Projet « métavers » de Mark Zuckerberg – Un nouveau bouleversement sociétal made in Facebook

Facebook

Un monde toujours plus virtuel avec Facebook ! La société américaine a en effet annoncé qu’elle allait recruter 10 000 personnes en Europe afin de développer son projet de « métavers » qui était dans les cartons depuis longtemps mais que le président-directeur général de l’entreprise Mark Zuckerberg a officiellement annoncé en juillet dernier. Ce projet pourrait bien provoquer un bouleversement majeur au sein de la société…

Qu’est-ce qu’un métavers ? Ce terme créé en 1992 par l’auteur de science-fiction Neal Stephenson est la contraction de méta-univers, c’est-à-dire « ce qui dépasse l’univers » ou encore « l’univers d’après ».

Il s’agit plus précisément d’un univers virtuel créé par un programme informatique, qui permet d’héberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars (représentation informatique d’un internaute).

Un métavers permet de se déplacer librement, d’interagir avec d’autres avatars mais aussi d’effectuer des achats. Cela peut être une simulation du monde réel mais peut aussi être un monde fantastique permettant de s’affranchir de toutes les lois de la physique.

L’on pourrait qualifier les réseaux sociaux actuels de « métavers de première génération » car ils remplissent un certain nombre des caractéristiques du métavers en faisant notamment sauter les barrières géographiques et en proposant de nombreuses activités sociales virtuelles. Toutefois, il s’agit aussi parfois de simples plates-formes de communication professionnelle, familiale ou amicale, qui gardent un lien important avec le monde réel.

Le jeu vidéo en ligne Fortnite, lui, serait plutôt de la deuxième génération des métavers. Durant le confinement de mars 2020, le rappeur Travis Scott y a par exemple donné une série de concerts virtuels ayant attiré des dizaines de millions de spectateurs, un chiffre évidemment impossible à atteindre dans le monde réel. En organisant ces événements, les gérants de Fortnite ont réalisé un coup de force aux allures de changement de société. Désormais, ce qui n’était qu’un jeu devient un monde parallèle dans lequel le Covid ou les attaques terroristes n’existent pas, qui n’exige pas de passe sanitaire et qui peut donner lieu à des festivités mondialisées.

La forme actuelle du jeu est toutefois loin de montrer tout le potentiel – et les risques immenses – des métavers.

Avec un casque de réalité virtuelle, technologie en perpétuel développement, notamment via l’entreprise Oculus (qui appartient à… Mark Zuckerberg), il sera bientôt possible d’être immergé dans ce monde parallèle. Les utilisateurs ne se contenteront plus de regarder un écran, ils seront plongés dans l’écran et auront des interactions semblant réalistes avec des personnes situées à l’autre bout du monde.

C’est le projet de Mark Zuckerberg, et c’est ni plus ni moins ce que l’on peut voir dans le film de science-fiction Ready Player One réalisé en 2018 par Steven Spielberg. Dans ce long métrage se déroulant dans le futur, le processus est bien ancré dans la société. Le métavers y est une échappatoire pour les déshérités mais aussi un lieu d’influences et de pouvoir.

Si un tel projet provoquera immanquablement des problèmes de confidentialité pour les internautes, la coupure avec le monde réel pourrait bien être dramatique. Les consoles de jeux vidéo n’étaient donc que des amuse-gueules.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2021

Ce mépris de classe qui habite la macronie

Les Gilets jaunes sont-ils prêts à repartir, comme en 18 ? Le 17 novembre 2018, la France des Oubliés déboulait sur les Champs Elysées. Elle allait faire trembler, un temps, les notables de la macronie. Deux ans plus tard, la nouvelle envolée du prix des carburants, ponctionné par une fiscalité gloutonne, a donné prétexte ce week-end à quelques timides réoccupations de ronds-points. Reste que le gouvernement, toujours aussi arrogant face à la classe moyenne, pourrait bien apporter l’impulsion à une dynamique populaire encore encalminée. Le dédain que montre le pouvoir pour « ceux qui ne sont rien » est un comportement ancré. Emmanuelle Wargon, ministre du logement, en a apporté l’illustration l’autre jour en critiquant la maison individuelle, cet idéal des Français. Elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans le privilégié Saint-Mandé (Val-de-Marne), Wargon a fait l’éloge du logement collectif.

Pour la ministre, les pavillons, « ce rêve construit pour les Français dans les années 70 », « ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier », sont un « non-sens écologique, économique et social ». Et d’ajouter : « Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ». Mais comment une personnalité qui se dit progressiste peut-elle faire preuve d’une telle morgue ? Vendredi, Wargon a regretté « la caricature faite de ses propos ». « Il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle », a-t-elle assuré.

Les propos de Wargon, qui pourraient s’entendre dans l’excès d’urbanisation des sols, ne sont pas seulement une maladresse. Ils montrent un mépris de classe. Il est porté par la nouvelle bourgeoise urbaine « éclairée ». On se souvient du ministre Benjamin Griveaux qui, en octobre 2018, désignait Laurent Wauquiez (LR) comme le « candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent en diesel ». « Ce n’est pas la France du 21 e siècle que nous voulons », avait ajouté Griveaux, aujourd’hui disparu de la scène politique.

En octobre 2020, sur LCI, c’est l’époux d’Emmanuelle Wargon, l’urgentiste Mathias Wargon, qui expliquait à propos de ceux qui contestaient les discours anxiogènes du pouvoir sur l’épidémie de Covid : « Avant, on les entendait au bistrot (les anti-vaccins, les complotistes) Ils étaient un peu bourrés, un peu cons, et on leur disait de rentrer à la maison quand ils étaient trop bourrés… Maintenant, ils sont à la maison, ils sont bourrés, ils sont toujours aussi cons, ils sont sur les réseaux. Je n’ai pas d’autres explications (…) Moi ce qui me fait peur c’est que ces gens votent en fait ». Le nouveau parti de la Raison, que prétend être la majorité présidentielle, se résume assez bien dans ce couple Wargon, belles âmes qui tiennent les « ploucs » pour des sous-citoyens. Oui, l’imbuvable macronie pourrait bien réveiller la révolte mal éteinte des Gilets jaunes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

“J’ai peur du mondialisme, de la société qu’on nous propose” – L’humoriste Philippe Chevallier votera pour Marine Le Pen en 2022

Loïc Hervé – “Il faut arrêter avec ce pass sanitaire !” [vidéo]

Loïc Hervé

20/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Sénat a rejetté la proposition de loi sur l’obligation vaccinale.

Pour en parler, André Bercoff a reçu Loïc Hervé, Sénateur UDI de Haute-Savoie. Celui-ci considère notamment qu’il faut se débarrasser au plus vite du passe sanitaire.


Quand Le Monde stigmatise le père « haineux » d’une victime du Bataclan, par Marie d’Armagnac

Patrick Jardin

« Au procès des attentats, la colère d’un père haineux. » C’est le titre d’un portrait de Patrick Jardin, père inconsolable de Nathalie, 31 ans, assassinée au Bataclan, du quotidien vespéral. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se laisse pas vraiment aller à l’empathie envers son sujet, qui pourtant aurait toutes les raisons du monde de la mériter. Devant le tollé suscité par cette indécente titraille, Gilbert Collard mais aussi l’écrivain Jacques de Saint-Victor l’ont dénoncée, le quotidien l’a retitrée en catastrophe, c’est devenu « La colère sans limites d’un père ».

Pour la journaliste auteur de l’article, c’est la haine, expression d’un gauchisme revendiqué, qui est sans limites.

Patrick Jardin est en effet une mauvaise victime : il a perdu sa fille criblée de balles lors d’un massacre de masse à matrice islamiste, mais la journaliste retient plutôt qu’« à rebours de la plupart des parties civiles, dont la douleur ne déborde pas dans le champ politique, l’insondable tristesse de Patrick Jardin alimente un militantisme d’extrême droite ancien et virulent ». À ce père meurtri d’une douleur qui ne passera jamais – comment peut-on se remettre de la mort d’un enfant – mais qui, au lieu d’assouvir une vengeance personnelle, s’en est remis à la Justice, Le Monde décoche ses flèches empoisonnées l’une après l’autre : « Divers mouvements réactionnaires avaient érigé le père de Nathalie en icône anti-islam, un rôle qu’il assume sans problème […] Ses comptes sur les réseaux sociaux, régulièrement signalés, sont très souvent bloqués. » Le plus grand tort de Patrick Jardin ? « Patrick Jardin vote FN, puis RN, depuis cinquante ans. » Une petite dose de reductio ad hitlerum, ça ne peut pas nuire à la démonstration, n’est-ce pas ?

Jusqu’à l’argument massue, l’assignation à résidence fasciste 2.0, qui s’appelle aujourd’hui complotisme, particulièrement en vogue depuis dix-huit mois : « Il a refait cent fois l’enquête, passe tout son temps sur Internet, se laisse gagner par le complotisme. » Sans complexe et sans limites, l’article se conclut par un jugement moral que l’on trouvera, et c’est un euphémisme, particulièrement déplacé : « La “mauvaise victime”, érigée en martyre par la droite de la droite, est en roue libre, enfermée dans sa haine. »

Il y a quelques heures, Patrick Jardin réagissait sur Twitter : « Suite aux fausses informations publiées par l’immonde : une plainte en diffamation a été déposée ce matin je n’ai jamais fait de politique je n’ai jamais fait parti d’AFO [Action des forces opérationnelles, NDLR] et ils ont utilisé une photo de moi sans mon autorisation. »

Le Monde n’en est pas à son coup d’essai avec Patrick Jardin : dans un article du 28 septembre 2018, les auteurs le dénonçaient pour connivence avec « le gotha de l’activisme d’extrême droite ».

Mais la vérité oblige à dire que la journaliste du Monde ne prétend pas vraiment à la même objectivité envers le père du terroriste Samy Amimour. De ce père de terroriste qui, lui, n’est pas haineux mais « presque brisé », elle dresse sur i>Télé un portrait incroyablement complaisant, quelques jours seulement après l’attentat du Bataclan : « Un citoyen du monde, il a énormément voyagé, c’est un lettré, il s’intéresse au cinéma, c’est quelqu’un de cultivé, qui parle plusieurs langues, plusieurs dialectes, quelqu’un de très ouvert sur le monde avec qui j’ai pu boire une bière (sic). » « C’est pareil pour sa mère qui est une militante féministe très active dans les milieux culturels berbères. »

C’est pourtant Azdyne Amimour qui déclarait, dans les colonnes de 20 Minutes, à l’occasion de la sortie d’un livre co-écrit avec le père d’une des victimes du Bataclan, Georges Salines, et contre lequel Patrick Jardin s’est maintes fois insurgé : « J’ai l’impression que les parents de victimes et les rescapés sont comme moi, ils veulent comprendre, s’informer. Je considère que je suis également une victime, tout comme mon fils qui a été manipulé. Ça peut arriver à n’importe qui. » Indécente manipulation de la vérité… Mais pour la journaliste du Monde, Azdyne Amimour, à la différence du méchant Patrick Jardin, coche toutes les cases du camp du bien. Et sinon, l’islamo-gauchisme dans la presse française, c’est un fantasme d’extrême droite ?

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vers un urbanisme totalitaire ? – C’est gros comme une maison

urbanisme maison

Si, comme la très grande majorité des Français, vous aspirez à vivre dans une maison individuelle, si possible avec un petit bout de jardin, eh bien sachez que ce désir n’est en aucun cas légitime et que, bien au contraire, il représente un « non-sens écologique, économique et social ». C’est Emmanuelle Wargon, ministre du Logement du gouvernement Macron, qui vous le dit.

En effet, l’ex-lobbyiste en chef de Danone a déclaré, lors d’un discours prononcé jeudi dernier, que « les maisons individuelles, ce rêve construit pour les Français dans les années 70, ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier, sont un non-sens écologique, économique et social. Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ».

Outre que ces propos démontrent une nouvelle fois la totale déconnexion entre les prétendues « élites » et les aspirations des Français qu’elles sont censées représenter, ils ne lassent pas d’inquiéter. Car que propose le ministre, et à travers elle le gouvernement, face à « l’aberration » que serait la maison individuelle ? La « densification des villes » et la multiplication des logements collectifs. En bref, l’entassement dans des cages à lapins en béton ! Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte « écologie », décidément mise à toutes les sauces et qui sert désormais d’argument massue pour faire taire toutes les oppositions. D’ailleurs, si Emmanuelle Wargon a tenté de légèrement rétropédaler en affirmant que ses propos avaient été « caricaturés » et « qu’il n’était pas question d’en finir avec la maison individuelle », elle a cependant pleinement assumé le fait de s’opposer aux souhaits des Français en affirmant : « Nous sommes face à une urgence climatique qui ne se négocie pas. Il n’est pas question de renoncer à loger les Français mais de le faire autrement. En respectant un principe : l’intensité heureuse. A savoir une densité d’habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux. » Derrière ce charabia technocratico-fumeux, on voit clairement poindre l’enfer écolo-concentrationnaire du HLM pour tous.

La prise de position de la fille de Lionel Stoléru et Francine Wolff a naturellement provoqué un tollé notamment chez les professionnels de la construction qui déplorent une « stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français ». Mais de ça, nous l’avons vu, le ministre se moque comme de sa première campagne en faveur des OGM et de l’huile de palme.

On notera par ailleurs, que, bien entendu, la ministre du Logement possède pour sa part une belle maison individuelle de 150 mètres carrés à Saint-Mandé, dans la chic banlieue parisienne. « L’intensité joyeuse », apparemment, c’est surtout bon pour les autres, pour les ploucs et les sans-dents.

Par décence, on s’abstiendra en outre d’évoquer le parc immobilier de nombre de ses collègues du gouvernement. Une fois encore, nos dirigeants s’inscrivent dans la grande tradition républicaine du « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », et poussent le cynisme jusqu’à faire passer l’empilage urbain pour un impératif écologique.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 octobre 2021

Vivre en Européen : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon [vidéo]

européen identité

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne lance une nouvelle vidéo : « Vivre en Européen : nature, excellence, beauté ». Face aux menaces mortelles qui pèsent sur la civilisation, les peuples et les nations d’Europe, et à l’incapacité des mouvements populistes à imposer en l’état un nouveau rapport de force politique, ce film richement illustré propose en quelques minutes un ressourcement dans la vision du monde propre aux « Vieux Européens ».

Il expose ce que les « murs porteurs » de notre civilisation peuvent apporter comme réponse concrète et stimulante aux défis du moment, autour du triptyque proposé par Dominique Venner : « La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Il constitue en cela une alternative au risque de perte de confiance et d’espoir dans l’avenir qui guette nos compatriotes : « Quand l’esprit se souvient, le peuple se maintient ! ».


Éric Zemmour – “Politique sanitaire : On a imité un régime totalitaire communiste, la Chine !” [vidéo]

Éric Zemmour

19/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Il occupe le terrain de la campagne présidentielle mais il n’est toujours pas officiellement candidat. Éric Zemmour était récemment l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, “Bercoff dans tous ses états”.

Son livre n’est pas un programme présidentiel. Il est le résultat des nombreuses rencontres effectuées par le polémiste, à l’origine de la vision de la France qu’il défend aujourd’hui.

Une vision de la France qui, à l’écouter, répond à la réalité que vivent de nombreux Français, mais qui ne fait pas que des heureux. Loin de là. Critiqué, insulté, parfois menacé, Éric Zemmour ne se démonte pas. Pour le journaliste, ses détracteurs “sont une petite minorité de gens qui, depuis des décennies, font la loi sur le dos du peuple français. Elle est furieuse car elle constate qu’il y a une partie croissante du peuple français qui entend ce que je dis et qui me suit. Ce qui provoque chez elle une éruption de boutons“.

Selon Éric Zemmour, il faut conserver la France “telle que nous l’avons connue”

J’essaie de me battre pour que nous conservions la France telle que nous l’avons connue. Mais ce n’est déjà plus le cas. On est passé dans un autre monde. Le fameux grand remplacement, considéré par nos élites, comme un fantasme, est une réalité. Dans les banlieues, il n’y a plus de Français de souche. Dans les villes épargnées par cette immigration de masse, on a déjà 20% d’immigration extra-européenne. Le mouvement est une généralisation. Moi je pense qu’il faut arrêter ce mouvement, amorcer un reflux, sinon la France ne sera plus la France à horizon 20 ans,” précise encore le polémiste sur Sud Radio.

Pour Éric Zemmour, une course poursuite s’est engagée entre la démographie et la politique. “La démographie, c’est simple. À horizon 2050, on comptera deux milliards d’Africains. Un rapport de un à quatre face à l’Europe. C’est le même rapport, mais à l’envers, de celui de 1900. Ce qui a donné la colonisation. Je ne suis pas dans les mythes. C’est le produit du rapport démographique“, estime-t-il. “Nous avons appris en France que dans les moments les plus désespérés, un Français se levait et arrêtait l’inéluctable“, lance Éric Zemmour. Une phrase qui n’est sans doute pas prononcée au hasard…


Reporters sans frontières contre les fake news et pour la censure

RSF censure

Créer un « Giec » anti-fake news… C’est la nouvelle lubie de l’ONG Reporters sans frontières et d’un petit groupe d’États. L’association fondée en 1985 à l’initiative de Robert Ménard, Emilien Jubineau, Jacques Molénat et Rémy Loury s’éloigne ainsi de plus en plus de son objet historique : défendre la liberté de la presse et les journalistes pour finalement devenir le porte-flingue d’une vision peu pluraliste de l’information.

Une structure pour « informer » sur l’information

En prenant modèle sur le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, RSF entend publier des rapports et des recommandations aux États sur les questions ayant trait à la liberté d’opinion et d’expression. Le but est de sensibiliser les États dans la lutte contre la diffusion de fausses informations (fake news) et de « nourrir la réflexion des élus du monde entier » avec, à la clef, un sommet tous les deux ans. Pour mettre en musique ces agapes internationales, un organisme international de veille pour lutter contre l’information pourrait voir le jour. Son objectif sera double : faire vivre l’ONG en lui donnant une caisse de résonance tous les deux ans et tenter d’influencer les « élus du monde entier » dans la manière d’appréhender l’information. Qu’on se rassure, le monde entier se résume pour le moment à quelques dizaines d’États, 43 en tout (les États-Unis, la Chine et la Russie ayant refusé).

Un sommet new yorkais sur l’information et la démocratie.

Le 24 septembre 2021, RSF participait ainsi au Sommet ministériel pour l’information et la démocratie lors duquel le ministre des Affaires étrangère français Jean-Yves le Drian et l’ONG ont réuni, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les États membres du Partenariat pour l’information et la démocratie.

Lors de cette rencontre, les parties prenantes, étatiques et « organisations indépendantes de la société civile » ont fait un constat conjoint de « manipulations de l’information partout dans le monde ». Un constat étoffé d’une critique des réseaux sociaux, réseaux qui portent certes régulièrement le débat au niveau du caniveau mais qui constituent surtout un lieu de liberté d’expression qui dérange certaines élites médiatiques et politiques établies. Les travaux présentés par la diplomatie française sont d’ailleurs assez inquiétants car il est question notamment de « régulation des contenus » pour lutter contre « fléau des infodémies ». RSF s’inscrit parfaitement dans cette démarche puisque l’ONG avait fondé en mars 2020 « l’observatoire 19 » traitant du Covid-19 et de l’information avec un prisme souvent très antichinois.

Coup médiatique pour ONG à la dérive

Très remuante dans la nouvelle croisade des démocraties occidentales contre la désinformation, RSF tente de se redonner un vernis institutionnel alors que l’association a souvent été mise sous le feu des projecteurs pour des sujets étrangers à ses statuts. Ainsi l’actuel secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, serait à l’origine selon le Canard Enchaîné d’un management brutal et ayant entraîné des départs et licenciements mais aussi un mal-être chez les salariés. Pour une association qui fait de la dénonciation des chefs d’États considérés comme dictateurs son cheval de bataille, de tels comportements peuvent étonner. L’association a d’ailleurs eu du mal à s’affirmer depuis le début du quinquennat Macron et son long silence face à la loi sécurité globale et son article 24 (sur la diffusion « malveillante » d’image de forces de police) lui a valu de sérieuses remontrances.

Pour lire la suite, c’est ici !

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Propagande LGBT – Malgré les menaces de Clément Beaune, Viktor Orbán ne lâchera rien !

« Il y a une loi homophobe très grave qui a été votée en Hongrie à la mi-juin. Sur ce sujet, il peut, il doit y avoir des sanctions juridiques, voire financières » : c’est sur ces paroles que notre secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, s’est envolé, mardi, pour rencontrer son homologue hongrois. Et, accessoirement, apporter son soutien aux associations LGBT hongroises. Sur place, Le Parisien rapporte le témoignage de cinq militants qui décrivent « des brimades homophobes croissantes depuis la loi ». Pas franchement de quoi se bousculer autour de Clément Beaune, cet habitué des voyages dans les pays anti-LGBT. En mars, déjà, c’était la Pologne (ces zones interdites aux LGBT, qui se sont révélées un fantasme) ; cette semaine, cap sur la Hongrie ! Belle occasion, pour le secrétaire d’État, de se payer un coup de projecteur médiatique alors qu’il ne fait que prendre le train « en marche » de la Commission européenne en guerre contre Viktor Orbán depuis 2015. Époque où la Hongrie est le premier pays à se rebeller en refusant les quotas de migrants imposés par Bruxelles.

Cette fois-ci, c’est un amendement de protection des mineurs adopté en juin par le Parlement hongrois en annexe à une loi renforçant les sanctions contre les pédocriminels qui ouvre les hostilités. Les Français, conscients de l’entrisme des associations LGBT à l’école agréées par l’Éducation nationale que vient couronner la dernière circulaire Blanquer, pourraient bien devenir jaloux…

Car en Hongrie, c’est un peu différent de chez nous : la quasi-totalité des députés (à une voix contre) ont décidé de soustraire les enfants à la propagande LGBT. Et ceci, en totale conformité avec la Constitution qui sacralise le mariage comme étant l’union exclusive d’un homme et d’une femme et fait obligation à l’État de « défendre l’auto-identité des enfants concernant leur genre à la naissance et assure leur éducation sur la base de valeurs chrétiennes ».

Une vision anthropologique aux antipodes de celle des dirigeants de l’Union européenne. Lors de la crise des migrants, en 2015, la Hongrie a tracé son chemin et refusé le remplacement de son peuple pour privilégier la relance de sa natalité et le soutien aux familles. En 2010, le pays affichait un taux de natalité catastrophique (1,2 enfant par femme). Dix ans après, les efforts commencent à payer : le nombre de mariages a augmenté de 45 % et le taux de natalité est passé à 1,55.

La Hongrie n’est pas isolée. S’unir pour résister et construire : c’était le but de ce 4e Sommet démographique mondial organisé à Budapest, fin septembre. Avec la participation de responsables politique polonais, tchèques, slovènes, et aussi Mike Pence, l’ancien vice-président de Donald Trump pour les États-Unis, Marion Maréchal et Éric Zemmour pour la France.

Le combat est rude. La Pologne ne le sait que trop. La Hongrie sous la menace exorbitante de ne pas avoir droit aux 7 milliards que doit lui verser la Commission européenne. Mais Viktor Orbán est taillé pour résister. Il fera entendre la voix de son peuple en organisant un référendum en février 2022 sur le sujet de la protection des mineurs. Comme il l’avait déjà fait en 2016 sur le sujet de l’accueil des migrants. Une force pour pouvoir clamer à la face de toute l’Europe : « Nos mesures sont en harmonie avec la volonté des Hongrois. »

Il fut un temps où l’Union européenne s’occupait du calibrage des cages à poules pondeuses, du bisphénol dans les biberons et des jouets pour les porcelets. Une époque révolue : nous avons accouché d’un monstre. Mais les pays de l’ancien bloc communiste ont une avance sur nous. Comme le disait Viktor Orbán au sommet en question : « Nous connaissons la nature des réflexions marxistes, nous sommes vaccinés contre le virus woke. Notre histoire nous défend de la gauche culturelle. » À la tribune, il affichait une détermination sans faille : « Nous allons continuer la lutte contre Bruxelles : on sait exactement ce qu’on a à faire ! »

Courage, la Hongrie !

Sabine de Villeroché

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un président en campagne ? Macron sort le carnet de chèques

macron

Pour le chef de l’Etat, la campagne présidentielle semble déjà engagée. Mardi dernier, dans la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron annoncé 30 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du plan « France 2030 ». Officiellement, il s’agit de garantir la compétitivité industrielle du pays et de développer les technologies dites d’avenir. Pendant deux heures, le président a présenté son programme, notamment destiné à « faire émerger les champions de demain ». D’où cette injonction volontariste : « Mieux produire, mieux vivre, mieux comprendre le monde. » Les soutiens d’Emmanuel Macron ont distillé les éléments de langage du maître à commencer par celui qui ne veut pas opposer l’industrie classique à la « start-up nation ».

Ce sont donc des sommes généreuses que le locataire élyséen met sur la table : 8 milliards pour l’énergie, 4 milliards pour les nouveaux moyens de transport, 2 milliards pour l’agriculture, 3 milliards pour la santé et 6 milliards pour la production électronique. Les esprits chagrins notent la multiplication des « cadeaux » financiers dont le risque est de creuser la dette. Car l’argent public, c’est toujours celui du contribuable… Depuis le Covid, on peut énumérer ces mesures : plan de relance de 100 milliards d’euros, investissements pour Marseille ou aide aux ménages bénéficiant du chèque énergie.

Des annonces critiquées

Si le montant de 30 milliards d’euros est considérable, le budget 2022, qui doit être discuté dans les semaines à venir à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, ne prévoit que 3 à 4 milliards pour le plan « France 2030 ». Autrement dit, les sommes mises sur le tapis ne seront pas pour tout de suite… Les opposants à Macron mettent en cause les annonces présidentielles, dénonçant une campagne électorale qui ne veut pas dire son nom. Ainsi, Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter le « quoi qu’il en coûte, je veux être réélu ! ». La candidate du RN estime par ailleurs que les promesses de Macron « n’engagent que son successeur ». Pour Daniel Fasquelle, maire du Touquet et trésorier du parti Les Républicains, il ne s’agit que de « dépenses électoralistes supplémentaires ». D’autres dénoncent des « limites » en matière d’écologie, à l’instar du député Matthieu Orphelin, ex-LREM et soutien de Yannick Jadot, candidat des Verts à la présidentielle. Mais du côté macroniste, on salue l’action du président. Ainsi, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnell, a rappelé que « le président a promis de réformer jusqu’au dernier quart d’heure ».

D’autres élus du groupe parlementaire majoritaire se veulent plus consensuels dans les objectifs. Pour Roland Lescure, député des Français de l’étranger, « il faut mettre le pays sur les bons rails pour répondre au défi de la transition écologique, se projeter vers une France décarbonée, industrielle et moderne » tout en reconnaissant que « le Covid-19 a permis de nous réinterroger, notamment sur la nécessité de réindustrialiser pour garder notre souveraineté ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2021

17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Une tribune de Bernard Lugan, publiée le 12 octobre dernier, et qui permet de rappeler certaines vérités historiques sur le “Massacre du 17 octobre 1961”.


Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu…

Sur ce blog, ayant périodiquement à la même date déconstruit l’histoire officielle de ce prétendu « massacre », je me contenterai de renvoyer au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre « Algérie l’Histoire à l’endroit » en ajoutant ici quelques éléments essentiels à la compréhension du montage culpabilisateur qui nous est imposé :

1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.

2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.

3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.

4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Or, cette version des évènements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation comme nous le verrons plus loin !!!

Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961[1].

Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet évènement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport.

Quel est donc l’état des connaissances aujourd’hui ?

– Le 17 octobre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.

– Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant « massacre » faisant des dizaines, voire des centaines de morts algériens, ni les hôpitaux parisiens, ni l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la terminologie de l’époque). Ce qui ne veut naturellement pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.

– A Puteaux, donc loin du périmètre de la manifestation, deux morts furent néanmoins relevés, or ils étaient étrangers à la manifestation. L’un d’entre eux deux, Abdelkader Déroues avait été tué par balle, quand le second, Lamara Achenoune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.

– Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!

Conclusion : le seul mort algérien de la manifestation est donc un Français métropolitain…

Certes, postulent les accusateurs de la France, mais les cadavres des Algériens « massacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Institut Médico-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.

Cette affirmation est également fausse. En effet, l’Annexe III du « Rapport Mandelkern » donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.
Sur ce nombre de 41 morts, 25, soit 13 corps identifiés et 12 corps non identifiés sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.

Pour lire la suite, c’est ici !

Immigration : comment expulser tous les étrangers en situation irrégulière ?

expulsion immigration

Après un premier article consacré à la règle du non-refoulement et à son application dans différents pays européens puis un deuxième article sur les nombreuses carences de l’espace Schengen, c’est aux expulsions des étrangers en situation irrégulière que ce troisième article sur l’immigration en France est consacré aujourd’hui.
Si le futur président de la République trouvera dans ce domaine-là, comme dans tant d’autres, une situation catastrophique, il disposera de leviers pour y remédier, si tant est qu’il veuille rompre avec l’inertie imposée par le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé dans notre pays.

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde…

La France est un pays particulièrement attractif pour les étrangers en situation irrégulière. Nos gouvernants semblent tout faire pour qu’il devienne le réceptacle de la misère du monde. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins, détaillés notamment dans un article publié en juin 2020 sur le site de Polémia, en témoignent (1). Cette bienveillance a une traduction concrète tant dans le nombre de clandestins qui viennent en France que dans le nombre de ceux présents sur le territoire national.

Face à ce phénomène, la poussée du vote dit populiste, qui témoigne du rejet croissant de l’immigration, inquiète jusqu’à la Commission européenne. La commissaire européenne aux affaires intérieures enjoignait ainsi en novembre 2020 au gouvernement français d’accroître son effort pour expulser davantage de clandestins présents sur le territoire (2). C’est dans ce contexte que le gouvernement français, piteusement pointé du doigt, vient d’annoncer une réduction du nombre de visas délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb. Ce levier pour contraindre les autorités de ces pays à accepter le retour forcé de leurs ressortissants n’est pourtant que l’un, parmi de nombreux autres, pouvant être utilisés pour tendre vers l’expulsion effective de tous les clandestins présents sur le territoire. Un objectif qu’une grande majorité de Français souhaitent voir atteint le plus rapidement possible.

Comme nous allons le voir, les autorités françaises sont loin de s’appuyer sur toutes les bonnes pratiques de nombre de nos voisins européens, qui sont beaucoup plus efficaces en la matière.

1/ Le diagnostic

La France est un pays très attractif pour les étrangers en situation irrégulière

Plusieurs indicateurs témoignent de l’attractivité de la France pour les clandestins.

– Le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’État a plus que doublé en 15 ans pour atteindre 368 890 en 2020 (3). En dépit des dizaines de milliers de régularisations effectuées chaque année, le nombre de bénéficiaires de l’AME croît de 1 000 par mois, sans compter les autres dispositifs médicaux dont bénéficient les clandestins (4).
– Alors qu’il n’y avait que 20 000 demandes d’asile effectuées en France en 1994, elles étaient plus de 154 600 en 2019 (5) (6). La France est devenue cette année-là le 2e pays en Europe à recevoir le plus de demandes d’asile. Si notre pays accorde de façon assez restrictive le bénéfice de la protection internationale (24,7 %, alors que la moyenne européenne est de 38 %), seule une infime proportion des étrangers en situation irrégulière – ce qui est le statut commun des déboutés de l’asile qui se maintiennent sur le territoire – est expulsée. Il est désormais connu bien au-delà des frontières nationales que les clandestins présents en France, après s’y être introduits notamment en faisant une demande d’asile, ont une très faible probabilité d’être forcés à retourner dans leurs pays.

Outre les déboutés de la demande d’asile qui ne repartent pas dans leurs pays, l’importance du nombre de clandestins extra-européens présents en France a d’autres explications :

– la porosité des frontières nationales ;
– le nombre important d’étrangers qui ne repartent pas dans leurs pays à l’expiration de leurs titres de séjour.

Des sorties du territoire de personnes en situation irrégulière qui stagnent

Alors que les chiffres de l’immigration montrent que de plus en plus d’extra-Européens s’installent légalement ou clandestinement en France (7), le nombre de personnes en situation irrégulière sortant du territoire n’augmente pas en proportion, loin de là.

Pour lire la suite, c’est ici !