Tribune des militaires d’active – Lecointre invite les signataires à prendre la porte

tribune militaires

Décidément, on a bien du mal à reconnaître dans ce chef d’Etat-major des armées aujourd’hui parfaitement domestiqué le fougueux capitaine qui, à la tête de ses marsouins, reprit aux miliciens serbes, baïonnette au canon, le poste de Vrbanja en 1995. Après s’être dit « absolument révulsé » par la tribune des généraux parue le 14 avril dernier, et avoir par la même occasion promis de lourdes sanctions disciplinaires contre ses auteurs qui sont aussi, qu’il le veuille ou non, ses frères d’armes, le général Lecointre, visiblement très soucieux de rassurer ses maîtres au pouvoir, vient cette fois d’inviter tout bonnement les signataires de la nouvelle tribune, celle des militaires d’active, à démissionner.

Faire preuve de lucidité en condamnant ces tribunes ?

Lundi, en effet, celui-ci s’est fendu d’une longue lettre aux « officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d’active et de réserve français », dans laquelle il a déploré le fait que, depuis plusieurs semaines, « l’obligation de réserve qui s’impose à tout militaire a été largement transgressée », et que « des prises de position éminemment politiques (aient) été attribuées à des militaires tenus à cette obligation, quand elles n’ont pas été revendiquées par ces derniers ». Ainsi, a-t-il ajouté, « au nom de la défense de convictions personnelles », certains, « peut-être par naïveté », ont contribué « à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir ». « Face à cela, a alors écrit le CEMA, il me semble important de faire preuve de bon sens et surtout de lucidité, au moment où chacun d’entre nous perçoit nettement les tentatives d’instrumentalisation de l’institution militaire. » Or est-ce vraiment « faire preuve de lucidité » que de dénoncer et de sanctionner des hommes qui, après avoir défendu les armes à la main notre pays, mettent aujourd’hui en garde l’Etat contre les graves menaces qui pèsent sur la France ? N’est-ce pas plutôt être dans le déni ?

Le silence, ou la démission

En même temps, on est un peu surpris de lire ici et là dans la grosse presse que cette lettre adressée lundi par le général Lecointre aux militaires est marquée par « une évidente volonté d’apaisement » de la part du CEMA. Certes, il n’y est nulle part annoncé des sanctions disciplinaires à l’encontre des signataires de la deuxième tribune. Mais, ceux-ci ayant judicieusement gardé l’anonymat, les autorités seraient de toute façon bien en peine de punir les coupables. Surtout, loin en réalité de vouloir calmer le jeu, le général Lecointre y invite indirectement tous ceux qui soutiennent ces tribunes à prendre la porte ! Ainsi, écrit le CEMA, « chaque militaire est libre de penser ce qu’il veut mais il lui appartient de distinguer sans ambiguïté ce qui ressort de sa responsabilité de citoyen de ce qui ressort de sa responsabilité de militaire ». Et Lecointre d’ajouter alors : « si la politique l’emporte, le plus raisonnable est certainement de quitter l’institution pour pouvoir rendre publiques en toute liberté ses idées et ses convictions »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2021

[vidéo] I-Média – Délitement : militaires et policiers brisent l’omerta

i-média militaires policiers

14/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Militaires, gendarmes, policiers… Ils ont tous multiplié les appels à sauver la France ces derniers jours. Les médias et les politiciens de gauche, affolés, tentent de diaboliser ces lanceurs d’alerte.

Mais il se pourrait bien que la libération de la parole à laquelle nous assistons soit massive.


Général Jean-Luc Favier : « Cette nouvelle tribune de militaires répond à ce qui a été interprété et ressenti comme un profond mépris ! »

Une deuxième tribune de militaires lue plus d’un million de fois et signée par 2.000 militaires « d’active » est parue. Soutenue par des des centaines de milliers de citoyens.

Analyse et décryptage par le général de division (2S) Jean-Luc Favier qui répond aux questions de Boulevard Voltaire.

Il y a quelques semaines, plusieurs dizaines d’officiers supérieurs à la retraite ont publié une tribune dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles appelant à plus d’honneur en politique. Ces militaires feront, a priori, l’objet de sanctions de la part du chef d’état-major des armées. Quinze jours plus tard, plus de 2.000 officiers d’active ont signé anonymement une tribune de soutien à leurs aînés signataires de la première tribune. Qu’est-ce que cela révèle de l’état de l’armée vis-à-vis du pouvoir ?

Cela révèle une interrogation profonde de la part de beaucoup de militaires. Je suis un jeune retraité et je reste en contact avec beaucoup de jeunes qui sont sur le terrain. Je suis frappé de leur désarroi et de leur recherche de sens. Ils sont complètement déboussolés. Les militaires s’engagent librement au service de leur patrie et acceptent librement l’hypothèse de pouvoir y laisser leur peau.
La question centrale qui se pose et qui fait l’objet du titre de l’ouvrage du signataire de la première tribune, le général de Richoufftz, est « Pour qui meurt-on ? »
Cette question reste d’actualité. Pour qui meurt-on ? Pourquoi se bat-on ? Que doit-on défendre ?
On peut discuter sur la forme mais, le constat opéré, n’importe qui de bonne foi ne peut que le corroborer.

L’eurodéputé François-Xavier Bellamy a déclaré, hier, que plutôt que d’entendre le message, on s’en prenait au messager. On dit toujours que les militaires ont un devoir de réserve. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’armée est appelée « la grande muette ». Ces militaires ont-ils eu raison d’intervenir ou auraient-ils dû respecter leur devoir de réserve et se soumettre ou se démettre ?

Il faut se pencher sur les textes qui encadrent les droits et devoirs des militaires. Les militaires ont adhéré en toute connaissance de cause à un État. Je vais vous citer exactement l’article L4111-1 du Code de la défense : « L’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. » Une fois que l’on a dit cela, on parle beaucoup du devoir de réserve.
Plus loin, l’article L4121-2 du Code de la défense précise que les opinions politiques ne peuvent être exprimées qu’en dehors du service avec les réserves exigées par l’état militaire. Par ailleurs, le statut des militaires a été réformé en 2005. Il est bien précisé que les militaires doivent se plier aux exigences des discipline, loyalisme et neutralité. Comme je le disais tout à l’heure, les limites associées au devoir de réserve ne sont pas nettement identifiées. En général, ce qui est souvent reproché, c’est de dépasser les limites imposées par le devoir de réserve. C’est flou et souvent subjectif.
Dans une tribune sortie ce matin, Alain Bauer dit de façon assez nette qu’il voit l’expression d’un puissant mouvement de consternation et d’exaspération. Cette réplique est la réponse indirecte à la façon dont cette première tribune répond à ce qui a été interprété et ressenti comme un profond mépris pour le fond et la teneur du message. En effet, je souscris à ce qu’a dit François-Xavier Bellamy. Le constat opéré est l’aboutissement d’une dégradation progressive. Au cours de ma carrière, j’ai vu les relations sociales se dégrader progressivement pour en arriver au terrible constat que les gens ne se supportent plus.

Il y a quelque chose de révélateur dans cette deuxième tribune. L’hebdomadaire qui a décidé de la publier a proposé aux gens de la signer. Hier soir, il y avait plus de 100.000 signataires et la tribune avait été lue plus d’un million de fois. Un sondage avait dit que 57 % des Français étaient d’accord avec la première tribune publiée. Ce qui est rassurant ou pas pour le pouvoir en place, c’est que l’initiative des militaires a été très majoritairement soutenue par la population. Le constat que dressent les militaires est a priori celui, aussi, de la majorité des Français…

Cela fait appel à des ressorts à la fois sociologiques et psychologiques. Le pays traverse une crise grave où les tensions se sont exacerbées et il y a des inquiétudes pour le lendemain. Cet accueil positif de cette initiative au sein de la population ne me surprend pas. Il y a réellement une France qui doute d’elle-même, qui a peur et qui perd ses repères.
Je voudrais revenir sur l’impact direct de cette initiative. Personnellement, je suis triste de voir la communauté militaire se déchirer à ce point. Vous avez ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, ceux qui critiquent le fond, ceux qui critiquent la forme et ceux qui critiquent et le fond et la forme.
Il faut que les esprits se calment et en revenir à la raison. Il faut se mettre autour d’une table et discuter sur un constat. Si on est de bonne foi, on peut difficilement le contester. C’est l’aboutissement d’un long processus qui aboutit au terrible constat que nous faisons actuellement. Il ne se passe pas un jour sans faits divers tragiques.
Il y a eu des échanges d’insultes. Très franchement, je suis triste pour le chef d’état-major des armées qui est un officier remarquable et qui vaut mieux que l’image que l’on projette de lui. Il doit probablement traverser une période extrêmement difficile. Il faut que la raison l’emporte. On ne peut pas balayer d’un revers de main cette initiative uniquement pour des questions de forme. Le général d’armée et président de la Saint-Cyrienne, Bruno Dary, a conclu cette tribune par une citation de Saint-Exupéry. « Puisque je suis l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens quoi qu’ils fassent […] Quoi que je pense alors sur eux, je ne servirai jamais de témoin à charge ! »

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

De la déconstruction à la destruction

Macron anarcho-tyrannie

Déconstruire l’histoire, comme annoncé sur une chaîne de télévision US, c’est tout un programme: l’histoire étant la mémoire, l’identité de la nation, déconstruire l’histoire est une manière de déconstruire la nation. Mais cela ne suffit pas. Dans un pays forgé par l’Etat, il est urgent de déconstruire l’Etat.

D’où la suppression de sa haute fonction publique qui en est un pilier, son école l’Ena, issue de la Libération, le métier de préfet qui en est l’incarnation même depuis Napoléon. Il est essentiel aussi de déconstruire sa tradition de liberté à travers une dictature sanitaire qui ne dit pas son nom, constituée de mesures aussi absurdes et contreproductives que liberticides (emprisonnement à domicile et couvre-feu). Au passage il convient d’éradiquer les lieux de sa vie sociale (restaurants, théâtres, cinémas, commerces de quartier). L’anéantissement de la démocratie parlementaire, au centre de l’identité politique de ce pays en est un passage obligé avec l’abolition de fait du parlement (prolongation indéfinie de l’état d’urgence, usage des ordonnances à répétition).

Qu’il y a-t-il derrière cette politique de déconstruction? Un projet idéologique, certes, la table rase comme réminiscence des régimes totalitaires du siècle dernier. Y voir également une stratégie politicienne: ayant échoué ou renoncé à de grandes réformes indispensables (retraites), déconstruire est censé donner l’illusion du mouvement.

De même la grande casse doit permettre de détourner l’attention du chaos (violence, insécurité, gigantesques déficits) engendré par l’irrésolution et l’incompétence. Une dimension psychologique enfin, l’ultra-narcissime qui consiste à déconstruire le pays pour mieux pavoiser sur ses ruines. Entre le mot déconstruire et celui de détruire, la nuance est faible. Une certitude: tout cela se paiera un jour. « Ceux qui donnent le branle à l’Etat sont les premiers absorbés par sa ruine » (Montaigne, les Essais T 1- ch. 24).

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Samedi 15 mai – Manifestation nationale contre le Pass sanitaire à Paris

Voile islamique sur une affiche électorale : un (gros) caillou dans la chaussure LREM

voile islamique LREM

Les polémiques sont comme les petites fleurs au printemps : elles fleurissent, à tour de rôle, quand l’une se fane, l’autre prend le relais. Et tout cela avec une régularité cyclique de métronome.

Voici donc revenu le voile islamique.

Sur l’affiche de campagne des élections départementales de LREM pour le canton 1 de Montpellier apparaît une candidate voilée.

Jordan Bardella, du RN, a réagi aussitôt sur Twitter : « C’est cela, la lutte contre le séparatisme, Marlène Schiappa ? » Et c’est le député Stanislas Guerini, délégué général de LREM, qui lui a répondu : « Les valeurs portées par LREM ne sont pas compatibles avec le port ostentatoire de signes religieux sur un document de campagne électorale. Soit ces candidats changent leur photo, soit LREM retirent leur soutien. » Il n’a tout de même pas signé d’un « Stanislas, belle journée ! » constellé d’émoticônes rieuses, mais cela sentait son community manager empressé, soucieux de tuer dans l’œuf le brain shaming que pourrait susciter un consommateur mécontent.

Les polémiques reviennent, donc, mais si les thématiques restent les mêmes, les positions avancent.

Il n’y avait qu’au NPA, il n’y a pas si longtemps, que l’on osait montrer clairement une candidate voilée : c’était, d’ailleurs, pour Ilham Moussaïd, candidate NPA aux régionales en PACA, qu’un arrêt du Conseil d’État du 23 décembre 2010 avait tranché : « Il est permis de se présenter à une élection en arborant un signe religieux. » Effet papillon propre à la jurisprudence, un petit parti confidentiel sans réel poids démocratique embarrasse indirectement, des années plus tard, celui dit de la majorité.

Interrogée, le 20 mars 2019, sur Europe 1, Marlène Schiappa avait déclaré, un peu embarrassée, « que ça devrait être étudié au cas par cas. Légalement, rien n’empêche une femme qui porte un voile de se présenter à des élections. Il n’est pas utile de crisper inutilement sur de tel sujets. » Avant de s’empresser de rajouter que la question ne se « posait pas à sa connaissance ».

Sauf qu’à présent, elle se pose. Et cela canarde de tous les côtés en direction de Stanislas Guerini. De ses adversaires politiques – « Je crois que ce qui me sidère le plus, dans cette affaire, c’est un président de parti qui découvre ses candidats sur Twitter », ironise Nelly Garnier. « Vous retweetez l’extrême droite dans le plus grand des calmes », dénonce Raphaëlle Rémy-Leleu – à, plus gênant, son propre camp : Naïma Moutchou, députée LREM du Val-d’Oise, le met en garde : « Écarter cette candidate serait une discrimination […] Le mépris du droit, c’est l’agenda du RN. Pas le nôtre. »

Aurore Bergé, elle, lui a apporté un soutien. Comme Gabriel Attal, ce mardi matin, sur France Inter : « On ne souhaite pas présenter une candidate avec un signe ostensible religieux sur les documents officiels de campagne, c’est une question de choix politique. »

Mais on voit que l’argumentaire est en funambule sur la même ligne de crête. Stanislas Guerini et Gabriel Attal, dans le tutu de la laïcité que leur impose une loi séparatisme dont l’encre n’est pas encore sèche, avancent à petits pas comptés, s’accrochant à l’ombrelle d’une sémantique finement pesée : « sur un document électoral », précise l’un, « sur les documents officiels de la campagne », renchérit l’autre. Céline Pina, pas du genre à se laisser embobeliner, ne s’y est pas trompée : « L’idée n’est pas d’enlever le voile pour la photo, mais de dénoncer le symbole qu’il représente. Une fois élue, elle pourrait le porter dans les assemblées délibérantes, donc ? »

Car l’enjeu, c’est évidemment la présidentielle. Choisir, c’est renoncer, disait André Gide. Comment ne pas froisser cette gauche sur laquelle on compte au second tour sans faire fuir cette droite que l’on doit séduire au premier ? Et avant cela, c’est LREM, très clivé sur ce sujet – on pense notamment à Anne-Christine Lang -, qui pourrait s’entre-déchirer.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le colloque de l’Institut Iliade aura lieu le samedi 29 mai prochain à la Maison de la Chimie à Paris

colloque de l’Institut Iliade

12/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« 2021 : au-delà du marché, l’économie au service des peuples. » Voici le titre du prochain colloque de l’Institut Iliade qui s’est donné pour mission de rechercher des voies alternatives au libéralisme, de façon à remettre l’économie au service des peuples, du politique et de projets civilisationnels.

De 10h jusqu’à 19h, des interventions se succéderont, présentées par de nombreux orateurs, dont Jean-Yves le Gallou, François Bousquet ou encore Marion Maréchal en tant que directrice de l’ISSEP.

En raison des contraintes gouvernementales, la salle est réduite avec une jauge et le nombre de places limité. Si vous souhaitez participer, il vous faudra donc acheter un billet en amont, alors n’hésitez pas à réserver dès maintenant sur le site internet de l’Institut Iliade.

Pour s’inscrire : https://www.weezevent.com/l-economie-au-service-des-peuples

Le tueur d’Éric Masson arrêté – Le vrai coupable s’appelle Macron

Macron

Quand un chef d’Etat met en cause les violences policières dans un entretien sur des réseaux sociaux suivis par des adolescents ou de tout jeunes gens (le média en ligne Brut, le 5 décembre dernier), quand ce même président, sur le même réseau en ligne, dénonce les contrôles au faciès et les discriminations, quand le même président, un an auparavant, au salon de la BD d’Angoulême, posait à côté du dessinateur Jul qui tenait un t-shirt attaquant la police, il ne faut pas s’étonner qu’un garçon de 19 ans, Ayoub A., multirécidiviste mais toujours traité avec une extrême indulgence, trouve normal d’abattre un policier. Il est clair pour des garçons de cet âge que les policiers appartiennent au camp des salauds. C’est le président qui le dit ou qui le laisse entendre. Ce sont ses profs qui l’assurent, peut-être, ce sont les médias qui le rabâchent en boucle.

Un garçon de 19 ans n’est pas capable de faire la distinction entre des propos outranciers de polémique politique et la vérité. Le résultat est là : ce jeune voyou a assassiné un policier comme on abat un chien enragé. Sans se poser de questions.

Ceci est tellement vrai que lundi des tags sont apparus (à Lyon, notamment) se félicitant de cet assassinat : « Balle dans le front pour Eric Masson. Prochaine cible BST [les brigades spéciales de terrain] du 8ème ».

Mais, rappelez-vous : des inscriptions ou des propos semblables, il y en a eu après l’assassinat d’Arnaud Beltrame, notamment dans les rangs de LFI, comme on en a lu sur les réseaux sociaux en soutien à Merah après ses crimes toulousains, y compris ce froid assassinat d’une petite fille de 7 ans.

Tout ceci est une suite logique, au fond : Macron a lâché sa police. Pire que cela, il l’a montrée du doigt, il a donné les mots qui la désignent comme dangereuse et punissable.

Consommation trop forte de drogue ?

Pour l’heure, quatre personnes ont été arrêtées dimanche soir : le tueur présumé et sa sœur, à qui appartiendrait la voiture utilisée pour la fuite en Espagne, le chauffeur du véhicule, âgé d’une cinquantaine d’années, et un autre jeune, de 20 ans.

Avec un bon avocat, genre Dupond-Moretti, capable de terroriser les jurés comme il croit pouvoir terroriser Marine Le Pen dans les Hauts-de-France, le jeune assassin présumé peut s’en tirer par la reconnaissance d’un état de délire morbide dû à la surconsommation de drogue. Il y a eu des précédents…

Celui que l’enquête semble désigner comme l’assassin explique pour l’heure qu’il était chez sa mère au moment des faits. Et son avocat ajoute qu’il n’a pas « le profil d’un tel délinquant » (délinquant ? Le mot est un peu léger !). Pourtant, ce même avocat sait que son (très fidèle) client a déjà été condamné pour violences et pour trafic de drogue. Beau palmarès, tout de même, à 19 ans !

Les policiers, eux, s’expriment avec une grande virulence : « Nous sommes devenus des cibles dans cette société », constate le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. « La lutte contre la délinquance met le policier dans une position de danger, voire met sa vie en danger. » Un comble, dans une société de droit, une société que l’on nous présente comme dé-mo-cra-tique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2021

Pourquoi la France est un volcan, par Ivan Rioufol

La France est un volcan prêt à se réveiller. La colère n’est pas seulement chez les policiers et les militaires, qui ne prennent plus de gants pour l’exprimer. La colère est au cœur de ceux qui constatent les démissions quotidiennes de l’Etat bavard, confronté à la montée des violences et des insécurités. Certes, samedi, Emmanuel Macron a admis : « C’est une réalité de dire qu’il y a de la violence dans notre société et qu’elle enfle (…) Il nous faut continuer d’avancer pour que la réponse pénale soit au rendez-vous de la réalité de la société et de son évolution ». Mais que valent ces mots quand le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, choisit dès ce week-end de quitter son poste pour aller mener campagne contre Marine Le Pen dans les Haut-de-France, pour les régionales ? Il suffit, pour illustrer le décalage entre les « élites » et la vie des gens, d’observer ce ministre de la Justice, empli de suffisance et de mots gras.

Il semble n’avoir rien entendu du message des foules venues l’autre jour, place du Trocadéro à Paris et ailleurs en France, pour réclamer « justice » dans l’assassinat Sarah Halimi. Il semble ne rien mesurer non plus des désordres publics causés par le laxisme de l’institution. Dupond-Moretti ne trouve, en effet, rien de plus urgent que de se montrer devant des caméras pour insulter « Marine Le Peste », dénoncer la « haine que propage le RN » et qualifier lui-même sa présidente d’ « ennemie que j’exècre ! ». Cette violence verbale laisse voir une pensée frustre.

Cette classe politique, qui se caricature dans l’arrogance et le nombrilisme, n’est pas à la hauteur de la situation que connaît le pays. La décence devrait amener les responsables à s’interroger sur les faillites d’un système qui produit tant de désastres. Les socialistes ont, de ce point de vue, le bon goût de faire profil bas, ce lundi, à l’occasion de l’anniversaire de la victoire de François Mitterrand, le 10 mai 1981. Ils sont pour beaucoup – mais la droite n’a pas été en reste – dans l’affaiblissement de la nation. Et cette situation est parfaitement décrite par la deuxième lettre ouverte aux dirigeants, publiée hier soir sur le site de Valeurs Actuelles, signée cette fois par des militaires d’active. Dès ce lundi j’ai apporté, avec des milliers d’autres, mon soutien à ce texte qui refuse de se plier aux intimidations. La force du document, qui met en garde conte un « effondrement » et une « guerre civile », tient à son réalisme factuel.

Cette alerte militaire s’ajoute aux exaspérations des policiers qui prennent l’opinion à témoin. Outre une forte mobilisation populaire, dimanche à Avignon après le meurtre d’Eric Masson par un trafiquant de drogue, la « marche citoyenne » du mercredi 19 mai s’annonce importante. Les policiers et les militaires, conspués et ridiculisés par les ennemis intérieurs et leurs collaborateurs, sauront-ils réveiller les consciences ? Il est temps, pour les indignés, de se faire entendre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Origines du Covid-19: la thèse officielle contredite ?

Brice Perrier

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Qualifiée au départ de complotiste par les médias, la thèse d’une fuite du Covid d’un laboratoire de Wuhan refait surface. Le 30 avril 2021, des experts scientifiques de renom ont écrit au directeur de l’OMS pour qu’une enquête indépendante soit menée en Chine. Un an et demi après le début de l’épidémie, l’origine du virus reste toujours obscure.

Pour en parler, Sputnik donne la parole au journaliste d’investigation Brice Perrier. Dans un livre d’enquête, Sars-CoV-2, aux origines du mal (éd. Belin), l’auteur fait la lumière sur les zones d’ombre, les contradictions et les faiblesses de la thèse officielle. Le scénario d’une fuite d’un laboratoire de Wuhan a selon lui toute sa place dans les enquêtes scientifiques à mener.


[vidéo] Renaud Camus : “Le peuple indigène de la France est bel et bien remplacé”

Renaud Camus

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’écrivain Renaud Camus, auteur du Grand Remplacement (Éditions de La Nouvelle Librairie), était l’invité d’André Bercoff, mardi 4 mai sur Sud Radio.

Ostracisé dans les médias, Renaud Camus n’a que rarement la chance de pouvoir s’expliquer sur la théorie du Grand Remplacement, pour laquelle il est à l’origine. L’occasion de rappeler ce qu’est “le phénomène le plus important” de notre époque.

“Le peuple indigène de France est bel et bien remplacé”

Le Grand Remplacement, c’est le peuple qui est dissout et change de forme comme de fond. Une dissolution qui s’installe “depuis 20 ou 30 ans”, selon l’écrivain qui y voit “une réalité la plus importante de notre époque et de toutes les époques, en ce qui concerne l’histoire de France”. Renaud Camus rappelle que changer de peuple “ne s’est jamais rencontré depuis dix ou quinze siècles dans la plupart des pays d’Europe”.

Un peuple français déjà “en cours de remplacement”, dans un processus qui est même “bien avancé”, selon le théoricien. L’écrivain pointe des parties du territoire où “le peuple indigène de France est bel et bien remplacé”, allant jusqu’à “disparaître dans des départements entiers”, assure-t-il.

“C’est le négationnisme de masse”

Ce phénomène historique n’est pas dû au général. “Cela n’aurait jamais été possible sans le ‘petit remplacement'”, estime Renaud Camus qui l’illustre par “le changement et la disparition de la culture, l’effondrement de l’école”. Des facteurs qui placent le peuple “dans un état d’abrutissement et d’hébétude”, qui “accepte passivement ce qui, pour des générations, était l’horreur absolu, ce qu’il fallait refuser à tout prix”, rappelle l’écrivain.

Un effondrement qui s’illustre par “ce qu’est devenu le baccalauréat, l’état de l’orthographe” et un délitement de l’école, “au point de ne pas se rendre compte du phénomène le plus important”, selon Renaud Camus. “Tout est fait pour que cette population ne s’en rende pas compte, c’est le négationnisme de masse, la négation du Grand Remplacement, un déni très massif”, dénonce le théoricien.


Jusqu’où ira le vent de colère dans la police ?, par Franck Deletraz

policiers en colère

Ils étaient plusieurs milliers, dimanche, policiers et simples citoyens venus de toute la région, à s’être rassemblés dans la cour de l’hôtel de police d’Avignon pour rendre un hommage particulièrement poignant à cette énième victime de l’ensauvagement effrayant de notre pays qu’est le brigadier Eric Masson. Un rassemblement empreint d’une grande dignité, ponctué seulement par les interventions des collègues du défunt, plusieurs Marseillaise, les applaudissements et enfin les acclamations d’une foule de Français excédés de voir nos forces de l’ordre aujourd’hui systématiquement prises pour cibles. Cependant, on aurait tort de croire que derrière le calme et le caractère très digne de cet hommage ne se cache pas une colère d’une ampleur sans précédent, à deux doigts d’exploser, et capable, qui sait, de faire trembler le gouvernement sur ses bases.

Une ampleur sans précédent

Alors que, fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats de policiers ont fait pour un temps abstraction de leurs divisions et se sont mis d’accord pour défiler tous ensemble le 19 mai prochain à Paris (voir Présent du 8 mai), l’image des agents du groupe départemental d’intervention du Vaucluse se tenant dimanche par la taille et les épaules, comme pour entrer en mêlée, derrière le portrait de leur collègue assassiné par un voyou ethnique, avait un caractère hautement symbolique. Désormais, en effet, il est hors de question pour les forces de l’ordre et leurs représentants de tolérer plus longtemps cette situation. Et cela même s’il faut, pour obtenir satisfaction, entrer dans un violent conflit avec ce gouvernement qui ne cesse de les poignarder dans le dos.

La lourde responsabilité du gouvernement

Au cours de ces derniers jours, plusieurs syndicats n’ont d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt la lourde responsabilité du gouvernement dans la grave dérive à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, dont le secrétaire général David Le Bars, évoquant l’assassinat du brigadier Masson, a expliqué : « Ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait très grave » qui est « le résultat d’un mal bien plus profond qui s’est ancré dans notre société : la haine du flic », qui est elle-même « la conséquence du procès permanent fait à l’institution policière », y compris par certains membres du gouvernement. Quant aux solutions à apporter en urgence à cette crise, elles sont évidemment nombreuses. Comme le soulignait Fabien Vanhemelryck, pour le syndicat Alliance, « le gouvernement les connaît. Il y a des lois, elles doivent être appliquées, les peines doivent être incompressibles, les aménagements de peine doivent être terminés, et si on lance ce signal fort politique avec une réponse pénale ferme, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux pour que la police puisse faire son travail » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2021

Napoléon fait de l’ombre au Naboléon élyséen

Napoléon

On ne fêtera pas comme il convient, cette année, le bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon Ier.
Service minimum pour nos communicants, pourtant grands spécialistes de la commémoration et de l’hommage. Pour ne pas déplaire, paraît-il, aux indigénistes et autres procureurs de l’histoire de France, ce pays de « racistes systémiques ».
Mais ne serait-ce pas aussi parce que, 200 ans après, Napoléon fait encore de l’ombre à tous ces médiocres Naboléons, politiciens parvenus qui se sont installés dans la république, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même ?
Napoléon Bonaparte, c’est en effet l’anti-Emmanuel Macron.

Mettre fin au chaos ou l’organiser

Napoléon Bonaparte a mis fin au chaos révolutionnaire et réalisé une synthèse imprévue et réussie entre certaines valeurs des Lumières et celles de l’Ancien Régime.
Emmanuel Macron, lui, est l’homme du chaos permanent, l’homme qui s’ingénie à dresser les Français les uns contre les autres, car il ne peut régner qu’en divisant.

Napoléon a reconstruit l’ordre social en particulier grâce à une œuvre remarquable de codification. Grâce à la mise en place d’un État fort et protecteur de l’unité, des libertés et de l’égalité juridique des Français. En mettant en place une véritable méritocratie. En rétablissant aussi la liberté religieuse.
Emmanuel Macron appartient, lui, à la catégorie des déconstructeurs et des iconoclastes : son action vise à déconstruire les systèmes sociaux, à privatiser l’État, à nier l’identité française, à détruire la sûreté publique, à ouvrir toutes grandes les portes à l’immigration. Et à réduire sans cesse la liberté des Français.

Le rang de la France

Napoléon a rendu à la France la place et le rang qu’elle avait perdus sous l’effet de la dégénérescence de la monarchie et du chaos révolutionnaire.
Emmanuel Macron préside, lui, au déclin français sur tous les plans : l’alignement sur l’atlantisme, l’inféodation à l’Allemagne et à la Commission européenne, la soumission aux pétromonarchies, la vente à la découpe du patrimoine économique et industriel, la dépendance internationale.

Napoléon a donné à la France une puissance militaire inégalée, qui lui a permis de tenir tête à toute l’Europe.
Emmanuel Macron, lui, sanctionne ses propres généraux et officiers qui dénoncent le délitement de la France. Et sa police a ordre de reculer devant les racailles.

Un homme d’État

Napoléon était un homme d’État, un fondateur, un politique qui voyait grand et qui savait trancher et résoudre les questions apparemment insolubles, un militaire qui donnait de sa personne. Et même dans sa chute, il fut grand.
Emmanuel Macron, lui, apporte chaque jour la preuve qu’il n’est rien de tout cela.

Napoléon incarnait l’histoire de France et aussi celle de l’Europe.
Emmanuel Macron représente, lui, la France à la dérive et l’Europe en état de mort cérébrale.

Vive l’empereur !

Napoléon reste populaire, et pas seulement en France, 200 ans après sa mort.
Emmanuel Macron, lui, avait déjà atteint son seuil d’impopularité au bout d’une seule année de présidence.

Voilà pourquoi, si en 2021 on peut encore crier « Vive l’Empereur ! », on a la certitude que personne ne criera jamais, librement : « Vive le président Macron ! »

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Censure : Facebook n’en fait pas assez… selon Facebook

Selon son propre conseil de surveillance, qui s’occupe des cas de modération sensibles, Facebook aurait dû réagir plus rapidement contre Donald Trump. Les faits ? Mercredi 5 mai 2021, ce peu indépendant « conseil de surveillance », créé par Facebook pour un coût estimé à 130 millions de dollars, a confirmé la suspension de l’ancien président des Etats-Unis pour avoir « légitimé et encouragé la violence », et propagé de la « désinformation ». Cette confirmation est cependant provisoire : le conseil demande que la décision soit réétudiée dans six mois. Outre que cette interdiction de la liberté d’expression imposée à Trump est prise en dehors de toute décision de justice, loin des tribunaux, le sens du mot « désinformation » fonctionne à sens unique. Serait désinformation toute information allant à l’encontre de la doxa idéologique dominante, une doxa qui, contre Trump, était propagée par 99 % des médias américains.

Mark Zuckerberg, patron et fondateur de Facebook, est-il renvoyé dans les cordes de son propre ring ? Pas vraiment. Le conseil lui demande d’examiner la part de responsabilité du réseau social dans la diffusion de la « désinformation » mais indique que suspendre Trump était « la bonne décision », « nécessaire pour préserver la sécurité publique » suite aux « émeutes » du Capitole du 6 janvier 2021. Le monde libéral-libertaire aime jouer à être menacé de putsch.

Le rapport du conseil soulève un autre problème que celui de la justice rendue hors tribunaux. Il interroge le pouvoir des GAFAM : les réseaux sociaux qui ont interdit Trump de parole, Facebook, Instagram et Twitter, ont interdit d’expression une personne qui était toujours le président des Etats-Unis jusqu’à la date de la passation de pouvoir. Dans le même temps, un de ses discours était censuré sur CNN. Il est donc possible, pour ces entreprises, de censurer le président des Etats-Unis. Voilà qui en dit long sur les véritables lieux du pouvoir politique contemporain.

Pourquoi le conseil de surveillance complique-t-il la donne ? La charte de Facebook ne comporte pas la possibilité de suspendre indéfiniment une personne. Suspendre Trump de cette façon enfreint donc les règles de Facebook. Le même conseil de surveillance affirme dans son rapport que Facebook ne doit pas hésiter à fermer les comptes des « influenceurs » si besoin, y compris des chefs d’Etat. Au moins, les choses sont claires : la censure est de fait officialisée.

Trump a vite réagi en déclarant : « Ce que Facebook, Twitter et Google ont fait est une honte absolue. On a retiré la liberté d’expression au président des Etats-Unis parce que des fous de la gauche radicale ont peur de la vérité mais la vérité sortira de toute façon, plus grande et plus forte que jamais. » Trump est par ailleurs toujours interdit de Twitter. Ironie ? Ses tweets dévastateurs sont de ceux qui ont été les plus diffusés de l’histoire de Twitter. Ils sont donc de fait, aussi, de ceux qui ont le plus enrichi les propriétaires de cette entreprise. Il en va de même pour Facebook. Les GAFAM aiment le beurre et l’argent du beurre.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 mai 2021