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« Humiliés, stigmatisés », les parents des « quartiers populaires » contre l’école des « Blancs »

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Les chrétiens vivant dans la bande de Gaza sommés de se convertir à l’islam

18/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Un nouveau rapport en langue arabe dénonce la recrudescence d’actes anti-chrétiens dans la bande de Gaza. La situation est préoccupante car les chrétiens sont une minorité, on compte 1500 chrétiens pour un million et demi de musulmans – soit 0,1%. Les chrétiens sont les grands oubliés des autorités locales de la bande de Gaza.

Raymond Ibrahim, observateur des médias en langue arabe évoque des agressions sur les chrétiens ainsi que sur les églises. Il mentionne aussi l’enlèvement de ces derniers afin de les intimider.

L’évêque orthodoxe de Gaza, Monseigneur Alexios, confirme ce témoignage en affirmant que les chrétiens se convertissent sous la menace, la contrainte et la force. Sans étonnement les autorités palestiniennes refusent d’enquêter sur ces différentes pratiques malgré la pétition lancée par l’évêque. Le rapport ajoute que les chrétiens de Gaza demandent au monde chrétien d’intervenir.

Les États-Unis décident de la fin de la neutralité du net

18/12/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi 14 décembre, la Commission fédérale des communications, autorité américaine chargée des télécoms, a voté par 3 voix contre 2 de mettre fin au principe de neutralité du net. Le débat a fait rage outre-Atlantique tandis qu’on en parle très peu en France.

Mais qu’est-ce que ce principe la neutralité du net ?

Ce principe a été énoncé par le juriste américain Tim Wu en 2003. Ainsi, les flux d’informations ne peuvent être ni bloqués, ni dégradés, ni favorisés par les opérateurs de télécommunications.

Imaginons-nous qu’internet est un circuit d’autoroutes. Pour y circuler, il suffit de souscrire un abonnement à un opérateur de télécommunications. Pas besoin de frais supplémentaire pour accéder à des contenus en particulier, tels que les réseaux sociaux ou les services de vidéos à la demande.

En quoi la fin de ce principe est-il un bouleversement sur internet ?

Désormais, les opérateurs sont autorisés moduler la vitesse de débit internet en fonction du contenu auquel on souhaite accéder.

Les partisans de la neutralité du net craignent de voir apparaître un internet à deux vitesses. Les opérateurs pourraient demander des frais supplémentaires aux entreprises pour une meilleure vitesse de débit. Les jeunes entreprises seraient désavantagées, ou encore celles qui ont le moins de moyens financiers.

Les adversaires de la neutralité y voient donc un frein à l’innovation, voire un risque de contrôle par les propriétaires des réseaux télécoms, et in fine par l’État.

Et quel impact la fin de la neutralité du net aux États-Unis peut avoir en France ?

Depuis des directives adoptées en 2015, l’Union Européenne garantit ce principe par la non-discrimination des contenus transmis sur le réseau et la libre consultation et diffusion des contenus.

Cependant, on peut imaginer que les opérateurs télécoms, comme Orange, feront pression en Europe pour obtenir plus de libertés dans leur action.

La bombe migratoire africaine est une réalité

18/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La bombe démographique de l’Afrique est une réalité et rien de sérieux n’a encore été fait pour tenter d’enrayer l’exode des jeunes Africains.

Découvrez cette nouvelle vidéo publiée sur Polony TV.


Autriche : le gouvernement investi ce lundi. Heinz-Christian Strache a prôné une politique d’immigration zéro

18/12/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Le nouveau gouvernement autrichien doit être investi ce lundi. Trois ministères de premier plan ont été attribué à des membres du FPO : les Affaires étrangères, l’Intérieur et la Défense.

Le nouveau chancelier, Sebastian Kurz, est un conservateur âgé de 31 ans. Pour avoir la majorité au Parlement, il s’est allié avec le parti populiste qui avait déjà participé à des gouvernements entre 2000 et 2007.

Le leader du FPO, Heinz-Christian Strache s’est prononcé en faveur d’une politique d’immigration zéro. Les deux partis de la coalition ont dénoncé par le passé l’émergence de sociétés musulmanes parallèles en Autriche.


Cette armée de combattants français qui repoussent les cyberattaques

18/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que les systèmes informatiques les plus sensibles de l’État français sont quotidiennement la cible de milliers de cyberattaques, des dispositions ont été prises pour mettre en place une véritable armée de cybercombattants.

Aujourd’hui, ils seraient 3 000 à œuvrer pour le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur, afin de défendre les intérêts de l’État sur le nouveau champ de bataille qu’est Internet.

En ligne de front, les cybercombattants déjouent au quotidien des milliers de cyberattaques dont le grand public n’aura jamais connaissance. Ils assurent la protection des infrastructures numériques les plus sensibles de la France, face à un éventail d’ennemis chaque jour plus large. Des Russes à Daech en passant par la Corée du Nord et des groupes de hackers d’élite indépendants, tous s’adonnent désormais à une guerre en ligne, qui peut rapporter gros. Leurs attaques sont devenues si puissantes qu’elles peuvent espionner des ordinateurs à distance, en prendre le contrôle ou rendre leurs données irrécupérables. Pas si grave lorsqu’il s’agit d’ordinateurs personnels. Catastrophique lorsqu’ils appartiennent à l’État et contiennent la localisation des troupes françaises à travers le monde.

(…)

Les cybermenaces sont telles que l’État recrute à tour de bras, en ratissant large. Une campagne a été lancée en début d’année. «Un réseau de 180.000 machines», «partout dans le monde», «des possibilités de carrières», «des postes militaires ou civils»… Avec de tels arguments, le ComCyber veut regrouper 4400 cybercombattants d’ici 2019. Leurs portes sont grandes ouvertes aux profils «motivés» et aux «passionnés». «Un jeune homme ou une jeune femme qui vient d’acquérir un BTS Informatique ou une école d’ingénieur en informatique, qui est prêt à s’investir, peut ainsi rejoindre nos équipes et trouvera sans aucun doute sa place», écrit le Lieutenant-colonel Hervé, du ComCyber.


Philippe Bilger Union des droites

Affaire Urvoas-Solère : La Justice a ses naïfs !, par Philippe Bilger

Il y a le paysage officiel, ce que la Justice montre d’elle-même et qui, contrairement à ce que pensent des contempteurs compulsifs, n’est pas médiocre et mérite d’être expliqué et défendu.

Il y a, sur le plan des apparences qui – par l’entremise de médias qui ne seraient pas trop ignorants ou partiaux – sont offertes à la curiosité du citoyen, des avancées considérables. Non seulement par rapport à ce que j’ai pu connaître comme magistrat en quarante années de carrière mais au regard de la simple observation politique qui permet de distinguer un état de droit dévoyé sous la présidence de Nicolas Sarkozy et une normalité judiciaire favorisée par François Hollande et Christiane Taubira à l’égard de laquelle, pour l’essentiel, j’ai pourtant économisé mon indulgence.

Aussi surprenant que ce constat puisse apparaître pour beaucoup qui préfèrent leurs préjugés à une réalité qui les contredirait, nous n’avons pas pâti de 2012 à 2017, pas davantage avec les premiers mois d’Emmanuel Macron, d’une justice politique dans le mauvais sens du terme. Une indépendance du juge battue en brèche par un pouvoir ayant caporalisé les Parquets et les procureurs ! Cette vision serait totalement erronée et injuste.

Il y a une Justice qui dans sa transparence – limitée par le secret de l’enquête et de l’instruction – et avec son visage public n’est pas indigne de ce qu’une démocratie se doit d’exiger d’elle. Ce ne sont pas l’ineptie, le sommaire ou l’amateurisme de beaucoup de critiques qui me feront dévier de cette cohérence appuyée sur une certaine expérience.

Mais je ne suis pas naïf.

Derrière le paysage officiel, il y a les coulisses, l’officieux. Les cachotteries, les petits secrets.

Je ne fais pas seulement référence à ce qui vient de surgir et qui semble concerner l’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas – certains se déchaînent sans attendre – et le député Thierry Solère. Pour ce dernier qui a donné si volontiers des leçons de moralité politique à une droite qui a décidé, elle, de ne pas s’éparpiller, il y a comme une étrange ironie à relever qu’il y a l’éthique affichée et les accommodements personnels. J’apprécie que le délégué général de LREM ait immédiatement réagi et envisagé que Thierry Solère puisse être exclu de ce groupe si largement majoritaire (Le Figaro).

Quand on réfléchit aux statuts, aux structures, à la pureté des principes, on oublie – ou on feint d’oublier – cette triste évidence que de manière occulte il y aura toujours des circuits, des processus, des ententes, des complicités, des amitiés, des appartenances et des fraternités qui viendront sinon mettre à bas l’édifice ostensible, l’institution éclatante mais les éviter, les suspendre ou les négliger quelque temps. Il y a des exemples à foison dans l’histoire judiciaire.

Au risque de sembler trop pessimiste, je n’imagine pas un seul instant qu’une rectitude singulière et collective puisse être si globalement respectée qu’elle garantisse que derrière le monde officiel espéré irréprochable, il n’y ait pas une multitude d’ombres s’agitant sur un mode clandestin et à l’abri d’une imprudence à la Thierry Solère ayant gardé la preuve dans son portable.

Pourtant c’est cette certitude d’exemplarité absolue – de ceux qui sont en charge du pouvoir et de ceux qui viennent abusivement le solliciter – qui serait seule à entraîner la coïncidence de la superficialité, de ce qui est montré, avec le profond, ce qui est caché. Du discours et des pratiques à l’air libre avec les manoeuvres en catimini. Et donc la disparition de ce qui n’est plus acceptable.

Cette certitude, nous ne l’aurons jamais, parce que l’univers idéal où une éthique sans faille, une résistance roide et constante à tous les sentiments, à l’amitié, à la réciprocité des services, à l’appréciation indulgente des transgressions discrètes domineraient, sera toujours à mille lieues de notre monde si tragiquement, humainement imparfait.

Pourtant il convient, pour ne pas tomber dans un désespoir républicain, une sorte de cynisme à la “à quoi bon”, de se battre, fût-ce tout seul, contre les facilités de la souplesse morale et intellectuelle, en portant haut l’exigence de l’éthique personnelle et professionnelle (La Croix).

La Justice a ses naïfs mais il ne faut pas se moquer d’eux. Ils sont comme un aiguillon, un défi.

Article paru sur le site de Philippe Bilger

I-Média : Guerre des sexes, les médias attaquent

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les femmes sont plus petites car privées de nourriture par les hommes ». C’est la dernière trouvaille féministe publiée par France Info et l’Obs.

Depuis l’affaire Weinstein les féministes déconstruisent les rapports hommes femmes: courtoisie, langue, conte, tout y passe. Il est temps de dire stop, calmos.


En voyant les obsèques de Johnny, j’ai cru que la Reconquista avait eu lieu…, par Martin Moisan

Je n’en croyais pas mes yeux ! J’ai ressenti la même chose que le talentueux journaliste Thierry Normand, sur Boulevard Voltaire.

Nous étions enfin entre nous. Un million de Français sur les Champs-Elysées. Terminés les barbus en djellabas, les voilées, les emburkanées, les rappeurs, les racailles et autres parasites. Fini le vivre ensemble qu’on cherche à nous imposer depuis 40 ans. Terminé les rassemblements qui dégénèrent en vandalisme et en agression des forces policières. Nous étions de nouveau en France ! Avec ces gens qui nous ressemblent, se comportent bien, ont de l’éducation.

Sur les Champs-Elysées, les bikers avaient remplacé les supporters algériens ou marocains, ceux qui piétinent la tombe du Soldat inconnu. Pas de collabos, pas de gauchistes, pas d’antifas, pas de sans-papiers hurlant « Et des papiers pour tous ». Rien que des Français, rien que des images de la France des années 1960 et 1970.

Même à l’église de La Madeleine, Patrick Bruel, Jean Réno, Line Renaud, Marion Cotillard (cherchez l’erreur) et rien que des gens comme nous. Pas de Djamel Debbouze, pas d’Omar Sy, pas de Noah, pas de Nabila, pas de Bouteldja, pas de « Chances pour la France »…

Je me suis dit un instant que René Marchand et son livre « Interdire l’islam » avait été entendu. J’ai rêvé que le programme de « Génération Identitaire » sur la Remigration. avait été appliqué. J’ai imaginé que le livre « Le Grand Rembarquement » d’Emmanuel Albach n’était plus une fiction. J’ai songé que le cauchemar de « Guerilla » de Laurent Obertone ne pourrait plus jamais se produire. Je me suis rassuré : « Soumission », de Houellebecq, c’était une fiction derrière nous.

Je me suis dit que les crevures de l’antiracisme ne pourraient plus nous traîner devant les tribunaux. J’ai imaginé que plus jamais Merah et ses acolytes responsables de Charlie, le Bataclan, Nice, le père Hamel, les policiers de Magnanville, Laura et Mauranne, Joachim ne séviraient en France.

Bref, j’ai rêvé de la Reconquista, autre oeuvre majeure de René Marchand.

Et puis, ce matin, j’ai regardé le site Fdesouche, et j’ai compris que la France et l’Europe, c’était devenu autre chose que le Paris d’un 9 décembre 2017…

Martin Moisan

Article paru sur le site de Riposte Laïque

Eric Zemmour Françafrique

Éric Zemmour : “Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans”

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le rapport sur le projet controversé d’aéroport a été remis mercredi 13 décembre à Édouard Philippe. Les trois médiateurs refusent de trancher. Ce sera donc au président de la République de le faire à la fin du mois janvier.

C’est une longue histoire qui s’achève. Une très longue histoire. Presque aussi longue que la Ve République. Quand la déclaration d’utilité publique ouvre ce chantier en 1965, Charles de Gaulle est à l’Élysée.

Plus de cinquante ans plus tard, 178 décisions de tribunaux et sept présidents de la République, la première pierre de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’a toujours pas été posée. Le temps est passé qui a transformé une idée à la mode en une idée ringarde.

Dans les années 60, c’était le temps de l’État roi, l’État aménageur, l’État modernisateur, l’État bétonneur, l’État planificateur, qui construit à tout va. Tout un programme : la province comme la banlieue sont alors traitées par l’Administration comme une colonie. Dans l’intérêt général du pays, bien sûr, mais en se moquant comme d’une guigne de l’avis des populations.

Depuis, tout a changé. Les colonisés se sont rebiffés. Avec les “zadistes”, on se croirait revenu au temps des bandes qui écumaient la France sous l’Ancien régime. La mort d’un manifestant a durablement tétanisé l’État et ses représentants.

L’État est devenu un Gulliver aux mains attachées (…). L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans. On a toujours tort d’arriver trop tard.


Marlène Schiappa ministre laïcard préfère l’école catholique, par Guy Rouvrais

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » s’est félicitée le 8 décembre dernier d’avoir été jugée digne de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France. Sans doute est-ce pour l’ensemble de son œuvre que l’organisation maçonnique l’a distinguée, mais aussi pour sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité. Et comme elle est aussi chargée de la famille, certaines associations s’inspirant de la morale catholique ont du souci à se faire…

Ce triomphalisme laïciste a choqué Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, qui était la suppléante de Stéphane Le Foll. Car Mme Schiappa, ardente militante laïque, met ses enfants dans une école privée, catholique ! C’est ce que Sylvie Tolmont révélait sur Twitter.

Colère de la sous-ministre, qui ne dément pas, et pour cause, mais s’indigne d’une atteinte à sa vie privée, sa dénonciatrice ayant donné le nom de l’école, au Mans. Cela permet à Marlène Schiappa de ne pas répondre sur le fond de la question portant, dit son opposante, sur « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Certes, elle n’est pas la première, dans la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique à la laïque, mais le cas de Mme Schiappa est particulier, car entre ce qu’elle professe et ce qu’elle fait il y a plus qu’un grand écart, un gouffre. Elle est la fille de son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, collaborateur du mensuel de cette dernière, La Raison. En 2015, accueillant la Ligue des droits de l’homme dans la ville du Mans, dont elle était ajointe au maire socialiste, elle la saluait en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » Elle terminait son discours par un très maçonnique « salut et fraternité ! ». Toujours dans la Sarthe, elle faisait voter une motion par la section de la Libre Pensée locale qui invitait « tous les défenseurs de la laïcité de l’école et de l’Etat à participer à la manifestation organisée par la Libre Pensée le samedi 5 décembre 2015, à Paris, pour exiger l’abrogation de la loi Debré ». Loi sans laquelle ses enfants ne pourraient bénéficier de l’école où ils sont pour un coût abordable.

La controverse n’est pas close. La suppléante de Stéphane Le Foll a publié un SMS qu’elle affirme être de Marlène Schiappa, en date du 9 décembre : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie. (…) Tu n’as jamais été capable d’en avoir [des enfants] toi-même donc peut-être ne sais-tu pas que c’est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s’en sert pas politiquement. » Au cabinet du ministre, on évoque un « échange virulent » entre les deux femmes, mais on ne confirme pas les termes du message. A suivre, peut-être en justice, Marlène Schiappa menaçant de porter plainte.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2017

Bisounours : Amnesty International déplore l’exécution de trente-huit djihadistes en Irak

15/12/2017 – IRAK (NOVOpress)
Il s’agit du plus grand nombre d’exécutions en Irak depuis celles de 42 djihadistes menées le 25 septembre dernier, dans la même prison.

Lynn Maalouf, directrice de l’ONG Amnesty International pour le Moyen-Orient, a dénoncé ces exécutions, parlant de « mépris flagrant de la vie humaine et de la dignité ».

Selon Mme Maalouf, « Les personnes ayant commis des attaques meurtrières contre la population civile doivent être jugées, mais les exécutions ne sont pas une réponse ».

Les bisounours, ça ose tout, aurait dit le regretté Audiard


Syrie : l’Etat islamique a bénéficié de l’aide militaire fournie par les Américains aux opposants au régime de Bachar el-Assad

15/12/2017 – SYRIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon l’étude publiée hier par une ONG, l’aide militaire fournie par les Américains, et les Saoudiens, aux opposants au régime syrien a contribué à armer l’organisation Etat Islamique. Ce rapport de l’ONG Conflict Armament Research constitue l’étude la plus complète, et la plus précise à ce jour, sur la manière dont l’Etat islamique assurait son approvisionnement en armes. Une grande partie de ce matériel de guerre est naturellement constituée de pillages effectuées par l’EI dans les bases des armées irakienne et syrienne. C’est ainsi que, lors de la chute de Mossoul en juin 2014, de Palmyre en décembre 2016, ou encore lors de l’offensive ratée des forces loyalistes à Taqba en juin de la même année, les djihadistes avaient récupéré de nombreux équipements, des systèmes sol-air de défense ainsi que plusieurs dizaines de chars.

Mais le rapport de l’ONG dévoile également des aspects très inattendus…

Il prouve en effet que l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies par les Etats-Unis (et l’Arabie saoudite) aux groupes armés anti-Bachar. Il révèle par ailleurs que des armes livrées aux opposants au régime syrien par les Américains avaient été achetées, par les Etats-Unis donc, en Russie, Bulgarie, Roumanie et Chine, et que les contrats signés incluaient tous une clause de non-réexportation. Il est donc pour le moins curieux que ces armes aient pu être livrées par les Américains à leurs protégés anti-Bachar, en sus naturellement de se retrouver entre les mains de l’Etat islamique…

Le rapport est néanmoins prudent sur l’intentionnalité de ce transfert

Selon Damien Spleeters, l’un des auteurs de l’étude : « Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles [les opposants au gouvernement syrien] et l’Etat islamique, tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse ». Le rapport n’élucide donc pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession du matériel militaire livré par les Américains aux opposants au régime syrien. Mais M. Spleeters indique : « C’est une chose sur laquelle nous espérons pouvoir enquêter à l’avenir ».

Stéphane Ravier : « Fermer cette mosquée, c’est bien, mais il faut traquer les autres salafistes qui diffusent leurs messages de haine. »

Le sénateur Front national de Marseille se félicite de la décision du nouveau préfet de fermer pour six mois une mosquée salafiste du centre-ville de Marseille dont l’imam, salafiste dit « quiétiste », prêchait un djihadisme armé. Mais il rappelle qu’il y a d’autres mosquées, dans son arrondissement, qui posent problème.

Stéphan Ravier, la préfecture vient de fermer une mosquée salafiste dans le centre-ville de Marseille dont l’imam prêchait le djihad armé. Vous avez salué la décision. Êtes-vous satisfait de cette fermeture ?

Je me félicite de cette fermeture d’autant qu’elle était attendue depuis longtemps.
Tout le monde savait que dans cette mosquée, les prêches étaient plus que virulents avec des appels à la haine au quotidien. Qu’elle soit fermée, c’est une bonne chose.
Le préfet ne l’a cependant fermée que pour 6 mois seulement. Mieux vaut cela que rien du tout. Mais il ne nous dit pas ce qu’il compte faire de l’imam, de celles et ceux qui ont propagé dans le quartier ces discours d’appel à la haine et de combattre les mécréants et de les crucifier. Les messages ont même été diffusés dans les écoles.
C’est bien de fermer la mosquée, car il faut bien commencer par quelque chose, mais il faut traquer celles et ceux qui continuent à diffuser ces messages dans le quartier.

Il semble que vous ayez également une liste de mosquées qui, selon vous, devrait subir le même sort dans votre secteur.
Combien et pourquoi ?

Les 13e et 14e arrondissements ne sont malheureusement pas épargnés. J’ai présenté au préfet il y a quelques semaines ces trois mosquées, deux dans le 13e et une dans le 14e. Il n’était pas étonné, mais il m’a répondu que sa priorité était cette fameuse mosquée qu’il a fini par fermer.
Il a toutefois reconnu que les trois mosquées dont je parlais posaient problème. Alors, on attend, on attend, on ne sait pas bien quoi, mais on attend. J’espère que désormais nous n’attendrons plus trop longtemps.

Avez-vous l’impression que le dialogue est meilleur avec les services publics depuis l’attentat de Marseille et l’arrivée du nouveau préfet ? Les problèmes préoccupants du djihad et de l’islam radical sont-ils désormais mieux traités ?

Le précédent préfet était lui aussi parfaitement au courant. Tous ces appels à la haine et au meurtre dans cette mosquée du boulevard National, tout un symbole, dans le 3e arrondissement de Marseille ne l’a pas conduit à agir.
Le nouveau préfet a agi sans doute grâce à l’actualité dramatique qui lui a permis d’avoir des coudées franches. Car le pouvoir politique a peur des réactions.
C’est déjà devant cette mosquée, il y a quelques années, que des policiers ont dû utiliser la force pour se dégager d’une bande de riverains qui « portaient secours » à une musulmane contrôlée par la police car elle portait un Niqab. La police avait dû user de la force parce qu’il y avait eu une démarche violente de la part de la population. Les pouvoirs publics marseillais ont peur que la situation dégénère.
Le préfet de police, Olivier de Mazières, ne semble pas effrayé. Tant mieux !
J’espère qu’il pourra développer son action.

D’après un spécialiste, l’imam représenterait le courant quiétiste du salafisme et donc ne devrait pas inciter au djihad armé.
Qu’en pensez-vous ?

On en apprend chaque jour. Maintenant, j’apprends qu’il y a deux versions du salafisme. Le salafisme quiétiste et le salafisme djihadiste.
Il y aurait donc les bons salafistes et les moins bons salafistes… Toute cette histoire commence à devenir compliquée !
Si les quiétistes sont tous comme cet imam, alors comment doivent être les autres. Je pense qu’on est en train d’essayer de noyer le poisson. Il y a des salafistes, point. Ils appellent à la haine, au djihad, à la violence et au meurtre. Il est donc temps d’agir en profondeur, et c’est ce qui a été fait à Marseille. Ce n’est que le début de commencement de quelque chose. Il faut évidemment aller beaucoup plus loin, car cela se développe.
Dans le 14e arrondissement, la directrice d’un collège me disait qu’elle observait de plus en plus de jeunes filles portant le voile et de plus en plus travaillées à l’esprit par qui d’un cousin qui arrive du bled, ou d’un imam autoproclamé de la cité et que personne ne connait.
Notre temps de réactivité est beaucoup, beaucoup trop long.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

“Vais-je devenir minoritaire chez moi ?” : la question qui hante les Corses et toute la France périphérique

15/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview publiée dans Le Figaro, Christophe Guilluy revient sur la victoire des nationalistes en Corse.

Le géographe rappelle que la sensibilité des Corses à la question identitaire est liée à leur histoire et leur culture, mais aussi à des fondamentaux démographiques.

La question qui obsède les Corses aujourd’hui est la question qui hante toute la France périphérique et toutes les classes moyennes et populaires occidentales au XXIe siècle: «Vais-je devenir minoritaire dans mon île, mon village, mon quartier?»

C’est à la lumière de cette angoisse existentielle qu’il faut comprendre l’affaire du burkini sur la plage de Sisco, en juillet 2016, ou encore les tensions dans le quartier des Jardins de l’Empereur, à Ajaccio, en décembre 2015. C’est aussi à l’aune de cette interrogation qu’il faut évaluer le vote «populiste» lors de la présidentielle ou nationaliste aujourd’hui. En Corse, il y a encore une culture très forte et des solidarités profondes. À travers ce vote, les Corses disent: «Nous allons préserver ce que nous sommes.»


Star Wars : des étoiles jusqu’à nous

La sortie du huitième volet de la célébrissime saga Star Wars, space opera de capes et d’épée galactique, est l’occasion d’une petite réflexion sur le sens tantôt évident tantôt caché du message qu’elle peut transmettre.

Au-delà de la portée purement divertissante du block-buster américain fantasque, Star Wars est un univers empruntant autant à la culture populaire américaine qu’à la culture classique européenne. Maniant les concepts clés de nos civilisations occidentales dans ses énigmes et ses paradoxes : raison et émotion, guerre et paix, bien et mal. Mais au-delà du dualisme si cher à nos conforts intellectuels, quelle complexité plus grande interroge vraiment Star Wars ?

Le mythe de la princesse guerrière : à travers les personnages de la princesse Leïa, Padmé, Rey. Du chemin d’initiation : chez Luke, Anakin, Rey, Kylo Ren. De la (re)fondation d’un ordre ancien, multiséculaire et opposé en si peu comme en tant : Jedi et Sith. C’est l’expression de la petite aventure commençant dans la maison familiale et qui devient la grande épopée, à travers des mondes exotiques baignés chacun de leurs mythes et de leurs légendes. C’est toujours la même esthétique du truchement entre le microscopique et l’immense, donnant cadre à des monarchies stellaires et des républiques finissantes. Esthétique archéo-futuriste à la croisée du fasciste du soviétique où se côtoient métal hurlant et lames abattues. C’est toujours encore l’aventure chrétienne du sans-grade, l’opprimé ou l’affamé, qui domine sa propre vie par la conquête et le sacrifice évoquant le Christ comme le bushido samouraï, ou la réception de l’enseignement des anciens. Tradidi quod et accepi, je vous ai transmis ce que j’ai reçu, est d’ailleurs prononcé dans ce dernier opus. C’est aussi la place primordiale du rituel qui sanctuarise les concepts, les codes et les valeurs plutôt que les individus, poussières d’étoiles s’ils ne s’assemblent pas dans la camaraderie et la fraternité. L’élection par la dynastie et le lignage, d’un côté comme de l’autre, de forces de la nature cherchant la rédemption au prix d’un lourd tribut. Pas d’impasse sur la musique, extrêmement virtuose de cuivres et de violons qui, à la manière des musiciens de cour ou des tragédies lyriques, accompagne l’action pour la dramatiser et lui donner une portée plus symbolique que purement esthétique. Musique dont le chef d’orchestre Gustavo Dudamel a dit qu’elle peut indéniablement s’inscrire dans les pas de Mozart, Bach, Mahler ou Chostakovitch. Toutes ces raisons, il y en a d’autres, font de l’œuvre un motif digne d’être appréhendée au moins une fois.

En bref, le nanar patricien, l’Odyssée pour les nuls qui veulent l’être moins, la Grande Histoire accessible au peuple, la parabole évangélique. Voilà Star Wars, dont Virgile s’il eût contemplé l’immensité sidérale aurait pu parler en ces termes : sic itur ad astra, c’est ainsi que l’on va vers les étoiles.

Article paru sur le site de Lerougeetlenoir.org