Giorgia Meloni n’est pas fasciste !, par Philippe Bilger

Giorgia Meloni

Parmi toutes les réactions politiques et médiatiques nous annonçant le retour du fascisme avec la position dominante, au sein de l’union des droites, du parti de Giorgia Meloni – Fratelli d’Italia – une lucidité, celle de Julien Dray reprochant à la gauche et à l’extrême gauche de dire n’importe quoi et de ne rien comprendre au phénomène italien (CNews).

Elles ne sont pas les seules.

Ursula von der Leyen, pour le compte de l’Europe maestrichienne, en parlant comme Michel Onfray, dénonce ce résultat électoral pourtant incontestable sans s’interroger sur le droit des nations à privilégier leur souveraineté. Surtout par rapport à une bureaucratie et à des instances européennes visant à remplacer les peuples par des structures à la fois désincarnées mais terriblement intrusives.

Giorgia Meloni a déclaré en 1996 – elle avait 19 ans ! – que Mussolini avait gouverné pour le bien de l’Italie. Mais depuis elle a changé d’avis, révisé ses positions et accepté de participer à l’entente européenne ; mais en affirmant vouloir en changer les règles. Bon courage : d’autres l’ont promis sans essayer, certains l’ont essayé sans rien infléchir.

Dieu, la famille et la patrie, voici la triple invocation au nom de laquelle elle aspire à gouverner l’Italie, en soulignant sa volonté d’être au service de tous ses concitoyens.

Je doute que cet engagement puisse être tenu avec une telle vision purement conservatrice. Même si elle n’a rien de honteux en elle-même à partir du moment où aucun pouvoir n’est contraint de légitimer tout ce qu’une modernité discutable et l’évolution des sociétés inventent jour après jour. Ce que charrie le réel n’est pas à accepter en gros mais à la rigueur au détail.

Sidérant de constater l’étonnement démocratique face à l’émergence de ces partis ou de ces unions conservatrices, voire extrémistes, en Allemagne, en Suède, aujourd’hui en Italie, sans évoquer les pestiférées que sont la Hongrie et à un degré moindre, la Pologne…

Plutôt que tomber dans une dénonciation confortable, seulement éthique (à quel titre, d’ailleurs, puisque des démocraties ont tranché ?), il serait infiniment plus efficace de se demander pourquoi les démocraties traditionnelles apparaissent de nos jours, face aux crises de toutes sortes, comme trop molles, voire impuissantes. À force de ne pas traiter, ou si mal, les problèmes qui gangrènent l’Europe, le retour de bâton était prévisible. Quand la réalité est trop longtemps niée, elle se venge à sa manière.

On ne peut que le constater : des peuples ont envie de tourner les pages anciennes pour en découvrir d’autres, peut-être à leurs risques et périls. Mais le passé des pays et de l’idéologie européenne donnant trop volontiers des leçons de morale aux trublions est-il si brillant, si exemplaire qu’on puisse ne pas comprendre qu’un autre futur tente ici ou là, et de plus en plus ?

Giorgia Meloni n’est pas fasciste. Cette stigmatisation avant les actes et la politique menée n’est que trop révélatrice d’une intolérance que beaucoup ne supportent plus.

Si elle échoue une fois président du Conseil, ce ne sera pas à cause de sa provocation de 1996 mais parce qu’elle n’aura pas su, avec ses soutiens, répondre aux défis du présent.

Surtout, qu’on n’interdise pas aux peuples le droit de choisir un autre chemin que celui que la bienséance européenne s’estime en droit de leur imposer en tapant sur leur souveraineté !

Tribune reprise de Philippebilger.com

Jean-Yves Le Gallou sort un nouveau livre intitulé « La société de propagande »

[vidéo] GRAND REMPLACEMENT 4 : RENCONTRE AVEC LE « DIABLE » RENAUD CAMUS

28/09/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Renaud Camus, romancier, essayiste et ancien socialiste converti au camp réactionnaire, se livre depuis sa demeure au château de Plieux dans le Gers.

Les équipes de Livre Noir sont partis à sa rencontre pour comprendre le fondement de ses positions et clarifier les postures qu’il a – parfois sciemment – rendu polémiques.

Relégué au banc des infréquentables, Renaud Camus a su placer au centre des débats des sujets considérés comme tabous, voire interdits dans la plupart des médias grand public.

Comment travaille-t-il ? Quels ont été ses points de bascules idéologiques ? Comment voit-il l’avenir de notre société ?

Retrouvez cet entretien inédit d’un des hommes les plus diabolisé de France en exclusivité et en version intégrale sur www.livrenoir.fr


Disparition de François-Bernard Huyghe, un phare en pleine tempête

Francois-Bernard Huyghe

Penseur joyeux et tragique de la modernité et de la post modernité, Francois-Bernard Huyghe est mort en stoïcien le 1er septembre. Il laisse derrière lui une œuvre immense, qu’évoque ici Goulven Laënnec, un professeur de philosophie qui étudie en particulier la post-modernité et les transmutations qu’elle produit dans la pensée, l’art et les idéologies.

Un brillant analyste

François-Bernard Huyghe qui vient de disparaître nous laisse une œuvre considérable, faite de livres, de conférences, d’articles dans des revues et magazines, de posts sur son blog, d’interviews réalisées à la télévision ou dans des publications. A l’instar de son père René Huyghe, dont l’œuvre de « Psychologie de l’Art » (titre de sa chaire au Collège de France) constitue à côté de celle de Malraux une somme exceptionnelle pour l’interprétation et la compréhension, esthétiques mais aussi philosophiques, de ce qui a été l’Art qu’on appelle de façon restrictive occidental, celle de François-Bernard Huyghe forme un corpus cohérent de connaissance de ce qu’on pourrait appeler l’idéologie du leurre, arme essentielle de l’hégémonie sur le monde.

François-Bernard semble avoir eu un parcours atypique dès sa jeunesse : brillant comme il l’était, il n’a pas préparé de concours d’entrée à de grandes écoles, mais fait des études de droit et de politologie. Sceptique sur les utopies ou les contre-utopies comme il l’a montré, on dit qu’il a participé à des actions de barrage aux milices « révolutionnaires » de l’époque à l’université sans pour autant avoir paru adhérer à un mouvement, notamment sur le plan intellectuel.

Comme un ethnologue étudie les cultures des civilisations, comme un historien de l’Art étudie les créations des artistes, François-Bernard avait entrepris d’étudier les discours du faire croire de ceux qui exercent le leadership.

La Soft-idéologie, le premier d’entre eux était dès 1987 l’un des rares livres qui prévoit de façon impressionnante – avant la chute de l’URSS et la métamorphose du « monde libre » en planète – la conjonction des trois victoires irrésistibles qui ont forgée dans la décennie 90 la doctrine de l’upperclass peu à peu dirigeante : victoire idéologique et culturelle de l’extrême-gauche sur les idées conservatrices, nationales ou sur la nouvelle droite ; victoire économique de l’extrême libéralisme financier mondialiste sur les socialismes ; victoire politique de la position centriste, devenant l’extrême-centre, sur les positionnements partisans à gauche ou à droite. Tout cela accompagné par la lutte des classes, qui renverse (sans révolution violente apparente) la classe dirigeante, la bourgeoisie industrielle, et la remplace désormais par la caste issue de la fusion entre banquiers, directeurs de fonds et de grandes entreprises, et hauts-fonctionnaires.

C’est de l’amalgame improbable et surprenant de cette triple victoire qu’est née un monstre ou une chimère, l’idéologie mère du « neo-cons », c’est-à- dire du néo-conservatisme américaine (qui n’a rien à voir avec la Konservative Revolution). Elle inspire la politique d’hégémonie exclusiviste des États-Unis d’Amérique sur le monde, et en premier lieu sur le dominion confus qu’est l’Europe, conquise dès l’opération Overlord, mais également sur le Moyen-Orient, l’Asie du Sud Est, le Japon etc.

La soft-idéologie, qui « mêle gestion conservatrice et rêves soixante-huitards » est l’expression d’un désarmement intellectuel et moral subliminal obtenu par l’utilisation du soft-power que donne d’une part l’american way of life avec Holywood, Coca-Cola, Boeing, Disney, IBM, Mac Donald, Levi’s, etc. d’autre part l’influence symbolique (les MBA à Harvard, Stanford, Berkeley, et leurs alumni, etc).
Elle légitime tout ce que peut annoncer la « pensée unique » qui déjà exclut subrepticement toute possibilité d’objection, a fortiori d’opposition, rejetées comme forces de désordre voire de violence. C’est la continuation du « terrorisme intellectuel » pratiqué durant la IVème République, mais en beaucoup plus malin. Il s’agit d’intensifier la pratique de la censure et l’exclusion, mais sans interdit visible, imposé par la coercition, par un discours soft consensuel, résigné et hédoniste. François-Bernard Huyghe en renvoyant au monde cette image stupéfie tous les « leaders d’opinion », qui lui emboite le pas pour les plus intelligents, ou grimacent pour les autres, scandalisés par cette irrévérence qui congédie leurs répétitions à satiété des dogmes sur lesquels était assise leur autorité.

Un travail essentiel

La Langue de coton qui suivra décrit très concrètement les techniques et les méthodes oratoires et rédactionnelles qu’emploie les dominants pour asseoir leur pouvoir. « La langue de coton a le mérite de penser pour vous, de paralyser toute contradiction, et de garantir un pouvoir insoupçonné sur le lecteur ou l’auditeur. » Elle confère donc l’autorité, qui donne le plein pouvoir.

Par la suite, lorsque la soft-idéologie et sa langue de coton sont captés par les nouveaux maîtres de l’univers néo-libéraux (qui n’ont rien de libéraux) après le crash du monde socialiste, François-Bernard Huyghe oriente sa pensée dans trois directions : l’histoire des mythes eurasiens, constitués par le mixte des informations et désinformations qui circulent le long des routes de la soie ou des épices ; la médiologie, fondée par Régis Debray, qui étudie comment les idées sont formatées par leur véhicule de transmission ; l’analyse en live des phénomènes d’intoxication qui apparaissent avec la révolution numérique et la vogue des réseaux sociaux, ou se transforment avec elle : cyber, terrorismes, influences géopolitiques, à laquelle il se livrera avec l’IRIS, think-tank dédié à l’étude des stratégies internationales.

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Occupation de la CAF de Bobigny – Génération identitaire : 19 militants condamnés en appel à de la prison avec sursis

Italie : Largement élue, Giorgia Meloni va mettre en œuvre un courageux programme de rupture

Giorgia Meloni

Une voix rauque et fatiguée, mais un sourire radieux : au cœur de la nuit, Giorgia Meloni s’est adressée à ses militants, tandis que tombaient les premiers résultats d’un vote historique qui s’est tenu dimanche. Pour elle, la victoire est totale, son parti, Fratelli d’Italia, remporte 26 % des voix, plus que les estimations les plus hautes. La coalition de centre droit est majoritaire à la Chambre comme au Sénat.

« C’est une nuit de fierté, de revanche, de rêves, de souvenirs, de larmes, dédiés aussi à ceux qui ne sont plus là, a-t-elle lancé. […] Nous ne sommes pas à l’arrivée mais au point de départ. C’est le temps de la responsabilité. Si nous voulons faire partie de l’Histoire, nous devons comprendre cette responsabilité que nous avons face aux Italiens […] L’Italie nous a choisis, et nous la choisissons, nous ne trahirons jamais l’Italie. Quand nous serons appelés à gouverner cette nation, nous le ferons pour tous, pour tous les Italiens. » Affirmant sa volonté « d’unir ce peuple, d’exalter ce qui l’unit plutôt que ce qui le divise », elle rappelle qu’elle s’est donné pour mission « que les Italiens soient de nouveau fiers d’être italiens ». Elle poursuit : « Nous n’avons pas cru en ce que les autres disaient de nous, nous n’avons pas abandonné, nous ne nous sommes pas laissés abattre […] » Elle conclut en citant saint François d’Assise, patron de l’Italie : « « Commence par faire le nécessaire, puis fais ce qu’il est possible de faire et tu réaliseras l’impossible sans t’en apercevoir. » C’est ce que nous avons fait, merci ! »

Dès le matin, Enrico Letta, le président du Parti démocrate (gauche), a pris acte de son mauvais score : lui que l’on voyait au coude à coude avec Giorgia Meloni obtient 18,9 % des voix. Il ne se représentera pas à la tête du parti. Il faut tout changer : orientation, nom, programme. Il ne peut s’empêcher de rejeter la faute sur le Terzo Polo, ce pôle de centre gauche que Carlo Calenda et Matteo Renzi ont tenté de constituer, un peu à la manière d’un macronisme à l’italienne. Si macroniste que Stéphane Séjourné, le secrétaire général de Renaissance (anciennement LREM), est même venu, la semaine dernière, le soutenir en meeting à Rome. L’appui de Séjourné n’aura pas suffi : c’est un camouflet pour le professeur à Science Po Paris Enrico Letta. Le candidat Calenda adoubé par Emmanuel Macron n’a obtenu que 7,74 % des voix. L’échec est sévère pour ceux qui se présentaient comme les seuls « compétents » !

La première séance des deux chambres se tiendra le 13 octobre et verra l’élection des présidents de chambre. À ce moment-là seulement, aux environs du 24 octobre, commenceront les consultations entre partis et avec le président de la République Sergio Mattarella pour la formation du nouveau gouvernement. Ce dernier pourra, ou non, accepter tel ou tel ministre. On se souvient qu’il avait opposé son veto à la nomination de Paolo Savona en 2018 comme ministre des Finances : Savona avait été jugé trop eurosceptique. Giorgia Meloni devra composer avec ses alliés de coalition. En retour, ceux-ci lui apporteront un soutien parlementaire durable, pour un gouvernement au long cours, avec une orientation politique précise.

Un programme de droite décomplexée, notamment sur l’immigration

Ce programme a été élaboré par les chefs des trois partis avant les élections, afin que les électeurs puissent juger sur pièce et non pas découvrir, comme trop souvent en Italie, des alliances de coin de table, parfois un peu baroques, faites après coup dans le dos des électeurs italiens. Ces alliances post-électorales allaient à l’encontre d’une ligne politique claire et des partis minoritaires finissaient par gouverner. Comment mieux alimenter la défiance des Italiens envers leurs institutions ? L’abstention record de 36 % s’explique aussi comme cela.

Sur le plan international, « la politique étrangère sera centrée sur la protection de l’intérêt national et la défense de la patrie », promet le programme de la coalition de droite. Le plein respect des engagements de l’OTAN dans le conflit ukrainien est défendu, mais aussi « toute initiative diplomatique vouée à la résolution du conflit ».

Plusieurs fois, la défense de l’intérêt national dans les dossiers européens est mentionnée, notamment sur la transition énergétique, mais aussi la promotion de la centralité de l’Italie dans la zone méditerranéenne. Enfin, « la défense et la promotion des racines et identités historiques et culturelles classiques et judéo-chrétiennes de l’Europe » font partie intégrante du programme commun.

Sur le dossier épineux de l’utilisation des fonds européens du Plan de relance, Meloni et ses alliés promettent la modernisation des infrastructures et le lancement des grands travaux, notamment le pont du détroit de Messine reliant la Sicile au continent.

Sur le plan institutionnel, Giorgia Meloni entend réformer la Constitution pour évoluer vers un régime semi-présidentiel « à la française ». Objectif : conjurer cette instabilité politique chronique. Réforme de la Justice, réforme gigantesque de l’administration – moins de règles, plus d’efficacité – sont encore au menu. Une réforme fiscale est également au programme avec un mot d’ordre adressé aux entreprises : « Plus tu embauches, moins tu paies de taxes. » L’allégement fiscal, y compris pour les ménages, est pour le prochain gouvernement une priorité.

En 2050, selon les projections démographiques, près de 8 millions d’Italiens auront disparu. La coalition veut s’impliquer fortement dans une politique familiale, qui n’a presque jamais été une priorité pour les gouvernements italiens : politiques fiscales et création d’infrastructures en faveur des familles, allocations familiales, facilitation pour l’accès à la propriété des jeunes couples. Il s’agit de créer une mentalité « pro-famille » dans les politiques publiques. Une vision de long terme…

Enfin, sur le sujet de l’immigration, les décrets « sécurité et immigration » pris par Matteo Salvini lorsqu’il était ministre de l’Intérieur seront rétablis et les effectifs des forces de l’ordre augmentés. Les ambitions sont claires : « Défense des frontières nationales et européennes comme l’exige l’UE avec le nouveau pacte pour la migration et l’asile, avec contrôle aux frontières et blocage des débarquements », « stopper, en accord avec les autorités d’Afrique du Nord, la traite des êtres humains ». La coalition veut surtout la « création de hotspots dans les territoires extra-européens gérés par l’Union européenne pour évaluer les demandes d’asile », ce qui revient à étudier hors des frontières les demandes d’immigration, « la lutte contre la mafia et le terrorisme » et des « accords avec des pays étrangers pour que les prisonniers étrangers purgent leur peine dans leur pays d’origine ».

Du bon sens, un programme de réformes indispensables, cette droite classique mais qui s’assume annonce une véritable révolution !

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Callac, laboratoire du grand remplacement ? Revue de presse

Callac

Callac est un petit village des Côtes d’Armor de 2 200 habitants comme il y en a tant en France. Le projet de riches mécènes d’y financer l’installation de nombreux migrants a braqué les projecteurs sur ce qui pourrait préfigurer une politique plus vaste de peuplement des campagnes françaises.

Dans la couverture de ce projet, on peut compter sur les médias de grand chemin pour vanter les joies du vivre-ensemble, qui risquent désormais de concerner d’autres territoires que les villes et banlieues de l’immigration.

Callac, laboratoire des Diafoirus

Dans le malade imaginaire, Molière met en scène les Diafoirus père et fils, deux médecins charlatans, toujours prompts aux expérimentations les plus hasardeuses. Selon des organisateurs d’une manifestation organisée contre le projet de peuplement de Callac par des migrants, interviewés par un journaliste du site Breizh Info, « cette initiative est un véritable laboratoire breton du Grand Remplacement, qui, après avoir transformé nos grandes villes, va maintenant s’attaquer à nos villages ».

On connaissait déjà les nombreux échecs de l’intégration — ne parlons même plus de l’assimilation — dans les banlieues de l’immigration. Nos Diafoirus aux commandes veulent désormais transplanter ces expériences malheureuses dans la France profonde.

Le journal Le Télégramme se veut positif et nous apprend plus précisément qu’il s’agit d’« une première en France, le projet permettrait d’accueillir une centaine de réfugiés à Callac et de rénover plusieurs sites vacants de la commune. Il est porté à la fois par la municipalité de Callac et le fonds de dotation privé Merci. Ce dernier a été, selon son site officiel, crée en 2009 par un couple d’entrepreneurs, Marie-France et Bernard Cohen ».

Cette volonté de peuplement par des extra-Européens n’est pas une première à Callac. Dès 2017, Breizh Info nous apprenait l’attribution de 5 logements vides à des migrants clandestins. Le projet des riches mécènes et de la mairie marque un saut quantitatif : il s’agit désormais d’accueillir une centaine de migrants, voire bien plus, « un chiffre qui n’a pas été avancé par la mairie ou le Fonds de dotation », selon BFMTV.

Les médias de grand chemin, chevilles ouvrières du grand remplacement

Bien évidemment, ce projet bénéficie d’un accueil très favorable de la part des médias de grand chemin pour lesquels l’immigration extra-européenne n’est jamais un problème.

Aujourd’hui en France est formel le 15 août : « Dans un centre de la Bretagne vieillissant, le renouvellement de la population est crucial ». Et sans transition d’annoncer : « Il est prévu d’accueillir une quinzaine de familles de réfugiés politiques dans les dix ans à venir ».

Un journaliste du site Actu.fr est allé enquêter sur place. Parmi toutes les personnes interrogées dont les témoignages sont reproduits dans un article publié le 15 septembre, une seule est réticente à ce projet. La conclusion de l’article est laissée à un ancien député enthousiaste : « C’est une véritable chance, nous sommes en train de tourner une page de notre territoire. Sans arrivées, sans nouvelles populations, je ne suis pas certain qu’on retrouvera cette vitalité que l’on attend ».

À la télévision, TF1 a mis ses lunettes roses pour couvrir cette actualité : « Accueil de réfugiés : comment un village breton entend faciliter l’intégration de familles ».

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L’Union européenne défiée par le réveil italien

Le vent tourne. Les idéologues du vivre ensemble, qui traitent de « nazis » ou de « fascistes » ceux qui veulent protéger les peuples et les nations, n’intimident plus les gens ordinaires. Après la victoire de la coalition des droites en Suède, l’Italie prend le relais. L’union des droites, conduite par Giorgia Meloni (Frères d’Italie), est donnée largement vainqueur, ce lundi matin, des législatives d’hier. Son mouvement recueillerait environ 26 % des voix, contre 9% à la Ligue de Matteo Salvini et 8% à Allez l’Italie, de Silvio Berlusconi, ses deux alliés. Meloni est appelée à devenir le chef du gouvernement, en remplacement de l’européiste Mario Draghi, ancien grand argentier de la Banque centrale européenne. Pour l’Union européenne, cette nouvelle victoire des « dégagistes » est un camouflet. A quelques jours du scrutin, Ursula von der Layen, présidente non élue de la commission européenne, avait déclaré devant un drapeau américain : « Nous verrons les résultats des élections. Si les choses vont dans la mauvaise direction nous avons des outils comme dans le cas de la Pologne et de la Hongrie ». Il ne faut pas compter sur les technocrates de Bruxelles et leurs réseaux pour se remettre en question. Pour eux, ces dernières expressions démocratiques sont irrémédiablement entachées de populisme. Le réveil italien saura-t-il résister aux pressions de Bruxelles ?

La tentation de l’Union européenne de ne pas tenir comptes des scrutins dérangeants est une posture dangereuse. Bruxelles a certes les moyens financiers de faire pression sur la politique italienne, largement bénéficiaire de la zone euro. Mais ce recours possible au chantage serait un argument qui aurait de fortes chances de n’être pas compris par l’opinion. Celle-ci risque de ne pas adhérer, non plus, à la diabolisation médiatique qui veut que l’Italie de Meloni s’ouvre à un « post-fascisme ». Certes, le vainqueur des législatives ne cache pas son conservatisme, libéral et traditionnaliste.

En juin, elle a déclaré : « Oui à la famille naturelle, non aux lobbies LGBT ! Oui à la culture de la vie, non à l’abîme de la mort ! Oui à l’universalité de la croix, non à la violence islamiste ! Oui à notre civilisation, et non à ceux qui veulent la détruire » ! Mais ces déclarations ne constituent pas une dérive totalitaire. En revanche, c’est bien un sectarisme européiste qui se laisse voir dans l’incapacité des « élites » à comprendre les ressorts existentiels des votes protestataires. Un même mouvement réactif s’observe ici et là en Europe. Il se caractérise par le réveil des peuples et des nations, par leur raidissement face à l’échec de l’immigration de peuplement et au danger de l’islam conquérant. En réalité, la crispation de l’Union européenne devant l’usage de la démocratie la fait apparaître comme la destructrice des cohésions nationales et l’alliée d’une idéologie théocratique et suprémaciste qui se joue de la naïveté des belles âmes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 septembre 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Inédit ! L’exil d’Alain de Benoist vu de l’intérieur

Alain de Benoist

Voici un des plus beaux livres d’Alain de Benoist, et des plus bouleversants. Jamais il n’en avait autant dit sur lui, jamais il ne s’était autant confié, jamais autant mis son âme à nu. Tel qu’en lui-même. L’Exil intérieur : le titre donne le ton. Impossible de ne pas songer à l’« émigration intérieure » des immenses Gottfried Benn et Ernst Jünger.

Certes, les contextes historiques sont différents, mais pas l’état d’esprit. Dans Mémoire vive (aujourd’hui réédité), Alain de Benoist nous avait livré son autobiographie intellectuelle. Dans L’Exil intérieur, c’est son testament spirituel et les clairs-obscurs de son âme qu’il soumet au lecteur. Autant de pensées pour soi-même et de manuels que l’on garde sous la main, comme disaient les Anciens, de Marc Aurèle à Épictète – sa famille. Au jeu des questions-réponses, nous l’avons soumis à un « interrogatoire » d’un genre particulier, non pas un « J’aime, j’aime pas », mais un « Ou bien ou bien ». Exercice difficile pour lui tant il se situe toujours sur deux plans, comme sa divinité fétiche, Janus biface.

ÉLÉMENTS : Êtes-vous plutôt romantique ou classique ?
ALAIN de BENOIST. Romantique de cœur, classique de raison.

ÉLÉMENTS : Plutôt Friedrich Nietzsche ou Martin Heidegger ?
ALAIN de BENOIST. Nietzsche m’a permis d’aller très loin dans la bonne direction, Heidegger d’aller encore plus loin.

ÉLÉMENTS : Plutôt amitié ou amour ?
ALAIN de BENOIST. L’amitié se fonde sur la durée, l’amour sur l’intensité. Les deux vont rarement de pair. Ce sont donc deux planètes différentes. Il faut savoir habiter l’une et l’autre.

ÉLÉMENTS : Plutôt porté vers l’Antiquité ou la modernité ?
ALAIN de BENOIST. À votre avis ?

ÉLÉMENTS : Plutôt esprit français ou âme allemande ?
ALAIN de BENOIST. Les deux, mon général.

ÉLÉMENTS : Plutôt Henry de Montherlant ou Louis-Ferdinand Céline ?
ALAIN de BENOIST. Ça dépend de mon humeur du moment.

ÉLÉMENTS : Plutôt Marx ou Proudhon ?
ALAIN de BENOIST. Marx est celui qui a vu le plus clair sur le capitalisme. Mais sur le plan politique, c’est plutôt Proudhon qui avait raison.

ÉLÉMENTS : Plutôt Péguy ou Bernanos ?
ALAIN de BENOIST. Pénos ou Bernaguy : je les lis en continuité l’un de l’autre.

ÉLÉMENTS : Plutôt rouge ou noir ?
ALAIN de BENOIST. Rouge : la pourpre impériale, le drapeau de la Commune.

ÉLÉMENTS : Plutôt eau ou feu ?
ALAIN de BENOIST. Le feu purifie, l’eau m’angoisse.

ÉLÉMENTS : Plutôt oui ou non ?
ALAIN de BENOIST. Non à tout ce qui ne mérite pas qu’on lui dise oui. Donc, surtout non.

ÉLÉMENTS : Plutôt Nord ou Sud ?
ALAIN de BENOIST. Les deux pôles de mon univers intérieur.

ÉLÉMENTS : Plutôt espace ou temps ?
ALAIN de BENOIST. Le temps n’existe pas. Il n’y a que des espaces de temps.

ÉLÉMENTS : Plutôt tenue ou élégance ?
ALAIN de BENOIST. La tenue d’abord. L’élégance quand elle se rapporte à la façon d’être.

ÉLÉMENTS : Plutôt volontaire ou mélancolique ?
ALAIN de BENOIST. C’est l’acédie qui nuit à la volonté, pas la mélancolie, qui peut en être un puissant ressort.

ÉLÉMENTS : Plutôt hier ou aujourd’hui ?
ALAIN de BENOIST. Demain.

ÉLÉMENTS : Plutôt fragments ou longs traités ?
ALAIN de BENOIST. Le yin et le yang. L’un et l’autre me sont indispensables.

ÉLÉMENTS : Plutôt chats ou chiens ?

ALAIN de BENOIST. J’aime les chiens, je vénère les chats.

ÉLÉMENTS : Plutôt cinéma ou théâtre ?
ALAIN de BENOIST. Au cinéma, je suis dans le film. Au théâtre, je reste dans la salle.

ÉLÉMENTS : Plutôt oral ou écrit ?
ALAIN de BENOIST. Écrit, bien sûr. L’oral m’ennuie – et les paroles s’envolent.

ÉLÉMENTS : Plutôt langage ou musique ?
ALAIN de BENOIST. La musique est un langage, le langage peut être une musique (et même une « petite musique »).

Tribune reprise de revue-elements.com

Le syndrome du canard : comment les organisations en déclin s’habituent à la médiocrité

syndrome du canard

Le propos de ce papier incisif concerne en premier lieu le monde de l’entreprise mais il est évident qu’il pourrait aussi s’appliquer à d’autres mondes, et notamment à celui de la politique.
Par Philippe Silberzahn, auteur et professeur de stratégie.

Les entreprises s’effondrent rarement d’un seul coup. L’effondrement n’est presque toujours que la phase visible d’un déclin qui a commencé longtemps avant et s’est développé de façon insidieuse. Comme la fameuse grenouille qui ne réagit pas quand la température de l’eau dans laquelle on l’a mise augmente, cette lenteur rend plus difficile la réaction: les signes de déclin semblent disparates et il est difficile de les relier pour brosser un tableau d’ensemble permettant une prise de conscience du danger. Au cœur de cette difficulté se trouve le silence sur la situation et l’acceptation tacite de la médiocrité de la performance.

Il est 9h35 et je suis à Paris Gare de Lyon, où j’attends une collègue qui vient de Lyon. La voie A, où son train devait arriver à 9h30, est vide. Pourtant, sur le panneau d’affichage en face de moi, il est marqué « À l’heure ». Je songe un instant à prendre une photo, mais je dis « à quoi bon ? ». À la SNCF, un train qui a cinq minutes de retard est donc considéré comme étant à l’heure. Que j’en parle autour de moi et les explications fusent: « Tu chipotes, ce n’est pas si grave », « C’est une simple erreur d’affichage » jusqu’à « Ah bon je n’avais pas remarqué ! ». En parler à un agent SNCF, c’est simplement s’exposer à un regard incompréhensif, voire une réaction d’agacement. Qu’est-ce qu’il y peut après tout ? Personne n’y peut rien.
Et c’est ainsi que les organisations déclinent : elles s’habituent à la médiocrité. 5 minutes de retard ne sont pas comptabilisées comme un retard, et tout le monde trouve cela normal. Un dysfonctionnement manifeste ne trouble plus personne dans l’organisation, ni même parfois chez les clients ou usagers. Les mots ne veulent plus rien dire. Le train est en retard parce qu’il n’a pu être à l’heure.

Comment l’organisation s’habitue-t-elle à la médiocrité ? C’est que plus le déclin avance, moins il devient rationnel d’essayer de compenser les dysfonctionnements. Au début, un dysfonctionnement est une exception visible par tous, choquante, et l’organisation attend qu’il soit corrigé. Lorsque peu à peu le dysfonctionnement devient la norme, l’organisation n’attend plus rien. La pression sociale n’est plus là. Les dysfonctionnements augmentent la consommation d’énergie des collaborateurs. La nécessité de se protéger les amène à se replier sur eux-mêmes. L’investissement dans le collectif, c’est-à-dire le petit effort non mesuré que l’on devrait faire pour corriger un dysfonctionnement, et qui est la source de création de valeur du collectif, devient de moins en moins justifiable. La roue se met à tourner dans l’autre sens: le système devient énergivore, et chacun fait ce qu’il peut pour conserver son énergie. Le désengagement devient systémique. En privé, les collaborateurs sont pour beaucoup conscients de ce qui se passe, mais collectivement le silence se fait, car le coût de prendre la parole devient lui aussi trop élevé. Le silence devient l’option rationnelle, ce qui renforce évidemment la spirale de déclin. Les problèmes ? C’est la faute à pas de chance ! Mauvaises conditions de marché ! Pareil pour les concurrents ! Personne ne se met en avant pour dire « Mais le roi est nu ! ».

Le syndrome du canard

Face à cela, la réaction de la direction générale consiste rarement à se plonger dans la réalité organisationnelle pour comprendre ce qui se passe. Souvent, c’est parce que de tout façon, elle est constituée de gens qui n’ont pas une bonne connaissance de l’organisation. En bons cartésiens, ils se voient comme des stratèges en chambre, évoluent dans un monde de slides et de feuilles Excel, déplacent des pions sur des cases, et considèrent l’opérationnel comme subalterne. Je me souviens de ce membre de Comex d’une entreprise paralysée par un système d’information défaillant me disant sa stupéfaction : « Pour nous, c’était un problème simplement opérationnel qui ne concernait donc pas le Comex, qui doit s’occuper de la stratégie ». Incapable de saisir la réalité organisationnelle, la direction tend alors à se réfugier dans de grands discours visionnaires et abstraits ou, ces derniers temps, sociétaux, essayant de faire illusion. Pour paraphraser Vaclav Havel, la direction fait semblant de respecter ses engagements et les collaborateurs font semblant d’y croire, et chacun peut ainsi survivre au moins jusqu’au lendemain. Demain est un autre jour. Mais cette fuite contribue évidemment à aggraver les problèmes.

Le fonctionnement de l’organisation devient alors une sorte de jeu de chaise musicale où chacun essaie de sauver sa peau: ceux qui le peuvent passent entre les gouttes des dysfonctionnements, jouant habilement des failles du système, qui sont d’autant plus nombreuses que les règles se multiplient. La pression du réel retombe sur ceux qui ne peuvent passer la patate chaude à d’autres: les assistantes, qui sont en général les dernières à baisser les bras, et ceux qui sont en contact avec les clients ou dont le résultat est facilement mesurable: commerciaux, agents de centres d’appels (c’est pour cela qu’on les mets le plus loin possible du siège), contrôleurs pour la SNCF, etc. Ce sont eux qui ressentent le plus durement le décalage entre le discours officiel du « Tout va très bien madame la marquise » et la réalité des dysfonctionnements auxquels, eux, ne peuvent échapper. L’organisation finit par ressembler à un canard sur l’eau: il paraît calme et serein en surface, mais en dessous, il pédale comme un fou.

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[Entretien] Caroline Parmentier : « En France, on remplace les naissances par une immigration de peuplement »

Caroline Parmentier

La députée RN du Pas-de-Calais Caroline Parmentier a présenté une résolution cosignée par 56 parlementaires faisant de la natalité « une grand cause nationale 2024 ». Loin de la transition démographique voulue par Emmanuel Macron. Caroline Parmentier propose, au contraire, une promotion de la natalité.

Marc Eynaud : Vous avez déposé une résolution cosignée par 56 députés de votre groupe pour faire de la natalité une grande cause nationale. Pourquoi cette initiative ?

Caroline Parmentier. Parce que la natalité s’est effondrée. Cela s’explique, bien sûr, par la réalité sociale que subit notre pays, il y a des inquiétudes de pouvoir d’achat chez des familles qui ne savent pas comment elles vont pourvoir aux besoins de leurs enfants, et pourtant elles souhaitent avoir plus d’enfants. Le désir d’enfant est estimé à 2,39 enfants par femme alors que l’indicateur conjoncturel de fécondité est de 1,87. Ce décalage est tout à fait préoccupant, d’autant plus que, loin de s’atténuer, il s’accentue. L’État doit aider et soutenir financièrement les familles qui hésitent à avoir un enfant. La natalité, c’est l’avenir de notre pays : la vie des familles, les emplois, les retraites. C’est la vie d’un pays.

M. E. Devant la désertification des zones rurales, Emmanuel Macron a proposé d’y installer des migrants en parlant de « transition démographique ». Que vous évoque cette expression ?

C. P. C’est en effet une riche idée ! Sous le mandat d’Emmanuel Macron, les entrées sur le territoire ont augmenté de 10 % et l’immigration est devenu hors de contrôle. À présent, il veut répartir les migrants dans les campagnes pour, en quelque sorte, en faire des dortoirs à clandestins. Il faudra demander l’avis des personnes qui habitent dans ces zones rurales pour voir comment elles accueillent cette idée. Face à la dénatalité, la seule réponse d’Emmanuel Macron est l’immigration de peuplement. Ces dernières années ont bien montré que durant les quinquennats Hollande et Macron, la famille n’était pas une priorité ; au contraire, ils en ont fait une variable d’ajustement pour leur politique du dépenser moins. Les fautes majeures qu’ils ont faites sur les budgets famille avec la réduction de la prime naissance, la fin de l’universalité des allocations familiales, ont constitué des mesures extrêmement brutales et pénalisantes pour de nombreuses familles.

M. E. On a l’impression que le Grand Remplacement, la transition démographique ou la créolisation sont une même réalité. Quel est votre avis ?

C. P. Je dénonce avec force le fait de remplacer les naissances par une immigration de peuplement. Le Rassemblement national défend la natalité française, c’est pourquoi nous proposons une part fiscale pleine pour le deuxième enfant au lieu d’une demi-part, instaurer un prêt public à taux zéro dont le capital restant dû serait annulé dès le troisième enfant. C’est un ensemble de mesures concrètes et opérationnelles qui pourront aider les Français qui désirent avoir davantage d’enfants.

M. E. Ces propositions ne vont-elles pas à rebours de l’évolution de la société ?

C. P. Je ne pense pas. Pendant la campagne électorale, j’ai côtoyé beaucoup de femmes qui souhaitent avoir plus d’enfants, à condition qu’on leur en donne la possibilité. Le désir d’enfant est supérieur à l’indicateur de fécondité. Il y a un décalage. Les familles sont très inquiètes pour leur pouvoir d’achat, le coût de l’énergie. Leurs inquiétudes de ne pas pourvoir aux besoins économiques de leurs enfants est légitime. L’État doit aider et soutenir financièrement les familles qui veulent avoir des enfants. Déclarer la natalité française grande cause nationale, c’est donner un souffle à cette cause, une visibilité plus grande et inviter les pouvoirs publics à la promouvoir.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

«Si quelqu’un touche au voile de ma sœur je le tue»

lycée

À Paris, une professeur de lycée a été menacée de mort la semaine dernière, parce qu’elle avait demandé à une élève d’enlever son voile. Après avoir été placé en garde à vue, le frère de l’élève musulmane menaçant est ressorti libre !

Les faits se sont produits vendredi 16 septembre, pendant une sortie scolaire d’élèves de première du Lycée Simone Weil, dans le quartier du Marais, dans le 3e arrondissement de Paris.

La classe se rendait à la Bibliothèque historique de la Ville. Une jeune fille arrive voilée pour la sortie, et, quand l’enseignante lui demande, conformément à la loi, de retirer son voile, elle commence par mettre sa capuche, puis s’énerve et appelle sa mère. Son frère prend alors l’appareil et il menace la prof : « Je vais venir te défoncer, tu vas voir ce qu’il va t’arriver, j’arrive », aurait-il notamment dit. Et il débarque effectivement au lycée, puis retrouve les élèves dans le quartier près du musée. Interpelé par la police, il aurait déclaré: « Si quelqu’un touche au voile de ma sœur je le tue ».

Une semaine après le drame de Caen

L’individu est sorti libre de sa garde à vue dimanche, et sera jugé à la fin de l’année pour « outrage et menaces sur une personne chargée d’une mission de service public ». Comme ça, il aura le temps de terroriser d’autres enseignants d’ici là.

Cet incident peu glorieux intervient une semaine seulement après le drame de l’enseignante poignardée à Caen. Un rassemblement de soutien a eu lieu dans la ville, lundi. Professeur devient un métier à risque. On ne sait pas grand-chose de cette affaire normande. Les motivations ou frustrations de l’élève au couteau sont encore inconnues, mais ce drame a une nouvelle fois démontré la désacralisation de la personne du professeur.

Inquiétudes sur la laïcité au ministère

Cependant, même s’il s’est terminé moins gravement, l’incident de Paris est peut-être plus inquiétant encore, du moins plus significatif. Certes, le passage à l’acte a été évité. Mais le Ministère de l’Education vient d’écrire à toutes les académies pour signaler une recrudescence des remises en cause de la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école, remises en cause fortement relayées sur les réseaux sociaux. Des militants islamistes, des « Frères », tentent de mettre dans la tête des jeunes musulmans l’idée qu’ils sont victimes de racisme, que l’école est islamophobe, et que donc tout est permis. Un incident comparable a abouti à l’assassinat de Samuel Paty. Et depuis, plusieurs professeurs ont été exfiltrés de leurs établissements tandis que les parents qui menacent ne sont pas toujours sanctionnés.

Tout cela est révélateur de notre impuissance collective. Quand les femmes iraniennes risquent leur vie pour enlever le hidjab, cet étendard de l’islam politique, il se trouve toujours chez nous des politiques, des intellectuels, des féministes en peau de lapin et même le président de la République pour le défendre, ou nous expliquer que le voile islamique c’est comme le fichu de nos grands-mères… Souvenons-nous de l’air enamouré d’Emmanuel Macron devant la « féministe voilée » de Strasbourg juste avant l’élection présidentielle.

Dans l’affaire du lycée Simone Weil, une responsable d’une association de parents d’élèves a tenu à expliquer que l’école devait rester un lieu de tolérance, de bienveillance et de dialogue… Mais bien sûr : tendons la joue gauche ! Et attendons, dans la tolérance, qu’un autre professeur soit assassiné.

Tribune reprise de Causeur

Le voile islamique : contesté en Iran, promu par l’Union européenne

islamisme

Les manifestations, parfois violentes, se succèdent en République islamique d’Iran depuis l’annonce, vendredi dernier, du décès de Mahsa Amini, une jeune femme d’origine kurde de 22 ans morte samedi 13 septembre à l’hôpital de Téhéran. Arrêtée quelques jours plus tôt pour ne pas avoir porté correctement son voile, elle aurait été rouée de coups par la police des mœurs. En Iran, il est obligatoire depuis 1979, date de la révolution islamique, de porter un voile recouvrant la tête et le cou tout en dissimulant les cheveux sur la voie publique. Une obligation qui concerne toutes les femmes, dès l’âge de 7 ans.

En signe de protestation et même de révolte, des femmes très courageuses s’affichent sur les réseaux sociaux en train de se couper les cheveux ou de brûler leur voile islamique. Ou encore de l’arracher et de le brandir à bout de bras, par petits groupes, dans les rues de certaines villes. Ce geste fort prend de l’ampleur en Iran depuis la vague de contestation de 2017.

Au moment où ces femmes iraniennes entreprennent, au péril de leur vie, ce combat de libération, l’Union européenne participe à la promotion de ce même voile islamique… Ainsi le 21 septembre dernier, une délégation du mouvement FEMYSO, proche des Frères musulmans, et soutenu financièrement par la Commission européenne, s’est en effet livrée, dans les locaux du Parlement européen, à du prosélytisme en faveur du port du voile pour les femmes. Voici quelques années, des islamistes, invités par le Parlement européen, avaient aussi défendu le port du burkini et de la burqa, au nom de leur conception du féminisme.

Ce même 21 septembre, un message de la Commission européenne sur les réseaux sociaux mettait en scène une fillette voilée dans le cadre du programme Erasmus +. Visiblement, la polémique nationale qui avait suivi la campagne de communication, co-financée par l’UE, en faveur du voile islamique n’a pas pour autant calmé les ardeurs chariatistes des technocrates de Bruxelles.

« En plus de se muer en véritable totalitarisme, l’Europe de Bruxelles dérive vers une soumission totale à l’islam radical. Il n’en est évidemment pas question ! » indique Jean-Paul Garraud, président de la délégation RN au parlement européen.

Comme dans de nombreux autres domaines, il semble y avoir parfois un monde entre les grands discours humanistes d’une partie des dirigeants de l’Union Européenne et la réalité qu’ils imposent, en interne, sur notre continent.

Texte repris du Breizh-info.com

Christophe Bouillaud : «Giorgia Meloni a réussi à rassembler l’Italie sensible aux questions identitaires et les petits patrons»

La Nupes victime de sa police des mœurs, par Ivan Rioufol

Adrien Quatennens

La police des mœurs de la Nupes ébranle la fragile coalition d’extrême gauche. Les néo-féministes ont fait de ce mouvement une secte immaculée exigeant de l’homme un comportement sexuel exemplaire. Ce mercredi, sur Europe 1, la sénatrice Laurence Rossignol, partie prenante de la Nouvelle union populaire fédérée par Jean-Luc Mélenchon, a ainsi rappelé : « Notre déontologie politique n’est pas la même que le code pénal ». A l’instar des tribunaux ecclésiastiques, les mères-la-morale de la Nupes entendent mener leurs propres enquêtes sur les comportements déviants des mâles, en s’autorisant des intrusions dans les vies privées et des mises en accusation dans le domaine public. Dans cette épuration éthique, les juges de l’ordre judiciaire ne sont pas appelés : le linge sale se lave en famille.

C’est ainsi qu’Adrien Quatennens, numéro 2 de LFI, a été « mise en réserve » de son parti après des soupçons de violences conjugales (une gifle donnée il y a un an dans le cadre d’une séparation) ébruitées par la police ou le parquet à la suite d’une main courante déposée par son épouse dans un commissariat. Julien Bayou, secrétaire général d’EELV, vient de connaître le même sort après avoir été mis en cause par sa collègue Sandrine Rousseau, qui l‘a accusé d’avoir « brisé la santé morale » de son ancienne compagne. Cette fois, on croit comprendre qu’il ne serait pas reproché à Bayou une « violence sexiste ou sexuelle », mais une « vie sexuelle » parallèle. D’ici à ce que les puritaines de la Nupes interdisent l’adultère ou le divorce, il n’y a peut-être plus qu’un pas…

Il y a cependant, il est vrai, une cohérence apparente chez ces femmes. Elles exigent des hommes de leur chapelle qu’ils appliquent à la lettre leur ralliement au combat contre les violences faites aux femmes. Les donneurs de leçons se doivent évidemment d’être irréprochables. La liste des Tartuffe progressistes, qui se dispensent d’appliquer les commandements qu’ils récitent, est déjà longue. DSK fut le plus fameux, qui aligna ses butins jusqu’à sa chute. Denis Baupin fut le plus grotesque, qui se mit du rouge à lèvre pour feindre une cause commune contre les violences faites aux femmes avant de se faire accuser de violences sexuelles.

Mais ces prétendues féministes ne disent jamais rien quand il s’agit de venir en aide aux femmes musulmanes disqualifiées par le Coran. C’est la sourate IV verset 34 qui dit que l’homme à autorité sur la femme, qui, elle, doit obéissance à son mari. « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. » Or, ces sont ces femmes de la Nupes qui ont défilé avec les islamistes en novembre 2019, au côté de femmes voilées. Ce sont ces prétendues indignées qui se gardent de manifester en soutien aux femmes iraniennes qui ôtent le voile que leur impose la police des moeurs de là-bas. Un même intégrisme moral rapproche tous ces ayatollahs, aveuglés par leurs croyances.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 septembre 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La « transition démographique » de Macron, nom officiel du Grand Remplacement, par François Bousquet

macron préfets

Le retour à la terre, c’était le grand projet de Vichy. Macron l’a repris à son compte, mais la comparaison s’arrête là. Lui fait jouer la préférence étrangère. Chassés de chez eux, il ne restera plus aux Français qu’à émigrer.

Alphonse Allais voulait mettre les villes à la campagne. Emmanuel Macron va faire mieux : lui, ce sont les immigrés qu’il va installer à la campagne. Le retour à la terre, comme au bon vieux temps du maréchal Paysan, je veux parler de Philippe Pétain. Certes, ce n’est pas leur terre, mais Macron s’en contrefiche royalement. Étonnant de voir comment l’ambassadeur de la « start-up nation » en vient à vanter les mérites des chaumières et de l’ordre éternel des champs. Vous allez voir, bientôt il célèbrera les vertus progressistes du modèle Amish. En attendant, il s’est mis en tête de mettre les immigrés au vert. Une école d’agriculture qui ouvre, c’est une prison qui ferme. Macron, c’est un discours du maréchal Pétain réécrit par Pap Ndiaye. Cocasse, n’est-ce pas ! Même si Pap Ndiaye est nettement moins drôle qu’Alphonse Allais. Ah, Alphonse Allais ! Il se moquait de tous les importants de son temps avec la même alacrité. Au pic de sa forme, c’était le meilleur de l’esprit anglais revenu à ses origines normandes. Car le bonhomme est né à Honfleur.

On ferait bien du reste de s’inspirer des Anglais, qui ont décidé de délocaliser le traitement de l’immigration illégale en Afrique, comme les plateformes d’appels téléphoniques et la chefferie de Yannick Noah à Yaoundé, un remigrant lui, un vrai. Les demandes d’asile seront ainsi étudiées à la source. Plus de problèmes de reconduite à la frontière, ni d’embarcations polluantes ou dangereuses en Méditerranée. Zéro carbone. Les quémandeurs viendront déposer leur dossier à dos de chameau ou d’éléphant, et repartiront qui dans le désert, qui dans la savane.

Immigration : retour à l’expéditeur

Il faut le proclamer haut et fort : ceux qui tiennent à tout prix à accueillir des migrants et des éoliennes, grand bien leur fasse, mais ils doivent se faire un devoir de les accueillir et de les recueillir dans leur jardin ou leur hôtel particulier aux pieds de la tour Eiffel, comme Marie-France Cohen et sa fondation Merci, à qui on ne dit pas merci. Marie-France Cohen est une émule de la méthode Macron. Elle veut transplanter de bucoliques colonies de migrants en Bretagne et dans nos campagnes pour blanchir son patrimoine et sa conscience, tout en redorant le blason terni de Paris auprès des touristes asiatiques et des très chics membres du CIO. Au lieu de camper devant l’Hôtel de Ville, les migrants squatteraient des corps de ferme abandonnés où ils auraient tout loisir de renouer avec la culture du chanvre et du pavot. Il y aurait là matière à une nouvelle version de la fable de La Fontaine, en moins champêtre que l’original, sur l’infinie condescendance apitoyée du surmulot des villes pour le surmulot des champs.

Aux États-Unis, ce sont les seconds qui font la nique aux premiers comme dans un cartoon américain. Je veux parler des ploucs républicains qui pratiquent le retour à l’expéditeur avec l’art consommé du receveur dans une partie de baseball, celui qui fouette la balle. Une forme inédite de remigration : la remigration chez le surmulot démocrate. New York, qui proclamait fièrement un droit à l’hébergement pour les migrants, doit ainsi faire face à un afflux considérable de faux réfugiés que les gouverneurs républicains du Texas et de l’Arizona ont eu la bonne idée de leur expédier par bus. « Le système de la ville est proche de son point de rupture », se lamente un conseiller du maire démocrate qui voit pâlir l’étoile du gauchisme de Park Avenue. Même embouteillage à Washington, DC, où Kamala Harris, la vice-présidente démocrate, ne sait plus quoi faire des migrants que le gouverneur du Texas lui livre pour ainsi dire à domicile, devant sa résidence. Féru d’Alphonse Allais, le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a lui affrété deux avions remplis de clandestins. Destination : une île huppée du Massachusetts, rendez-vous balnéaire de l’élite démocrate, où Barack Obama vient siroter des cocktails et faire des bains de pieds.

Tartuffe, apôtre de la diversité

Ces belles âmes ont le sentiment d’être moralement irréprochables en accueillant sans restriction les Bons – et les Mauvais – Samaritains d’où qu’ils viennent, mais ils les accueillent toujours dans le salon des autres – et désormais la chaumière des autres. Ainsi raisonne Tartuffe. Il tient le premier rôle dans ce qui est pour lui une comédie et pour nous une tragédie. Ce que nous dit à l’envi le théâtre de Molière, c’est qu’une posture cache toujours une imposture. L’imposture, c’est l’aptitude à l’hypocrisie, à surjouer la générosité, à broder sur le thème de la felix culpa, la « faute délicieuse » qui procure une gratification à celui qui s’y abandonne. C’est ce que le psychanalyste Daniel Sibony a appelé la « culpabilité narcissique » : le sujet, toujours un Blanc, affiche une culpabilité collective superlative, mais c’est précisément pour s’en exonérer à titre personnel et lui opposer un angélisme individuel au-dessus de tout soupçon.

Il a dû bien arriver au moins une fois à Macron de prendre un train de banlieue ou le RER, ne serait-ce que pour se rendre à l’aéroport, mais a-t-il déjà emprunté un TER ou un Intercités ? Il y aurait vu combien l’immigration a déjà colonisé les sous-préfectures. Demandez aux contrôleurs de la SNCF ce qu’ils en pensent. La plupart d’entre eux sont syndiqués à la CGT Cheminots, mais dans l’isoloir ils votent Marine. Eux gèrent l’immigration clandestine au quotidien dans les transports en commun de la France périphérique. Laissez-moi vous dire qu’ils ont fort à faire. Neuf fois sur dix, foi de quinze ans de déplacement en TER, les problèmes ont une origine extra-européenne. Mais chut ! Partout la politique du non-dit, du sous-entendu, du déni, de l’euphémisme, de l’autruche. À l’entrée « Politique de l’autruche » dans le dictionnaire de la novlangue contemporaine, on devrait lire : « Nom relatif à la politique migratoire des gouvernements européens depuis 50 ans. » Partout l’informulé. Le seul formulé autorisé, c’est : Tout va très bien, Madame la marquise. La chanson finit très mal, autant pour la marquise que pour les petits marquis qui nous gouvernent. À commencer par Macron. Que vient faire la transition démographique dans son discours ? Cela fait deux siècles qu’elle est derrière nous. Ce que Macron appelle transition démographique, c’est l’extension à tout le territoire du Grand Remplacement.

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