de la doxa officielle s’expriment, un porte-flingue ou un autre intervient. Le professeur Peronne qui, outre ses passages multiples sur les plateaux des chaînes d’information en continu lors du premier confinement, a eu le mauvais goût, du point de vue des réseaux de surveillance, souvent menés par des personnalités hautement respectables telles qu’Olivier Duhamel, de participer au documentaire honni de ces mêmes médias, Hold-Up, en fait régulièrement les frais.

Le CSA s’est emparé des propos tenus par Peronne lors de l’émission des Grandes Gueules de RMC diffusée le 31 août 2020, lieu théorique de liberté d’expression, où le professeur exposait ses conceptions personnelles au sujet du covid-19, de la maladie de Lyme et du paludisme. Peronne est un infectiologue reconnu.

À travers RMC, c’est le professeur Peronne et son opinion non conforme sur le coronavirus qui sont visés. Un exemple de plus de l’araignée de la censure qui est en train de s’abattre sur des démocraties libérales de moins en moins démocratiques.

De l’admiration au rejet, la route est courte

Jusqu’au surgissement du covid-19 et au premier confinement, le professeur Peronne était fort respecté. Sa fiche Wikipédia en témoignait :

« Christian Perronne est un médecin et professeur des universités-praticien hospitalier français, spécialisé dans le domaine des pathologies tropicales et des maladies infectieuses émergentes, et ancien président de la commission spécialisée Maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique. »

Autrement dit, un médecin dont la parole est légitime au sujet du paludisme, de la maladie de Lyme et des covid.

Comme le professeur Raoult, il faisait partie des autorités médicales et scientifiques sur lesquelles l’Etat n’hésitait pas à s’appuyer. Mais voilà que… ces professeurs émérites font aussi partie maintenant des personnalités médicales et scientifiques qui ne pensent pas comme l’actuel ministère de la santé. Du coup, leur statut d’autorité s’est écroulé, avec l’aide d’une forte campagne médiatique et de coups de pouce des autorités politiques.

Le choix fait par le CSA, et donc l’Etat, d’avertir RMC s’inscrit à la fois dans une volonté d’empêcher les autres médias d’inviter Peronne (se mettre le CSA à dos n’est pas une pratique volontariste chez les médias de grand-chemin) et dans la continuité des poursuites engagées contre lui. Déjà, le 17 décembre 2020, le directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, annonçait le renvoi immédiat du professeur de son poste de chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches. Il indiquait aussi que l’AP-HP déposait une plainte contre lui auprès du conseil départemental de l’Ordre des médecins. Son crime ? Il aurait tenu « des propos indignes de la fonction qu’il exerce ». Derrière ce prétexte se cache aussi la parution de son ouvrage, Y a‑t-il une erreur qu’Ils n’ont pas commise ? (Albin Michel, éditeur ayant pignon sur rue), où le médecin démontre combien fut grande l’incurie gouvernementale lors du premier semestre 2020. Dès le 19 décembre, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers réagissait en se disant « très inquiet (…) au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de pensée médicale ». Le syndicat précisait : « La médecine n’est pas une science exacte, mais un art. C’est surtout une pratique où les échanges et les confrontations des expériences individuelles des médecins sont essentiels. Dès lors, les médecins discutent, ne sont pas toujours d’accord entre eux, surtout quand il s’agit de maladies nouvelles et ne se sont jamais privés d’en parler ». De ce fait, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers demandait la levée des sanctions prises à l’encontre du professeur Peronne, infectiologue qui, aux dernières nouvelles, n’a été condamné en justice pour aucun délit ou crime.

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Le coup d’État des réseaux sociaux

L’énorme agitation médiatique qui a entouré l’intrusion de quelques personnes dans le Capitole a occulté un véritable coup d’État, dont la portée me semble gravissime (et largement au-delà des frontières américaines).

Mais, avant d’y venir, permettez-moi de dire un mot de la fascinante partialité des médias dominants.

À l’heure où j’écris ces lignes, plusieurs jours après les événements, il reste difficile de savoir ce qui s’est passé. En particulier, je continue à m’interroger sur le rôle d’éventuels provocateurs (plusieurs Antifas et activistes de Black Lives Matter ont été identifiés dans le Capitole, «déguisés» en supporters de ­Trump) et sur le rôle de la sécurité (qui ne semble pas avoir beaucoup résisté.

Malgré cette confusion, instantanément, les médias dominants ont hurlé au coup d’État.

Qu’il suffise de songer au traitement de la prise des Tuileries en août 1792 (qui a fait tout de même beaucoup plus de morts) et l’on verra que, pour la bien-pensance, il y a de bonnes et de mauvaises «séditions».

Le tribun communiste Mélenchon déclarait naguère que c’était la rue qui portait «les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement». Ne peut-il comprendre qu’une partie du peuple américain ait considéré que la rue était désormais la seule de se faire entendre? Mais non, il déclare: «L’extrême droite doit être repoussée et réprimée aux USA, et ses connexions dans le monde mises hors d’état de nuire.»

Invitation, que dis-je? sommation au gouvernement de durcir encore les atteintes aux libertés publiques au nom d’un coup d’État fantasmatique aux États-Unis (croit-on vraiment que des conjurés auraient déambulé à visage découvert dans les couloirs du Capitole s’ils voulaient renverser le régime?) – et de connexions internationales, plus fantasmatiques encore.

Mais j’en viens au véritable coup d’État. Twitter et Facebook ont fermé les comptes de Donald Trump (président des États-Unis en exercice, tout de même!).

Et aucun média ne trouve ça bizarre? Et tout le monde considère qu’il est légitime qu’un simple particulier ait le droit de censurer un chef d’État, sans même une décision de justice?

C’est d’autant plus cocasse que cela se passe précisément au moment où Donald Trump publie une vidéo pour appeler au calme. Et que cette censure a lieu précisément sur ces réseaux sociaux qui posent en héros de la liberté d’expression.

Nous sommes dans du Orwell pur: tout ce qui est dit publiquement doit se comprendre à l’envers. Si on vous assure qu’un tel lutte pour la vérité, vous pouvez être assuré que c’est un menteur. Si telle organisation soutient la liberté d’expression, c’est, selon toute vraisemblance, une officine de censure!

Le plus extraordinaire peut-être, c’est que ces réseaux sociaux portent une écrasante responsabilité dans l’hystérisation du débat public. Comme les algorithmes de ces sites poussent à ne « débattre » qu’avec des gens qui pensent comme nous, ils poussent mécaniquement à l’archipélisation de la société et à la radicalisation des internautes (quelle que soit leur idéologie). En d’autres termes, Facebook et Twitter sont au moins coresponsables de ce dont ils accusent Trump.

Mais le plus grave, c’est évidemment que des personnes qui n’ont aucune responsabilité politique s’arrogent le droit de décider qui peut s’exprimer, sur quoi et dans quel sens.

Voici des années que je pense que la sous-culture soixante-huitarde touche à sa fin.

Mais je n’aurais jamais cru qu’elle serait achevée par les réseaux sociaux, «incarnation» de ce monde individualiste, libertaire, et sans-frontière!

p style=”text-align: right;”>Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Vers un troisième confinement, « à la chinoise » ?, par Francis Bergeron

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Le week-end dernier, les Chinois de Hebei, une province située juste au sud de Pékin, ont été reconfinés. Tout s’est très bien passé, ont rapporté les témoins : du jour au lendemain, 18 millions de personnes se sont à nouveau soumises à une discipline des plus drastiques. Tout cela parce qu’un foyer de contamination de 300 personnes avait été détecté dans cette région. La Chine est devenue l’exemple à suivre : si un troisième confinement est mis en place, en France, il nous sera demandé la même obéissance. Il est vrai que globalement, la vie politique et le pluralisme de l’information, chez nous, s’alignent déjà sur le modèle chinois.

Bien sûr il y a ce virus qui semble se propager, plus rapidement que les deux premières fois. Il y a aussi ces fameux « variants » qui laissent le corps médical quelque peu désemparé. Mais aucun schéma de lutte contre le virus n’a, à ce jour, démontré une réelle pertinence, dans la durée. Les pays faiblement touchés jusqu’à présent (l’Allemagne ou la Russie, par exemple) semblent rattraper leur « retard ». Et pourquoi la Belgique est-elle apparemment le pays le plus frappé au monde par la COVID-19 (au regard de sa population), alors que ses mesures de protection sont assez semblables à celles de la France ? Faut-il chercher des réponses du côté des conditions climatiques, du côté des habitudes alimentaires ? A la vérité personne n’en sait rien.

Castex devait donner ce jeudi une conférence de presse, censée révéler les arbitrages gouvernementaux entre théories médicales, principe de précaution, nécessité de ne pas sacrifier une génération d’enfants en les déscolarisant durablement, effondrement économique accéléré.

La part d’audience sera au rendez-vous, d’autant que le Premier ministre, en soufflant le chaud et le froid, a su faire durer le suspense. Mercredi matin, les paris restaient encore ouverts. « Le Premier ministre n’envisage pas pour l’instant un confinement … sans l’exclure », expliquaient, mi-figue mi-raisin, ses conseillers. Un « p’t’êt’ben qu’oui, p’t’êt’ben qu’non » à la sauce gersoise, en quelque sorte.

Les commerces « non essentiels » à nouveau sans clients

Trois mesures sont actuellement testées par le biais de « fuites » distillées auprès des journalistes en mal de confidences : le couvre-feu pourrait être abaissé à 18 heures partout, alors que le pays fonctionne encore à deux vitesses : un quart des départements subit un couvre-feu à 18 heures, les trois autres quarts vivent toujours un confinement à 20 heures. Etait également envisagée l’idée d’un confinement tous les week-ends. Ces deux mesures cumulées reviendraient à rétablir un confinement général sans le baptiser tel. Car s’il est interdit de circuler après 18 heures et le week-end, cela signifie que les seuls déplacements autorisés seraient ceux qui, lors des confinements précédents, figuraient dans les attestations. Cela voudrait dire aussi que, comme lors du premier confinement, les commerces « non essentiels » n’auraient plus de clients. La troisième mesure pourrait être une fermeture des cantines scolaires, identifiées comme foyers de propagation du virus, même si les enfants eux-mêmes ne sont pas sensibles à la COVID.

Rien de bien réjouissant, donc, au programme. Castex n’a pas les moyens de rassurer les Français, d’autant que tout semble indiquer clairement qu’il n’y a pas de bonnes recettes, pour combattre ce fléau, à part le vaccin, peut-être…ou peut-être pas…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

« Immigration, ces réalités qu’on nous cache » : constat imparable, propositions en demi-teinte

immigration

Pour toute personne qui s’intéresse à l’immigration et par voie de conséquence à l’avenir de notre pays, l’essai de Patrick Stefanini paru fin 2020 intitulé Immigration, ces réalités qu’on nous cache est une lecture essentielle. Le tableau de l’immigration en France depuis 20 ans qui est dressé par l’ancien haut fonctionnaire est cinglant et édifiant. La situation décrite dans l’ouvrage est celle d’un Etat qui ne maitrise plus les flux migratoires croissants et excessifs qui arrivent en France. Patrick Stefanini fait le constat que l’immigration dans notre pays ne répond ni à un besoin de l’économie, ni à un besoin démographique, dans un contexte d’intégration en panne. Un constat que l’on ne peut que partager, même si les propositions formulées par Patrick Stefanini pour redresser la situation paraissent insuffisantes compte tenu de la hauteur des enjeux.

L’auteur d’Immigration, ces réalités qu’on nous cache

Patrick Stefanini est un ancien haut fonctionnaire qui a eu de nombreuses responsabilités au sein de ministères. Sa collaboration à des ministres en charge de l’immigration lui a donné une bonne connaissance tant des enjeux que des arcanes du droit et des dispositifs en la matière. L’ancien Préfet et conseiller d’Etat profite de la liberté de parole que lui donne son éloignement récent des responsabilités pour dresser un bilan sans concession de la politique migratoire menée par la France depuis une vingtaine d’année. Patrick Stefanini a également participé activement à la campagne électorale de Valérie Pécresse en 2015 et de François Fillon en 2017.

L’essai qu’il vient de publier nous montre que sa retraite ne l’empêche pas d’être un observateur vigilant et pointu de la situation migratoire de notre pays. Une situation dont il n’hésite pas à souligner la gravité et pour laquelle il appelle à un sursaut rapide.

Présentation générale d’Immigration, ces réalités qu’on nous cache

Les 9 chapitres du livre de Patrick Stefanini passent en revue les principaux aspects de l’immigration en France et comportent des mises en perspectives tant historiques qu’internationales. Au fur et à mesure des chapitres et en conclusion, l’auteur formule des propositions d’évolution de la politique migratoire menée actuellement. Les nombreuses informations « techniques » contenues dans le livre permettent d’aller de découvertes en découvertes et l’on ressort de la lecture des 308 pages avec la nette impression d’en avoir appris sur le sujet, même si cela ne fait qu’accroitre la frustration que tout lecteur censé peut ressentir au regard de la gestion calamiteuse de l’immigration par le pouvoir politique en place.

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Confineurs obsessionnels, par Maxime Tandonnet

confinement

Un mouvement de médecins influents et omniprésents sur les plateaux de télévision exerce sur les autorités politiques et sur l’opinion une pression intense en faveur du troisième confinement après ceux de mars avril et de novembre. Ils se répandent ainsi en pétitions, articles, prises de position apocalyptiques. Le confinement dans leurs discours, n’est pas une option mais une certitude, une conséquence inéluctable de l’évolution des statistiques. A leurs yeux, un nouveau confinement surviendra de toutes façons vers mi janvier, non par choix du pouvoir politique mais par exigence médicale. Faut-il avoir suivi 8 à 10 ans d’études voire plus, pour en arriver là? Les confinements n’ont rien résolu sur le fond de l’épidémie. Nous en avons la preuve.

Le principe de l’enfermement à domicile peut-être tragique pour la propagation d’une maladie dont il est avéré qu’elle se transmet en espace clos. Les conséquences des confinements sont épouvantables sur la santé mentale des Français: dépressions, suicides, familles brisées. Ils ont jetés des millions de personnes, restaurateurs, artistes et créateurs, gens de la culture et commerçants, dans la ruine et la tragédie du désoeuvrement. Ils ont dévasté une génération de lycéens et d’étudiants, ravagé notre jeunesse.

Ils ont sacrifié l’économie française, provoqué une gigantesque dette publique, précipité le pays dans une vertigineuse crise économique et une nouvelle explosion du chômage. Au total, tout cela n’a strictement rien réglé. S’amuser avec la peur et la souffrance, favoriser la panique et l’angoisse, relève de la trahison. Et après, si le convid19 s’installe durablement, faudra-t-il soumettre la France, d’année en année, à des arrêts brutaux et destructeurs?

Il se trouve, chez les chantres du troisième confinement, une sorte de jubilation sadique, celle du bureaucrate obtus, à la pensée de ressortir les Ausweis et la schlague et d’une nouvelle vague d’anéantissement des libertés. Mais aussi, un aveuglement qui fait froid dans le dos. Cette fois le pays, notamment sa jeunesse qui en est la première victime, ne se soumettra pas au despotisme de la peur et de la lâcheté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le peuple français contre les élites : pourquoi tant de haine ?…

Éric Anceau

13/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« Un pour tous, tous pourris ». La formule à succès de Coluche a aujourd’hui 40 ans. La crise du coronavirus et les erreurs du gouvernement n’auraient fait qu’aggraver ce long divorce entre les Français et leurs élites. D’où cette interrogation : pourquoi tant de haine entre un peuple et ceux qui le gouvernent ? Comment expliquer ce mal français ?

Réponse avec Éric Anceau, historien, spécialiste du XIXe siècle, auteur de l’ouvrage Les élites françaises. Des Lumières au grand confinement (Éd. Passés composés).


Confinement : ça s’en va et ça revient

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Vous l’entendez, la petite musique qui monte ? Celle d’un reconfinement dont on évoque la possibilité « en dernier recours » mais qui semble déjà là. On nous annonce que la semaine sera « charnière », bref qu’un rien nous fera basculer dans un nouveau confinement. Tout devrait se décider lors du Conseil de défense qui doit se réunir ce mercredi, en fonction des chiffres, des résultats d’une étude faite sur le variant britannique et de la docilité des Français. Car c’est cette semaine que devrait se ressentir l’impact des fêtes de fin d’année. Concernant les mesures à prendre, manifestement le cœur du gouvernement balance entre un confinement strict ou un couvre-feu généralisé à 18 heures pour la France entière, avec, pourquoi pas, un confinement total le week-end pour nous dissuader de sortir. Et de montrer aux Français qui commande. L’idée de base n’est pas compliquée : supprimer toute interaction sociale réelle. Le virtuel, il n’y a que ça de vrai au XXIe siècle. L’homme qui est allé dans l’espace, a conquis le ciel, exploré les fonds marins se retranche chez lui, apeuré à l’idée d’attraper un virus qui n’est pas bénin, certes, mais qui ne tue pas non plus la moitié de la population.

Les restaurateurs italiens se rebellent

Cette musique du reconfinement a commencé à se jouer il y a plusieurs semaines. Les experts se relaient dans les médias pour dire qu’il ne sera pas possible de passer à côté : des politiques qui s’interrogent aux médecins signant une tribune dans Le Monde, prédisant qu’un confinement s’imposera à la mi-janvier. Petit à petit, on nous habitue à la suppression, toujours plus importante de notre liberté de déplacement, entre autres. A modifier sensiblement nos vies en fonction d’un virus. L’annonce se fait peu à peu. Cela a débuté avec l’interdiction faite aux bars, hôtels et restaurants de rouvrir le 20 janvier. Cela se poursuit avec le couvre-feu à 18 heures dans certains départements.

C’est comme s’il fallait payer le prix fort, expier en somme les quelques jours de pseudo-liberté qui nous ont été laissés pour Noël et le jour de l’An. Non pas que le gouvernement ait pris une mauvaise décision ! La faute en revient à tous ces imbéciles qui ont osé fêter Noël en famille, sans reléguer papy et mamie à la cuisine.

Ce petit intermède, entre deux confinements, aura contenu quelque peu l’impatience des Français qui n’en peuvent plus d’être assignés à résidence. Pour nous faire patienter encore un peu plus, l’Etat a brandi la promesse d’un vaccin ultra-efficace avec des taux de réussite proprement extraordinaires. Vaccin qui devait être diffusé en masse à partir de la fin du mois de décembre. Nouveau raté. Nouvelle déception pour ceux qui voyaient la fin du tunnel. Et maintenant que, péniblement, le nombre de vaccinés croît, on apprend qu’il va falloir attendre avant d’atteindre la fameuse immunité collective. Ce n’est pas demain que sonnera la fin des restrictions. D’autant qu’on nous bassine désormais à longueur de journée avec ce variant dit britannique débarqué en France, réputé beaucoup plus contagieux. En attendant que nous arrive le variant japonais et, pourquoi pas, le brésilien ou l’indonésien.

Le Français contestataire se fait, pour l’occasion, coiffer au poteau par son voisin italien. De l’autre côté des Alpes, les restaurateurs excédés auraient décidé de ne plus respecter le couvre-feu. Ils seraient entre 50 et 100 000 à avoir décidé d’ouvrir le 15 janvier.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2021

Jean-Yves Le Gallou sur la censure : « C’est un coup d’État mondial de Facebook et Twitter ! »

Dans un entretien accordé à Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou fustige la censure opérée par les réseaux sociaux qui empêche la liberté de débat. Sans cette libre confrontation des opinions, pas de démocratie.

Grande purge
Boulevard Voltaire : À la suite des évènements qui se sont passés au Capitole où des militants pro Trump ont pris d’assaut le bâtiment, les réseaux sociaux ont mis en place une sorte de grande purge. Le compte de Donald Trump qui comptait plusieurs dizaines de millions d’abonnés a sauté et de nombreux d’autres comptes, liés au parti républicain américain, mais aussi en France liés à des positions plus conservatrices ont été suspendus du réseau social. Que se passe-t-il et pourquoi est-ce grave ?

Jean-Yves Le Gallou : C’est une censure gravissime puisque toute censure empêche la liberté de débat. S’il n’y a pas de liberté de débat et de libre confrontation des opinions, il ne peut pas y avoir de démocratie puisqu’il n’y a qu’une seule opinion qui peut s’exprimer. On ne veut pas non plus arriver à approcher la vérité parce que dans la conception européenne de la vérité et en dehors des dogmes religieux, ne peut être livré que ce qui peut être librement confronté à une opinion contraire. Par conséquent, nous sommes dans une démarche absolument obscurantiste. De plus, cette censure n’est pas décidée par la justice avec un minimum de protection, mais par des grandes compagnies privées qui ont pris le pouvoir. C’est un coup d’État mondial des grandes entreprises mondiales en particulier Facebook et Twitter. Nous avons maintenant des dictateurs qui décident de ce que l’on doit savoir ou pas et de ce que l’on doit penser ou pas.

Un système totalitaire
Boulevard Voltaire : Suite à cette décision de Twitter, de nombreux comptes ont migré vers l’application Parler. Cette dernière est un peu le pendant républicain de Twitter. Cette application a été virée de toutes les plateformes qui l’hébergeait que ce soit Amazon, Android ou Apple. Les gens n’ont simplement plus le droit de s’exprimer…

On voit le mal absolu que représentent ces grandes entreprises oligopolistiques. Au fond, il suffit de trois ou quatre entreprises pour décider pour l’ensemble du monde occidental. Cela va tout à fait à l’inverse de ce qui a été internet à l’origine. Le principe qui régnait sur internet était la neutralité du net. Le net est un canal qui transmet des informations de différentes sortes, mais qui ne juge pas les informations qui les laisse circuler, à chacun de ceux qui y ont accès pour se faire leur propre opinion. On fait confiance à l’intelligence individuelle et à l’esprit critique individuel, alors que là ce sont quelques très grands oligarques qui décident pour le monde entier. C’est un système totalement totalitaire.

Boulevard Voltaire : La censure qu’a opérée Twitter, serait-elle la loi Avia qui a été appliquée sans le concours du gouvernement, mais bien une initiative privée des GAFAM ?

La loi Avia visait à donner aux entreprises privées la possibilité de censurer sans passer par la justice pour tout ce qui serait considéré comme un discours de haine ou une contre-vérité. Cela suppose qu’il y ait quelqu’un qui détienne la vérité absolue. C’est évidemment une conception qui n’est pas compatible avec la manière dont nous avons abordé la question en dehors des dogmes religieux.

Les règles sont totalement arbitraires puisqu’elles s’appliquent aux uns et pas aux autres. Par exemple, Twitter a censuré le compte de Donald Trump, mais garde toujours celui du président pakistanais, du président turc ou d’autres personnes engagées dans des guerres ou des violences. Cela ne les gêne pas.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La censure des Gafa, danger pour la démocratie, par Ivan Rioufol

Le coup d’Etat est celui de la Silicon Valley. Ses ardents défenseurs de la mondialisation viennent de révéler leur mépris des oppositions : seules priment leurs convictions. Si la démocratie est ébranlée, c’est à cause des Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon ont interdit l’expression de Donald Trump sur leurs réseaux sociaux. L’assaut du Capitole (Washington) le 6 janvier par des extrémismes convaincus de s’être fait voler leurs votes pro-Trump restera bien sûr comme un épisode lamentable, ayant causé la mort de cinq personnes. Mais voir en cette révolte l’équivalent de la prise du Palais d’Hiver de 1917 contre les Romanov ou de la Nuit de Cristal menée par les nazis en 1938 revient à alimenter l’hystérie anti-Trump : elle n’aura jamais cessé depuis son élection il y a quatre ans.

Les Démocrates en sont à espérer sa destitution avant la passation des pouvoirs le 20 janvier. Certains fanatiques anti-Trump brandissent la menace d’une guerre nucléaire déclenchée par dépit par le président sortant. Pourtant, Karl Marx avait prévenu : “L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce”. La prise du Capitole par des clowns et des allumés restera une farce. Elle n’aura duré qu’une poignée d’heures. Plus grave en revanche est la prétention des nouveaux maîtres du monde d’y faire régner leur ordre.

Hier, le JDD d’Arnaud Lagardère, dont le groupe média vient d’obtenir d’Emmanuel Macron un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros, a justifié sur deux pages la décision de Twitter de fermer le compte personnel de Trump (88,7 millions d’abonnés) en rappelant les contenus les plus outranciers de 25 messages. Ce lundi, la presse française ne s’attarde pas sur cette censure invraisemblable, qui rejoint celles décidées par Facebook et Instagram.

Le site alternatif Parler vient également d’être exclu par Google, Apple et Amazon. La réserve est venue ce lundi, sur France Inter, de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qui s’est heureusement dit “choqué” de ces initiatives. “La régulation des géants du numérique ne peut pas et ne doit pas se faire par l’oligarchie numérique elle-même“. Reste que c’est le gouvernement auquel il appartient qui s’entête à vouloir traquer la “haine” en ligne, sans se préoccuper des atteintes aux libertés d’expression qu’induisent ces conceptions moralisatrice du débat. La prise du Capitole est le symptôme d’une crise de la démocratie. Elle oppose les mondialistes aux patriotes, les déracinés aux enracinés. Cette crise est partout palpable, notamment en France. Or, en interdisant la parole “populiste”, les opérateurs privés se comportent comme des autocrates. Ils sont un danger pour la démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Projet de loi de bioéthique : le texte sera examiné au Sénat à partir du 19 janvier

Projet de loi de bioéthique

12/01/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Comme annoncé fin décembre, le projet de loi de bioéthique passera au Sénat le 19 janvier prochain, en commission spéciale de bioéthique. Il sera ensuite débattu en assemblée plénière à partir du 2 février 2021. Pour rappel, ce projet de loi élargit notamment la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules. De plus, il confère de nouveaux droits pour les enfants nés d’une PMA.

La Covid-19 : une opportunité de faire passer en douce un texte controversé

Les députés et les sénateurs s’opposent sur de nombreux articles du texte, notamment sur la PMA pour les couples lesbiens et sur la recherche sur les cellules souches. Une mobilisation citoyenne pourrait soutenir le point de vue contradictoire, comme ce fut le cas lors du mariage homosexuel, mais la dictature sanitaire prescrit tout rassemblement. Rien de tel que de contraindre le peuple à rester chez lui pour faire passer en catimini toutes les lois souhaitées !

Un appel à manifester de la Manif Pour Tous

Le mouvement social associatif La Manif Pour Tous a été le premier à dénoncer l’irresponsabilité du Gouvernement qui impose l’examen de ce projet de loi alors même que, dans le contexte actuel, la vie démocratique est fortement dégradée. Mobilisé sous le label « Marchons Enfants », le mouvement appelle à une manifestation générale les 30 et 31 janvier, partout dans le pays.

Inscription des volontaires

Si cela vous intéresse de prendre part à l’opposition au projet de loi de bioéthique, le site internet de la Manif Pour Tous propose notamment un formulaire à remplir pour les volontaires. Suite à cet envoi, vous serez contacté pour être orienté vers le rassemblement le plus proche de votre domicile.

Plus d’infos : https://www.lamanifpourtous.fr/actualites/communiques-de-presse/30-et-31-janvier-manifestations-marchons-enfants-partout-en-france-contre-la-pma-sans-pere-la-gpa-et-le-projet-de-loi-bioethique

La Toile se resserre – Une dérive totalitaire qui inquiète jusqu’à la gauche

GAFAM

Prenant honteusement prétexte des incidents ayant émaillé mercredi dernier la juste manifestation de colère des partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington, les milliardaires mondialistes à la tête des tout-puissants réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook ou encore Instagram ont brutalement fermé ou suspendu vendredi les comptes du président américain, et entamé une impitoyable chasse aux sorcières contre ses sympathisants. Une atteinte à la liberté d’expression tellement énorme que certains grands médias français et autres personnalités, pourtant très hostiles au chef de la Maison-Blanche, en viennent aujourd’hui à s’interroger, et même à s’inquiéter d’une telle dérive totalitaire.

Parmi les élus français qui se sont immédiatement élevés contre cette brutale censure opérée par les « nababs » aux commandes des GAFA, nous n’avons bien sûr pas été surpris de retrouver Marine Le Pen, qui est elle-même régulièrement harcelée par Twitter. Dénonçant « une situation extrêmement inquiétante » et une « dérive très grave » des réseaux sociaux, la présidente du RN a alors fort justement observé qu’il fallait « très sérieusement se poser la question de la responsabilité de ces géants du numérique dans une forme d’effondrement annoncé de la liberté d’expression ». Un avis en partie rejoint par Mélenchon qui, tout en dénonçant le comportement de Trump, a expliqué pour sa part que celui-ci ne pouvait « servir de prétexte pour que les GAFA s’arrogent le pouvoir de contrôler le débat public ». Même critique du côté de Ruffin (LFI), qui a ajouté de son côté que « demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée » ! Mais, plus surprenante a été en revanche la réaction de Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, qui a estimé que « la régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux au regard de leurs seules conditions générales d’utilisation alors qu’ils sont devenus de véritables espaces publics […], cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique ».

Une violation du premier amendement

C’est que, outre le fait que la brutale censure de Trump par les GAFA s’abattra aussi immanquablement demain sur tous ceux dont les propos n’auront pas l’heur de plaire à leurs responsables omnipotents, celle-ci constitue une violation manifeste de la législation américaine, comme le rappelait judicieusement dans 20 minutes Florence G’sell, responsable de la chaire digitale de Sciences Po. En effet, expliquait cette spécialiste du droit numérique américain, « les réseaux sociaux ont le droit de pratiquer la modération sur le fondement de leurs conditions générales d’utilisation, car ce sont des entreprises avec des contrats de droit privé ». Mais, ajoutait-elle, le compte Twitter de Trump « a été qualifié en 2019, par des juridictions américaines, de “forum public”, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un espace de débat public, qui est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression ». Aussi, observait Florence G’sell, la suspension du compte de Trump pose aujourd’hui « un évident problème démocratique ». Non seulement parce que celui-ci « a quand même récolté le suffrage de plus de 70 millions d’électeurs américains » lors de la dernière présidentielle, mais aussi parce qu’« on assiste aujourd’hui à une véritable destitution numérique, avant même une procédure d’Impeachment ». Or, concluait l’enseignante, en soulignant que cette problématique pourrait bientôt « se transposer en France », « ce n’est pas aux grandes plates-formes de se faire les arbitres de la vérité, ou du débat public » !

L’insupportable chantage des ploutocrates

Un débat public et un respect des principes démocratiques sur lesquels s’assoient cependant aujourd’hui allègrement les GAFA, au sein desquelles les géants Google, Apple et Amazon sont même allés ce week-end jusqu’à lancer un ultimatum au réseau social Parler, très fréquenté par les électeurs républicains, lui intimant tout bonnement l’ordre d’adopter dans les 24 heures une politique de « modération » aussi impitoyable que la leur à l’égard des trumpistes, sous peine de voir son application numérique définitivement bannie de leurs magasins d’applications Google Play et Apple Store ! Ce chantage profondément scandaleux a été vivement dénoncé par John Matz, le fondateur de Parler, qui, outre une volonté d’« infliger le plus de dommages possible [à sa société] au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech », a vu également dans cette manœuvre honteuse le désir de ces géants du Net de porter un coup fatal à l’application actuellement la plus téléchargée outre-Atlantique… Mais, aussi révoltantes et scandaleuses que soient ces pressions, elles n’ont cependant pas atteint l’incroyable degré d’ignominie dont a récemment fait preuve le minable « commissaire politique » Randall Lane dans Forbes, le célèbre magazine américain dédié aux milliardaires. Se sentant pousser des ailes avec l’arrivée prochaine au pouvoir du tricheur Biden et de sa clique de bobos gauchistes, il n’a en effet pas craint de coiffer sa casquette de tchékiste pour menacer ouvertement de représailles toutes les entreprises qui pourraient être tentées d’embaucher les anciens collaborateurs de Donald Trump ! Sont notamment visés par le journaliste du système, les ex-conseillers du président Sean Spicer, Kellyanne Elizabeth Conway, Sarah Huckabee Sanders, Stephanie Grisham ou encore Kayleigh McEnany, qui, à ses yeux, se sont rendus coupables d’avoir aidé à diffuser les prétendus « mensonges » de Trump pendant quatre ans. Un soutien que ce triste individu entend bien leur faire payer aujourd’hui, en leur interdisant toute possibilité de retrouver un emploi. Ainsi est-il allé jusqu’à avertir : « Que ce soit clair pour les entreprises : embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes. » Bref, un véritable appel à la haine. Mais qui, n’en doutons pas, ne poussera pas pour autant les GAFA donneuses de leçons à suspendre les comptes Twitter et autres du magazine Forbes.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2021